Parlement : plus que quelques mois et encore des réformes à voter

Publié le 10/06/2021 - 15:12
Mis à jour le 10/06/2021 - 15:12

Comme de coutume avant une présidentielle, les travaux parlementaires s’arrêteront entre fin février et mars 2022. De nombreux textes de loi sont encore loin d’une adoption définitive, sans compter d’éventuelles réformes de dernière minute. Voici les principales perspectives…

 © Assemblée nationale
© Assemblée nationale

Des projets sur de bons rails

Démarré à l'automne 2019 et retardé en raison de la crise sanitaire, le projet de loi de bioéthique et sa mesure phare d'ouverture de la PMA à toutes les femmes doit être voté de façon ultime à l'Assemblée le 29 juin.

Le projet de loi climat et résilience, en première lecture au Sénat à partir de lundi, doit être validé définitivement fin 2021. Son volet constitutionnel, pour inscrire le climat dans la Loi fondamentale via un référendum, est en moins bon chemin du fait d'un désaccord entre Assemblée et Sénat à majorité de droite.

Voulu comme un "marqueur" régalien du quinquennat Macron, le texte contre le "séparatisme" est en bonne voie, avec une nouvelle lecture à l'Assemblée programmée à partir du 28 juin.

Le projet de nouvelle loi antiterroriste et renseignement, en procédure accélérée comme quasiment tous les textes gouvernementaux, doit être approuvé définitivement d'ici fin juillet.

Le projet de loi pour la confiance dans la justice, porté par Eric Dupond-Moretti et centré sur le pénal, a été validé en première lecture par l'Assemblée et pourrait être au menu du Sénat en septembre. Emmanuel Macron vient cependant d'annoncer des Etats généraux de la justice à la rentrée, après plusieurs polémiques sur l'état de la justice alimentées par la droite et les syndicats de policiers.

Un projet de loi sur l'irresponsabilité pénale, après l'affaire Sarah Halimi, a en outre été annoncé.

Le projet de loi 4D sur la décentralisation, un des derniers chantiers législatifs, va lui démarrer au Sénat en juillet, et passera à l'Assemblée à la rentrée.

A l'automne, l'ordre du jour sera quasi monopolisé par la longue séquence budgétaire (projet de loi de finances pour 2022, projet de budget de la Sécu). Déjà cet été, le Parlement doit donner son feu vert à un budget rectificatif pour 2021, afin d'accompagner la sortie de crise sanitaire.

Des propositions de loi plus incertaines

Le temps législatif à disposition de la majorité est très réduit. Le groupe LREM entend faire adopter prioritairement d'ici la fin du mandat sa proposition de loi pour une "égalité économique et professionnelle réelle" entre femmes et hommes, votée une fois en mai, ainsi que celle destinée à mieux valoriser les sapeurs pompiers volontaires et expérimenter un numéro unique d'appels d'urgence qui vient de passer en première lecture.

Autre texte poussé par la majorité, celui contre la maltraitance animale a été voté une fois à l'Assemblée et doit passer désormais au Sénat.

Le gouvernement s'est aussi engagé à faire approuver d'ici la fin du quinquennat la proposition de loi de Monique Limon (LREM) qui doit faciliter l'adoption d'enfants.

Autre sujet qui tient à coeur dans les rangs LREM, la proposition de loi sur l'allongement du délai légal de l'IVG, qui avait été initiée par Albane Gaillot (non inscrite) devrait trouver sa traduction dans le prochain budget de la Sécu.

D'autres propositions de loi ont été votées une première fois et courent le risque de rester à quai, comme celle sur la gouvernance des fédérations sportives.

La proposition de loi de Grégory Besson-Moreau (LREM), dite Egalim 2, visant à "préserver" la rémunération des agriculteurs, entame elle tout juste son parcours parlementaire.

L'ombre des retraites

Emmanuel Macron a remis dans le débat la très sensible réforme des retraites, même s'il a dit qu'elle ne pourra "pas être reprise en l'état". Le projet de loi pour un "système universel" de retraites avait été stoppé net par la crise du Covid, après son adoption au forceps en première lecture à l'Assemblée, début mars 2020, en recourant au 49.3.

L'incertitude demeure sur une éventuelle réforme, et son articulation à un projet de loi sur la dépendance, dans un calendrier parlementaire très contraint.

(Source AFP)

Politique

Carte scolaire : le département du Doubs retenu pour une expérimentation nationale

Le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, a réagi dans un communiqué du 11 mai 2026 suite à l’annonce du ministère de l’Éducation nationale concernant la sélection du département parmi les territoires pilotes d’une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire.

Doubs : l’opposition dénonce un désengagement sur l’eau et des incertitudes autour du Fort Griffon

À l’issue de l’Assemblée départementale du 27 avril 2026, le groupe Doubs social écologique et solidaire (DSES) alerte sur plusieurs dossiers qu’il juge préoccupants : la politique de l’eau, la gestion du Fort Griffon et la stratégie en matière de logement.

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Les élus du Département du Doubs interrogent le cumul des mandats de Ludovic Fagaut

Dans un communiqué du 30 avril 2026, les élus bisontins de l'opposition "Doubs Social Écologique et Solidaire" (DSES) réagissent à la situation de Ludovic Fagaut et à ses différents mandats au sein de la mairie de Besançon, de Grand Besançon Métropole et du Département du Doubs.

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.99
couvert
le 17/05 à 09h00
Vent
1.22 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
82 %

Sondage