Couvre-feu à 18 heures : "une ineptie" pour Alain Joyandet

Publié le 06/01/2021 - 11:21
Mis à jour le 06/01/2021 - 11:21

Alain Joyandet, sénateur de la Haute-Saône, a tenu à s’exprimer ce 5 janvier 2021 à moins de 24h00 des prochaines annonces gouvernementales.

Alain Joyandet ©Alexane Alfaro ©
Alain Joyandet ©Alexane Alfaro ©

Pour rappel, Jean Castex, le Premier ministre doit tenir une conférence de presse ce jeudi 7 janvier. Il s’exprimera sur l’évolution des mesures suite à la crise sanitaire.

S'en est trop pour le sénateur Les Républicains qui explique ne jamais avoir formulé publiquement de critique concernant la gestion de la pandémie par le chef de l'État. Il en est désormais tout autre depuis l'annonce du couvre-feu avancé.

Selon lui, l'instauration d'un couvre-feu à 18 heures est particulièrement "représentative des choix stratégiques absurdes", voire "contre-productifs", pour endiguer le nombre de contaminations, pour plusieurs raisons :

  • "En réduisant les plages horaires de tous les lieux qui accueillent et reçoivent du public, cette décision va augmenter - en nombre de personnes - la densité des flux"
  • "Le couvre-feu avancé va fragiliser davantage tous les professionnels indépendants qui se trouvent déjà en grandes difficultés économiques, tels que les commerçants et a fortiori les restaurateurs, lesquels tentaient de s'en sortir en proposant des plats à emporter pour le dîner". 

Enfin, d'un point de vue plus opérationnel, Alain Joyandet  ne comprend pas comment les départements concernés par le couvre-feu à 18 heures ont été identifiés.

"Comment se fait-il que quasiment tous les départements de la Bourgogne-France-Comté soient soumis à cette mesure et que le département de la Côte d'Or n'y soit pas, alors qu'il est le plus peuplé et urbanisé avec l'agglomération de Dijon, et qu'un département limitrophe et essentiellement rural comme la Haute-Saône y soit", indique le sénateur tout en soulignant l'importance de l'accélération et la massification de la vaccination des Français.

"Manifestement, le compte n'est y pas et les artifices de la communication gouvernementale - avec, entre autres, le tirage au sort de 35 citoyens - ne suffiront pas à le cacher", conclut-il.

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