Le bio poursuit sa progression en France

Publié le 12/07/2020 - 15:15
Mis à jour le 09/07/2020 - 17:06

Les ventes de produits alimentaires biologiques ont connu en 2019 une nouvelle forte progression en France, atteignant près de 12 milliards d’euros (+1,4 milliard) et hissant l’Hexagone au même niveau que l’Allemagne, jusqu’alors seul leader européen, selon l’Agence Bio.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

"Le marché allemand a toujours été le premier marché (en Europe) depuis longtemps et là, on est en train de les rattraper", s'est réjoui Philippe Henry, président de l'Agence Bio, organisme public qui suit l'évolution du bio en France, lors d'un entretien à l'AFP. Parmi les produits qui ont tiré le marché, "un tiers des oeufs coquille vendus en France est un oeuf bio" (+20%), a indiqué M. Henry.

D'une manière générale, les produits qui connaissent les plus fortes progressions, supérieures à 15%, "sont principalement des produits transformés", a précisé l'Agence Bio dans son rapport annuel.

Il en va ainsi des produits surgelés (+31%), notamment glaces, sorbets, pizzas et légumes, des bières (+24%), des produits laitiers (+18%, hors lait liquide), de l'épicerie (+16%) et des jus et boissons sans alcool (+16%).

Afin de répondre à cette demande galopante, les surfaces agricoles cultivées en bio ont poursuivi leur progression, atteignant 2,3 millions d'hectares (+300.000 hectares).

Au premier rang des productions agricoles françaises dont la part de bio se développe, "on a quatre secteurs qui sont intéressants en conversion", a souligné Philippe Henry.

"On a les grandes cultures (céréales) qui continuent de progresser comme l'année dernière, -encore +100.000 hectares qui arrivent en bio-, on a l'arboriculture, 25% du verger est en bio ou en conversion, la viticulture, c'est pareil, on est à 14% de vignes qui sont en bio, et je peux citer également les légumes", a-t-il déclaré.

Philippe Henry a rappelé par ailleurs le lancement il y a quelques mois d'une banane bio, baptisée "pointe d'or": "ça veut dire que du côté des outremers aussi, il y a une conscience du bio qui commence à prendre."

En tout, fin 2019 les surfaces cultivées en bio représentaient 8,5% de la surface agricole utile (SAU) cultivée en industrie bio. Le président de l'Agence Bio a néanmoins reconnu qu'il serait "difficile" d'atteindre les 15% de SAU en bio d'ici 2022, objectif du gouvernement pour la fin du quinquennat Macron.

(AFP)

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