Faux tracts électoraux à Belfort : le procès d'un député LR renvoyé

Publié le 27/06/2019 - 08:40
Mis à jour le 27/06/2019 - 10:45

Le procès du député LR du Territoire-de-Belfort Ian Boucard, poursuivi en correctionnelle à Besançon pour de faux tracts lors des législatives de 2017, a été renvoyé mercredi après le dépôt par sa défense d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

Ian Boucard, député LR de la 1re circonscription du Territoire-de-Belfort ©
Ian Boucard, député LR de la 1re circonscription du Territoire-de-Belfort ©

M. Boucard, 30 ans, devait être jugé pour "détournement de suffrages d'électeurs par manoeuvre frauduleuse" après la distribution, entre les deux tours des législatives de juin 2017, de 25.000 tracts, faussement imputés au Front national (devenu depuis Rassemblement National) et à La France Insoumise, et qui appelaient à voter contre son adversaire Christophe Grudler (MoDem-LREM).

M. Boucard l'avait emporté de justesse (50,75% des voix), mais l'élection avait été contestée par M. Grudler. Le Conseil constitutionnel l'avait invalidée en décembre 2017 mais M. Boucard avait remporté la législative partielle face à M. Grudler début 2018.

Déposée par Me Philippe Blanchetier, conseil de M. Boucard, la QPC va être transmise par le tribunal de Besançon à la Cour de cassation qui dispose de trois mois pour examiner sa recevabilité et éventuellement la transmettre au Conseil constitutionnel.

Elle pose la question de savoir si un élu peut être jugé en correctionnelle pour "manoeuvre frauduleuse" lorsque qu'il a déjà été jugé par le Conseil constitutionnel pour ces faits et si cela ne porte pas atteinte au principe en vertu duquel on ne peut pas être jugé deux fois pour les mêmes faits.

"Vous ne pouvez pas déférer (en correctionnelle) du chef de manoeuvre frauduleuse des faits examinés par une juridiction (...) qui a sanctionné déjà M. Boucard", a indiqué  Me Blanchetier, qui insiste sur le fait que, lorsqu'il a annulé l'élection fin 2017, "le Conseil constitutionnel n'a pas conféré un caractère frauduleux" aux tracts de M. Boucard.

Le Conseil constitutionnel aurait aussi pu prononcer son inéligibilité mais "il ne l'a pas fait", ce qui signifie "à mon sens" qu'il n'a pas voulu "laisser cette faculté au juge correctionnel", a-t-il estimé.

Le tribunal de Besançon, où l'affaire avait été dépaysée, est au contraire tout à fait fondé à juger M. Boucard, a rétorqué l'avocat de M. Grudler, Me Randall Schwerdorffer, pour qui il convient de "sanctionner le comportement délictueux d'un élu de la République".

  • Une nouvelle audience est prévue le 4 octobre 2019 devant le tribunal correctionnel de Besançon, uniquement pour faire le point sur l'état de la procédure.

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.1
légère pluie
le 25/03 à 15h00
Vent
6.89 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
79 %