"Journée sans sage-femme" pour la journée internationale de la sage-femme

Publié le 05/05/2021 - 17:56
Mis à jour le 05/05/2021 - 17:40

Ce mercredi 5 mai, journée internationale de la sage-femme, une grève de la profession s’est déroulée à Paris, action soutenue en Bourgogne Franche-Comté pour dénoncer le mal être de cette profession « dans un état de lassitude » selon l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes.

 © hozsona/Pixabay
© hozsona/Pixabay

Tribune

"La crise sanitaire que nous vivons actuellement a révélé un mal être de tout le corps soignant qui n’a pas épargné les services de maternité.

Les sages-femmes sont dans un état de lassitude depuis plusieurs années déjà et qui s’amplifie depuis quelques mois. Par manque de considération de la part de nos instances, mais aussi par manque de connaissance de notre profession par les autres professionnels de santé.

Le Code de la Santé publique nous classe, au même titre que les médecins et les odontologistes, comme profession médicale. Notre formation est l’une des meilleures d’Europe et pourtant la reconnaissance salariale n’est pas au rendez vous et notre statut hybride de sage-femme des Hôpitaux n’est plus acceptable (formation continue insuffisante, gestion désorganisée en DAM et DS).

C’est pourquoi nous demandons une modification de notre statut et une sortie de la Fonction Publique Hospitalière ce qui impliquerait ipso facto une revalorisation statutaire tant attendue pour une meilleure cohérence de nos carrières et une conformité déontologique.

Notre formation nous permet d’être les spécialistes et garantes de la physiologie génésique des femmes, à l’instar de l’odontologiste qui est spécialiste dans son domaine bucco-dentaire. Pouvant exercer notre art en toute autonomie, nous savons passer la main et travailler avec les autres spécialistes quand un besoin de prise en charge multidisciplinaire se fait sentir. Nos professions sont tout simplement complémentaires et ne sont en rien concurrentes l’une envers l’autre.

Nous ne pouvons passer sous silence l’obsolescence des décrets de périnatalité de 1998 qui n’ont pas su évoluer avec les mutations sociétales : les femmes demandent une prise en charge totalement différente des années 90, elles souhaitent moins de médicalisation et plus de sécurité affective sans transiger sur la sécurité médicale, bien entendu. Ces femmes, nous, nous tous, nous souhaitons tendre vers un « one to one care » pour accompagner ces femmes, ces couples le plus humainement possible. Notre métier est en constante mutation.

De plus en plus de compétences nous sont attribuées, que ce soit dans le domaine du suivi gynécologique ou dans celui des IVG médicamenteuses et bientôt chirurgicales pour pallier le manque de praticiens pratiquant cet acte.

Pourtant aucune revalorisation salariale n’a suivi, engendrant actuellement un déclin de l’attractivité de la profession (1600-1800€ en début de carrière).

La profession ne peut plus subir cette discrimination qu’elle soit salariale ou statutaire sans réagir.

Organisation nationale syndicale des sages-femmes

Santé

Octobre Rose : apaisez votre mental et apprivoisez votre stress avec Anne Sallé !

Face aux épreuves, aux charges mentales et aux incertitudes, notre système nerveux est mis à rude épreuve. Pour la troisième étape de notre parcours bien-être d'Octobre Rose, notre coach Anne Sallé livre des clés pour désamorcer le stress et retrouver une paix intérieure.

AVC : une journée d’information et de prévention le 29 octobre au CHU Besançon

Chaque année, l'accident vasculaire cérébral (AVC) touche plus de 150 000 personnes en France. Face à cet enjeu de santé publique, le réseau de neurologie (RUN-FC) du CHU Besançon Franche-Comté organise une journée d'information et de prévention le jeudi 29 octobre 2026, de 9h à 16h, dans le hall principal de l'établissement. Gratuite et ouverte à tous, cette journée a pour objectif de « transmettre au grand public les clés pour prévenir l'AVC et réagir face aux premiers symptômes ».

Santé mentale : la Bourgogne-Franche-Comté veut renforcer la prévention et l’accès aux soins

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté entend renforcer la prévention et améliorer l’accès aux soins. Une mobilisation qui intervient alors que les besoins restent importants, notamment chez les jeunes.

La hausse historique des effectifs de médecins formés se concrétise en Bourgogne-Franche-Comté (ARS)

La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de l’augmentation du nombre de médecins formés en France avec 514 postes d’internat en 2026 à Dijon et Besançon, contre 448 en 2025, soit une hausse de près de 15 %, selon un communiqué de l'ARS Bourgogne Franche-Comté mercredi 21 octobre. Cette progression s’inscrit dans une augmentation nationale des effectifs de médecins en formation, avec des enjeux pour l’accès aux soins dans les territoires.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.21C°
partiellement nuageux
le 25/10 à 22h00
Vent
4.17 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
89 %

Sondage