Habemus Bastard, la BD pas très catholique d’un curé en cavale dans le Jura

Publié le 05/06/2024 - 08:28
Mis à jour le 05/06/2024 - 08:28

L’auteur bisontin Jacky Schwartzmann a récemment collaboré avec l’auteur, scénariste et illustrateur Sylvain Vallée pour sortir une nouvelle bande dessinée intitulée Habemus Bastard. En librairie depuis le 3 mai 2024, celle-ci raconte l’histoire d’un homme de main qui n’a rien trouvé de mieux qu’une soutane pour passer incognito et se cacher des hommes qui veulent lui faire la peau. Dans ce premier tome, la plume de Schwartzmann et la palette de Vallée s’associent pour délivrer la bonne parole et partager l’écriture de ce polar aussi original que drôle. 

Dans son dernier roman Shit!, on suivait les aventures d’un prof de CPE reconverti en dealer de shit dans le quartier de Planoise à Besançon. Cette fois-ci Jacky Schwartzmann change de forme et de lieu pour nous conter l’histoire de Lucien, un homme de main fraîchement débarqué à Saint-Claude dans le Jura après avoir enfilé une soutane en guise de gilet pare-balles et pris l’identité du père Philippe. 

Pour autant, difficile pour Lucien de perdre ses habitudes et de réussir à se fondre dans le moule d’une vie tranquille et bien rangée dans la petite commune jurassienne. Avec son flingue sous ses habits ecclésiastiques et son franc-parler, le père Philippe détonne, d’après lui, Dieu serait noir. Un "curé moderne", comme le qualifie l’un des paroissiens, mais surtout pas très orthodoxe et qui a fait voeu de cavale.

Un curé armé et prêt à tout

Une fois encore, Jacky Schwartzmann, originaire du Jura, utilise pour cadre de son histoire une région qu’il connaît bien et confère ainsi une vraie crédibilité à son récit. "C’est une ville qui me fait penser à Fargo, le film des frères Cohen. Il fait froid, il y a beaucoup de neige, la ville n’est ni belle ni moche… Elle se prête bien à cette sorte de western urbain" résume l’auteur. 

Le lieu comme l’histoire a également su séduire le co-scénariste Sylvain Vallée : "Avec un curé armé et prêt à tout pour sauver sa peau, mais qui n’a de curé que la soutane, on s’ouvrait un champ amusant de possibilités…" Ses illustrations viennent en plus apporter une touche de réalisme qui plonge le lecteur dans l’ambiance hivernale de ce petit village jurassien encaissé dans sa vallée auquel "Sylvain a su donner une dimension esthétique, avec les gouttes de sang dans la neige qui accrochent le regard" confirme Schwartzmann. 

© Élodie R.

Alors son personnage, Lucien, arrivera-t-il à suivre le droit chemin et ne pas éveiller les soupçons de ses paroissiens avec ses sermons de dix petites minutes ? Pas sûr, d’autant que si son extravagance lui permet de remplir les bancs de l’église, elle pourrait également lui compliquer son séjour incognito dans le Jura…

Le Tome 2 intitulé, Un coeur sous une soutane, paraîtra en octobre 2024. 

Habemus Bastard

  • Disponible depuis le 3 mai 2024
  • 88 pages
  • 19€99
  • Résumé : Un homme de main n'a pas droit à l'erreur. Lucien le sait, son patron ne lui pardonnera pas. Il aurait pu faire n'importe quoi pour sauver sa peau : prendre un avion pour l'étranger et tenter de se faire oublier, s'engager dans la Légion ou même changer de tête. Mais il a trouvé mieux : une soutane. Sylvain Vallée (Il était une fois en France, Katanga, Tananarive) et Jacky Schwartzmann (Demain c'est loin, Kasso, Shit!) associent leurs talents pour ce polar décapant, drôle et délicieusement iconoclaste.

©

Culture

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Ce week-end, les Absinthiades ont mis Pontarlier au vert…

PALMARÈS DES MEILLEURES ABSINTHES • Les 3 et 4 octobre 2026, Pontarlier a une nouvelle fois vécu au rythme de la fée verte. Pendant deux jours, les Absinthiades ont réuni professionnels, amateurs, passionnés et curieux autour d’un même emblème : l’absinthe. Un rendez-vous devenu incontournable, où la découverte se mêle à la convivialité et où, le temps d’un week-end, la célèbre boisson est véritablement reine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.66C°
légère pluie
le 17/10 à 08h00
Vent
2.93 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
93 %

Sondage