Meurtre de Maëlys : Nordahl Lelandais entendu brièvement à Grenoble

Publié le 22/02/2018 - 16:11
Mis à jour le 15/04/2019 - 12:01

Nordahl Lelandais, qui a avoué il y a huit jours avoir tué « accidentellement » la petite Maëlys fin août en Isère, a été brièvement entendu ce jeudi 22 février 2018 dans la matinée par les juges d’instruction grenoblois, selon des sources concordantes.

Nordahl Lelandais  ©DR ©
Nordahl Lelandais ©DR ©

Entamée à 10h00, l'audition s'est achevée environ 30 minutes plus tard, selon une source judiciaire. L'ancien maître-chien de l'armée de terre, âgé de 35 ans, a été extrait de l'unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de la prison de Lyon-Corbas, sise au sein de l'hôpital psychiatrique du Vinatier, près de Lyon, où il est hospitalisé depuis vendredi soir.

Il est arrivé vers 9h30 au palais de justice de Grenoble, sous escorte de l'administration pénitentiaire, tandis que son avocat Me Alain Jakubowicz est arrivé juste avant 10h, heure prévue du début de l'audition.

Celle-ci était très attendue pour comprendre ce qui est arrivé à Maëlys De Araujo durant la nuit du 26 au 27 août à Pont-de-Beauvoisin (Isère), où elle participait à une fête de mariage avec sa famille avant de disparaître.

Mais elle a tourné court et ni le parquet, ni la défense n'ont communiqué à l'issue, une source judiciaire précisant simplement que ce n'était "pas pour un motif de santé".

Nordahl Lelandais est mis en examen depuis novembre pour le meurtre de la fillette de 8 ans, des faits qu'il avait constamment niés depuis son arrestation début septembre - il était alors seulement soupçonné d'enlèvement - avant de passer aux aveux la semaine dernière et de mener les enquêteurs à l'endroit où il avait abandonné le corps - les restes de l'enfant y ont été retrouvés.

Un rebondissement intervenu après la découverte d'une goutte de sang de Maëlys dans le coffre de sa voiture, qu'il avait minutieusement récurée le lendemain du mariage.

"Il dira ce qu'il estime devoir dire", avait déclaré mardi sur RMC/BFMTV Me Jakubowicz. Si c'est un "accident" comme il le dit maintenant, "il aura à l'expliquer, à l'étayer" devant les juges, avait poursuivi l'avocat. Jeudi, son client n'a pas saisi l'opportunité de le faire.

Avant ce nouvel interrogatoire, programmé avant les aveux, des sources proches du dossier interrogées par l'AFP s'étaient montrées dubitatives quant à ce que pourrait déclarer Nordahl Lelandais, qui selon elles n'a avoué qu'"acculé" par la découverte de nouvelles charges.

"Les juges vont mesurer la réalité de sa volonté de s'exprimer. On a hâte de voir s'il va parler ou juste dire quelque chose en attendant le retour des expertises" sur le squelette de l'enfant, ainsi que sa robe et une sandale retrouvés à proximité, avait confié l'une de ces sources.

Or, ces expertises "demandent du temps", avait précisé une autre, qui estimait que le prévenu allait certainement "attendre pour voir".

Nordahl Lelandais est également mis en cause, depuis décembre, pour l'assassinat d'un militaire, le caporal Arthur Noyer, en avril 2017 près de Chambéry.

(Source AFP)

Justice

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Une militante de Némésis jugée pour diffamation contre l’ancienne maire de Besançon

Une peine de travail d'intérêt général a été requise mercredi 27 mai 2026 à Besançon à l'encontre d'une militante du collectif d'extrême droite Némésis, jugée pour diffamation envers l'ancienne maire écologiste Anne Vignot. Le tribunal correctionnel de Besançon rendra sa décision le 3 juillet.

Procès Némésis : un rassemblement contre l’extrême droite et en soutien à Anne Vignot ce mercredi à Besançon

Un rassemblement de soutien à Anne Vignot est organisé à l’appel de plusieurs organisations politiques et syndicales mercredi 27 mai 2026 à 12h45 devant le tribunal judiciaire de Besançon. Celui-ci intervient dans le cadre du procès du collectif identitaire d’extrême droite Némésis prévu le jour même.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.88
couvert
le 19/06 à 09h00
Vent
1.58 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
72 %

Sondage