Féminicide: 25 ans de réclusion pour avoir "mis à mort" sa compagne

Publié le 26/06/2024 - 08:00
Mis à jour le 26/06/2024 - 08:48

Un homme de 36 ans a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle mardi 25 juin 2024 à Besançon pour avoir "mis à mort" sa compagne, victime de 18 coups de couteau, dans un déferlement de violence en 2022.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

''Une véritable mise à mort''

La cour d'assises du Doubs a reconnu Jamal Hara coupable à la fois de meurtre sur conjoint et de violences habituelles sur conjoint. "Au-delà d'un crime conjugal, c'était une véritable mise à mort": la procureure Christine De Curraize, dont les réquisitions ont été suivies par les jurés, a fustigé l'attitude de cet homme "violent" qui aimait contrôler.

Pour la défense, Catherine Bresson a contesté les "violences régulières", soulignant le "fonctionnement toxique" du couple. "Ils étaient jaloux l'un et l'autre. Il ne se déresponsabilisait pas (...) et il a supporté beaucoup de choses, comme le fait qu'elle aille voir ailleurs et qu'elle lui dise souvent de partir", a-t-elle plaidé.

Rappel des faits

Le 17 janvier 2022 vers 19h00, Céline Jardon, 21 ans, est découverte par une amie, gisant dans le salon de son appartement du centre de Besançon. Son compagnon est retrouvé dans la foulée par les policiers, errant hagard dans la rue.

En garde à vue, il évoque "une dispute", une "bagarre", avant de se murer dans le silence. Pendant les trois jours de procès, l'homme à la carrure imposante de près de 2 mètres pour 120 kg n'a expliqué ni le déroulement ni le mobile du crime, affirmant ne plus se souvenir des faits.

"L'acte a été tellement violent que la lame s'est cassée dans son dos"

Une amnésie opportune, selon l'avocat des parties civiles, Randall Schwerdorffer, "qui lui permet de ne pas dire ce qui s'est passé, et notamment la cause de la dispute". "Ce soir-là, Céline devait sortir avec une amie et elle était plutôt dans l'état d'esprit de se séparer de lui", ajoute le conseil, soulignant la "possessivité" de l'accusé.

D'après l'autopsie, la jeune femme de 1,55 mètre pour une quarantaine de kilos a été victime de 18 coups de couteau, dont 16 dans des zones vitales. Plusieurs lui ont été portés au cou et dans le dos, alors qu'elle était allongée sur le ventre. Des traces de coups au visage, ainsi que des lésions de défense ont également été relevées.

"L'acte a été tellement violent que la lame s'est cassée dans son dos", selon Me Schwerdorffer, qui a dénoncé un "acharnement".

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.12
partiellement nuageux
le 30/01 à 06h00
Vent
1.2 m/s
Pression
999 hPa
Humidité
95 %