"Nos vieux méritent mieux" : les acteurs du grand âge interpellent le gouvernement

Publié le 24/09/2024 - 16:53
Mis à jour le 26/09/2024 - 14:59

Ce mardi 24 septembre 2024, alors qu’elles s’estiment à ce jour "délaissées", 18 organisations de services aux personnes âgées ont rejoint la mobilisation nationale baptisée "Nos vieux méritent mieux !" pour réclamer davantage de moyens et une "loi grand âge" qui leur permettraient un meilleur accompagnement. Une partie d’entre elles se sont réunies ce mardi à Besançon afin d’alerter sur la situation. 

Étaient présents à cette conférence de presse : Paul Coizet, le président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (UNA) de Franche-Comté, Loïc Grall, délégué régional de la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privées solidaires (FEHAP), du président d’Eliad, Jacques Adriansen, de la DRH Mélanie Boillot et de la directrice des services d’intervention et de prévention Sylvie Sylvant. 

"On vous parle avec nos tripes". Ce cri du coeur émane de Paul Coizet, le président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (UNA) de Franche-Comté. Réuni autour de "gens de terrain" comme lui, il dresse le bilan dramatique des conditions de travail des établissements et services pour personnes âgées.

Ceux-ci doivent aujourd’hui faire face à des déficits record qui "mettent en péril nos structures". La faute à "un modèle économique à bout de souffle" selon le président de l’UNA pour ces établissements qui dépendent de fonds publics. Une situation que les acteurs du monde social ont peur de voir s’aggraver lors des prochaines échéances politiques nationales.

Or pour Paul Coizet, "le grand âge ne doit pas être victime des coupes sombres qui semblent s’annoncer au niveau du prochain budget de la nation". D’autant que la réforme d’ampleur dont "le grand âge a besoin via une « grande » loi", se fait toujours attendre, malgré les promesses des gouvernements successifs comme nous l’explique le président de l’UNA FC dans notre vidéo. 

Les métiers du social plus aussi attractifs qu'avant

Autre problématique, autrefois très attractifs, les métiers du social connaissent aujourd’hui de grosses difficultés de recrutement. "De plus en plus de personnes font appel à nos services qu’on est incapables de leur rendre par manque de personnel" explique Paul Coizet. Cela alors même que la société doit faire face à une vague grise qui a déjà commencé. Celle-ci prévoit que d’ici 2030, la part des 75-84 ans aura augmenté de 47%.

Des difficultés de recrutement qui s’expliquent en partie par des conditions de travail qui sont devenues "très très difficiles" et qui "se sont fortement dégradées" alors même que "les conditions de rémunération elles, n’ont pas suivi" explique Loïc Grall. 

Pour Sylvie Sylvant, "on est des victimes de la désorganisation sanitaire actuelle depuis la crise du Covid". "Il n’y a plus de prévention, plus de diagnostic, plus de traitement, plus de rustine de ces personnes âgées extrêmement fragilisées". Les prises en charges gériatriques sont devenues de plus en plus compliquées et la personne qui accompagne est de ce fait devenue spectatrice d’une situation qui se dégrade au point que "ça vous tord les tripes" alerte Sylvie Sylvant.

Une loi ambitieuse pour nos aînés

Malgré un "tarif socle" établi à 23,50€/heure grâce au décret du 2 janvier 2024, les établissements comme les Ehpads restent "en situation déficitaire importante" d’après Loïc Grall.

Pour le président d’Eliad FC, "ce n’est pas une structure qui est en difficulté mais un ensemble de structures". Selon Jacques Adriansen, 80% des personnes âgées souhaitent ainsi rester à la maison. Si le tarif socle a permis "d’augmenter la rémunération de nos salariés, malgré tout on est toujours en retard et les besoins sont toujours aussi importants". 

C’est face à ce constat préoccupant que les professionnels du Grand âge, familles, aidants, bénévoles et élus se réunissent ce 24 septembre pour réclamer plus de moyens pour un meilleur accompagnement et une adaptation continue des structures. L’objectif de cette journée est donc d’interpeller le gouvernement et les parlementaires au moyen d’actions médiatiques, mais également d’informer les citoyens sur les grandes difficultés de l’accompagnement des personnes âgées. Les structures réclament enfin "une loi ambitieuse", promise "depuis 15 ans" selon le président de l’UNA FC qui, en attendant, n’en finit plus de saluer le professionnalisme des accompagnants dévoués : "chapeau pour nos aides à domicile !" a-t-il conclu. 

Santé

Amiante : des jouets vendus chez Action et Hema retirés en urgence

Les autorités françaises ont ordonné, jeudi 26 février 2026, le retrait des rayons de tous les jouets composés de sable, après la mise en évidence de la présence d’amiante dans certains produits destinés aux enfants. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a indiqué avoir prévenu les distributeurs de la nécessité d’interrompre immédiatement leur commercialisation.

Comment connaître la qualité de l’eau du robinet dans sa commune ?

En France, l’eau du robinet fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent assuré par les Agences régionales de santé (ARS). Les consommateurs peuvent désormais accéder facilement aux résultats des contrôles grâce à des outils en ligne proposés par le ministère chargé de la Santé.

Alerte pollinique en cours sur toute la Bourgogne-Franche-Comté

Le temps ne fait rien à l’affaire, entre chaque averse, la pollinisation des arbres est bel et bien présente rappelle Atmo Bourgogne-Franche-Comté dans son bulletin du 18 février 2026. Le pic de pollen sera atteint ce mercredi où le risque allergique est jugé « élevé » par l’organisme en charge du contrôle de la qualité de l’air. 

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Noisetier, cyprès, aulne, frêne : les pollens d’hiver bien installés en Bourgogne Franche-Comté

Selon le bulletin pollinique publié jeudi 12 février 2026 par Atmo Bourgogne Franche-Comté, les conditions météorologiques prévues pour cette semaine devraient rester pluvieuses et humides. Ces conditions sont favorables pour maintenir les pollens déjà présents dans l’air plaqués au sol, offrant ainsi un certain soulagement aux personnes allergiques.

Municipales à Besançon : quatre candidats détaillent leurs priorités pour la santé avec la CPTS

À l’approche des élections municipales, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) CaPaciTéS Besançon et Métropole a interrogé les candidats à la mairie de Besançon sur leurs priorités en matière de santé. Objectif affiché : mieux comprendre "quels choix demain pour la santé des Bisontins" et "comment agir ensemble pour améliorer l’offre de soins " selon la CPTS. Quatre candidats sur six ont répondu à cette sollicitation : Éric Delabrousse, Ludovic Fagaut, Séverine Véziès et Anne Vignot.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.49
couvert
le 01/03 à 03h00
Vent
1.14 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
65 %