Coronavirus : l'épidémie reste "intense" en Bourgogne Franche-Comté

Publié le 16/04/2020 - 18:56
Mis à jour le 16/04/2020 - 18:58

Avec 1 370 cas de covid-19 hospitalisés, dont 279 en réanimation, 607 décès à l’hôpital et 1 659 retours à domicile enregistrés, l’épidémie reste intense en Bourgogne Franche-Comté, où la montée en charge des tests de dépistage s’organise, dans la perspective de la sortie du confinement, selon un communiqué de l’ARS ce jeudi 16 avril.

 © D. Poirier
© D. Poirier

Le point sanitaire du 16 avril 2020 par l'ARS Bourgogne Franche-Comté :

  • 1.370 patients hospitalisés (1.341 mercredi)
  • 607 décès en hôpital ou établissement de santé (581 mercredi) + 279 décès (chiffres de samedi) en établissements médico-sociaux.
  • 279 patients en réanimation (274 mercredi)
  • 1.659 personnes sorties d’hospitalisation (1.594 mercredi)

Les tests : où en est-on en Bourgogne Franche-Comté ?

Tester, à compter de la sortie du confinement, toute personne présentant des symptômes du coronavirus, pour identifier et isoler les malades : l’ARS Bourgogne-Franche-Comté se dit "pleinement engagée pour atteindre cet objectif" fixé par le président de la République.
La stratégie de tests repose actuellement sur les tests diagnostiques virologiques dits "PCR", qui détectent si la personne est porteuse du virus au moment où ils sont pratiqués. Des tests sérologiques fiables, permettant pour leur part d’établir si la personne a rencontré le virus et est immunisée, ne sont pas encore disponibles.

"Jusqu’alors, les tests pratiqués visaient les malades graves hospitalisés, pour les prendre en charge dans les bons services, les personnels soignants présentant des symptômes, en vue de les isoler des patients, les 3 premiers résidents symptomatiques des établissements médico- sociaux, ainsi que les patients fragiles, malades chroniques, femmes enceintes, pour surveiller leur évolution", explique l'ARS.

Dans les structures médico-sociales et les EHPAD en particulier, la stratégie de tests est désormais élargie :

  • à tout le personnel soignant, même sans symptôme, là où le virus fait son apparition chez les soignants,
  • et seulement s’il est possible d’aménager des unités dédiées aux seuls malades, à tous les résidents dans les établissements dans lesquels de premiers cas ont été confirmés.

Augmenter la capacité de tests

Pour atteindre les objectifs nationaux au terme du confinement, la capacité de tests doit augmenter en s’appuyant sur :
- tous les centres hospitaliers de la région,
- tous les laboratoires de biologie médicale privés,
- tous les laboratoires qui ne pratiquent pas la biologie humaine d’habitude (laboratoires de recherche, vétérinaires et départementaux) mais sont prêts à mettre leur capacité de test à disposition d’un laboratoire de biologie médicale public ou privé.

Cette montée en charge repose aussi sur le déploiement de capacités de tests à haut débit pour renforcer les laboratoires existants.

Dans le secteur médico-social, près de 65 établissements, en très grande majorité des EHPAD, ont d’ores et déjà été identifiés comme prioritaires en accord avec les préfectures et les conseils départementaux, ont engagé le processus de dépistage des soignants et/ou des résidents.

A ce stade, en moins de trois semaines, plus de 3 600 tests ont été réalisés dans les établissements médico-sociaux de Bourgogne-Franche-Comté.

(Communiqué)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

CHU Besançon Franche-Comté : une nouvelle identité et l’ouverture d’un service pour désengorger les urgences

À l’occasion de la présentation de ses voeux, la direction de l’hôpital Minjoz de Besançon a dévoilé ce 28 janvier 2026 sa nouvelle identité ainsi que l’ouverture d’un service de médecine polyvalente dès le 2 février ayant pour objectif de désengorger les urgences.

À Besançon, les syndicats du CHU présentent leurs “contre-vœux”…

VIDEO • Quelques heures avant la présentation des vœux officiels de la direction du CHU de Besançon ce 28 janvier 2026 à 18h00, l’intersyndicale FO, SUD, CGT de l’hôpital a souhaité présenter ses "contre-vœux" en début d'après-midi pour dénoncer "la nouvelle gestion du temps de travail" au sein de la structure.

Un appel à témoignages auprès de personnes actives atteintes de SEP ou de Parkinson

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne–Franche-Comté (ORS BFC) lance, ce mois de janvier 2026, un appel à participation dans le cadre d’un projet de recherche consacré aux maladies neuro-évolutives et au travail. Intitulé Heritafe, le projet s’intéresse aux parcours professionnels de personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) ou de maladie de Parkinson.

Du changement à la direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté

Trois mois tout pile après la nomination de Lucie Ligier à la direction de la santé publique, du changement est déjà signalé dans l’équipe de direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté, a-t-on appris ce mercredi 21 janvier 2026 par voie de communiqué de presse. Depuis le 2 janvier 2026, madame Ligier a finalement été nommée directrice générale adjointe et c’est Eric Lalaurie, auparavant responsable du département prévention santé-environnement, qui lui succèdera à la tête de la direction de la santé publique dès le 1er février 2026. 

CHU : des espaces d’accueil “plus humain” inaugurés en néonatalogie et réanimation infantile

Nés d’un constat fait durant la période Covid, deux espaces d’accueil ont été pensés par les équipes du CHU de Besançon pour améliorer le confort des familles d’enfants hospitalisés en réanimation infantile et en néonatalogie. Ils ont été inaugurés ce mardi 20 janvier 2026. 

Une “tournée des métiers du soin” pour sensibiliser au métier d’aide soignant en Bourgogne-Franche-Comté

La Région Bourgogne-Franche-Comté organise, pour la 3e année consécutive, la "tournée des métiers du soin", ciblant prioritairement les lycéens, pour leur faire découvrir l’intérêt et les besoins croissants du secteur de la santé. Les journées de sensibilisation se dérouleront du 19 janvier au 30 mars 2026 dans différentes villes de la région.

La vaccination contre les papillomavirus humains et méningites en collège : une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier

Les parents de collégiens de Bourgogne-Franche-Comté bénéficiaires de la campagne de vaccination contre les papillomavirus humains et les méningites peuvent déposer leurs autorisations sur une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier 2026.

L’anti-stress avec Anne Sallé : Quand on ne sait plus ce qu’on ressent…

"Ça va." On le dit souvent sans y penser, comme on répondrait à une formalité. Pourtant, derrière ce “ça va”, beaucoup d’entre nous composent avec une fatigue persistante, une agitation intérieure ou une impression de fonctionner en pilote automatique. La nouvelle année n’y change rien, ni nos bonnes résolutions. Les journées s’enchaînent, bien remplies. On gère le travail, la famille, les obligations. Mais quand il s’agit de dire ce que l’on ressent vraiment, les mots manquent. Comme si le lien avec soi s’était peu à peu distendu.

Biothérapies : la Bourgogne-Franche-Comté et le Québec unissent leurs forces pour accélérer l’innovation

Depuis plusieurs mois, une initiative vise à structurer des liens durables entre les acteurs des biothérapies de Bourgogne-Franche-Comté et leurs homologues québécois, a-t-on appris ce mercredi 14 janvier. Deux écosystèmes aux spécificités distinctes mais complémentaires, unis par des enjeux et une ambition partagés : accélérer l’émergence, le développement et la production de médicaments innovants.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.42
couvert
le 01/02 à 06h00
Vent
1.52 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
93 %