Le parquet requiert le renvoi aux assises de l'ex-anesthésiste Péchier pour 30 empoisonnements

Publié le 23/05/2024 - 12:17
Mis à jour le 23/05/2024 - 12:18

Le parquet de Besançon a requis le renvoi devant les assises de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier, soupçonné de 30 empoisonnements de patients dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon, a annoncé jeudi 23 mai 2024 le procureur de la République, Etienne Manteaux.

Dr Péchier, le 29 mars 2019  © maCommune.info
Dr Péchier, le 29 mars 2019 © maCommune.info

"Le parquet a requis le renvoi de Frédéric Péchier pour les 30 empoisonnements présumés correspondant à la totalité des cas pour lesquels il était mis en examen", a déclaré le magistrat lors d’une conférence de presse. Le praticien, âgé de 52 ans, ne cesse de clamer son innocence depuis le début de cette affaire.

"Les faits pour lesquels il est mis en examen n’ont rien à voir avec des faits d’euthanasie", a souligné M. Manteaux. "Ce qui lui est reproché, c’est d’avoir empoisonné des patients en bonne santé, pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit". Le procureur a insisté sur "l’aspect atypique et hors du commun des charges qui pèsent sur le mis en examen".

Rappel des faits

L’ancien anesthésiste est soupçonné d’avoir pollué, entre 2008 et 2017, les poches de perfusion de patients dans deux cliniques privées de Besançon pour provoquer des arrêts cardiaques puis démontrer ses talents de réanimateur, mais aussi pour discréditer des collègues avec lesquels il était en conflit.

Dans la grande majorité des cas, les expertises ont jugé qu’il existait des "suspicions fortes" - dans quelques cas des "certitudes" - que des substances en doses parfois létales avaient été administrées aux patients venus se faire opérer dans les deux cliniques de Besançon où officiait M. Péchier, souvent pour des interventions bénignes.

Au total, l’anesthésiste a été mis en examen de façon définitive pour 30 cas, dont 12 mortels. Pour deux autres cas, faute de charges suffisantes, M. Péchier a été placé sous le statut plus favorable de témoin assisté.

(Source AFP)

anesthésiste empoisonnement

Affaire Péchier : l’anesthésiste conteste sa mise en examen dans trois cas supposés d’empoisonnement

Les avocats de Frédéric Péchier, médecin-anesthésiste soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels mais qui clame son innocence, ont contesté le 9 février dernier à Besançon sa mise en examen dans trois cas. La justice rend sa décision ce mercredi 30 mars 2022.

Tentative de suicide de Frédéric Péchier, l’anesthésiste de Besançon soupçonné de 24 empoisonnements

Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels, « a tenté de mettre fin à ses jours » dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2021 ont annoncé ce mardi 5 octobre ses avocats, selon qui « son état est critique » et son « pronostic réservé« .

Affaire Péchier : l’anesthésiste n’a pas “les traits d’un tueur en série” selon une contre-expertise psychiatrique

D’après les conclusions d’un rapport confidentiel publiées par le Journal du Dimanche le 11 avril 2021, la contre-expertise psychiatrique de Frédéric Péchier, anesthésiste soupçonné d’avoir empoisonné volontairement 24 patients à Besançon entre 2008 et 2017, ne révèle pas « les traits d’un tueur en série » dans sa personnalité.

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.32
couvert
le 25/03 à 00h00
Vent
2.35 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
84 %