D'un côté, l'avocat de la ville de Besançon qui porte cet arrêté. Pour le justifier, il a transmis aux juges du tribunal administratif de Besançon les plaintes de riverains et de commerçants du centre-ville.
Jean-Louis Fousseret, le maire LREM de Besançon, se défend d'être dans le "tout sanction" mais dit vouloir agir pour le bien de sa ville et de ses habitants. Il se déclare serein quant à la décision de la justice.
Mais la polémique enfle depuis la mi-août et les élus PC et EELV de la majorité plurielle du maire ont demandé depuis le retrait de cet arrêté, notamment après la manifestation du 18 août qui a rassemblé 200 personnes dans les rues du centre-ville.
Ce lundi après-midi, ils étaient une quarantaine pour soutenir le recours déposé par la ligue des droits de l'homme et par un militant associatif représenté par l'avocat marseillais Olivier Le Mailloux. Ce dernier parle d'un arrêté détestable et de chasse aux pauvres. "Même la misère est bâillonnée et est sanctionnée de… 38 euros par infraction. Je souhaite à ces gens qui ont pris cette décision de ne jamais être à la rue, ils ne pourraient même pas quémander la moindre aumône et le moindre secours." s'exprimait-il sur sa page Facebook.
Et vous, que pensez-vous de l'arrêté anti-mendicité ?
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