Pierre Diéterlé ressuscite Jean de Gribaldy

Publié le 19/05/2014 - 15:59
Mis à jour le 03/07/2014 - 10:27

Dans la seconde moitié du XXe siècle, tout le monde à Besançon connaissait Jean de Gribaldy, dit « Le Vicomte ». Ancien coureur cycliste professionnel, directeur d’équipe sur le Tour de France, commerçant, pilote d’avion, ami des stars, cet homme hors du commun méritait qu’on ressuscite sa mémoire. Après le site internet qu’il lui consacre depuis plusieurs années, Pierre Diéterlé, qui le considérait comme son grand-père, publie en juin prochain un livre empli de photos, de documents et de témoignages, dont certains inédits.

Hommage au vicomte

"L’an dernier, j’ai pu rencontrer Johnny Hallyday, après son concert au Zénith de Dijon. Je l’ai vu pendant une demi-heure", se réjouit aujourd’hui encore Pierre Dieterlé. N’allez pas croire que ce Bisontin est un fan inconditionnel du légendaire rockeur. Cet entretien avait une raison très précise : obtenir l’accord de Johnny pour publier un petit mot et une lettre de sa main, ainsi que l’enveloppe où figure son matricule avec la mention "caporal chef Jean-Philippe Smet", dans le livre sur Jean de Gribaldy que Pierre Diéterlé préparait. Des écrits qui datent de 1964, époque où celui qui était alors "l’idole des jeunes" faisait son service militaire en Allemagne. Jean de Gribaldy allait alors le chercher en avion à Strasbourg lors de ses permissions pour l’emmener, notamment, voir Sylvie Vartan à Paris. Il a été ensuite son pilote officiel. "Johnny se souvient très bien de lui. Il m’a fait, pour le livre, un témoignage qui raconte la profonde amitié qui les liait", annonce Pierre Diéterlé.
 

Plusieurs vies

L’idée de consacrer un livre au "Vicomte" est venue peu à peu à Pierre Diéterlé qui n’est autre que son petit neveu, mais l’a toujours considéré comme son grand-père. "Je voyais que ce n’était pas quelqu’un d’ordinaire, mais sans me rendre compte de l’aura qu’il avait dans le milieu sportif et artistique. C’était vraiment un personnage atypique qui a eu plusieurs vies", révèle-t-il. 
 
Ce sont ces vies que Pierre Dieterlé a choisi de faire revivre dans le livre qui sera publié mi-juin aux éditions du Sékoya : vie de coureur cycliste amateur puis professionnel qui participa trois fois au Tour de France (1947, 1948 et 1952) - "Il a couru aux côtés de véritables mythes du cyclisme comme Robic, Bartali ou Coppi" - , vie de commerçant – "sa grande intelligence a été en 1947, à 25 ans, de penser déjà à sa reconversion en capitalisant sur sa notoriété" –, vie d’entraîneur et sponsor de jeunes coureurs – "C’est quelqu’un qui a toujours fait confiance à la jeunesse" -, vie de directeur d’équipe durant plus de 20 ans – "Il a eu deux coureurs emblématiques : Joaquim Agostinho et Sean Kelly" -, vie de pilote d’avion véhiculant hommes d’affaires et personnalités de la chanson et du cinéma avec sa compagnie Air Franche-Comté basée à La Vèze, ami des stars – "Il avait ses entrées dans toutes les boîtes de nuit de Paris". 
 
"C’était un homme libre, il a vécu la vie qu’il voulait. C’était un homme de compromis, pas de compromission et un ambassadeur infatigable de sa ville", estime Pierre Diéterlé.
 

Des témoignages inédits

En 2006, à l’approche du vingtaine anniversaire du décès de Jean de Gribaldy en 1987 à l’âge de 65 ans (d'une famille originaire du Haut-Doubs, il était né à Besançon en 1922), Pierre Diéterlé a eu l’idée de lui dédier un site internet. "Sur le site, j’ai aujourd’hui plus de 100 témoignages et on m’a envoyé des photos du monde entier. Avec toute cette matière, j’ai pensé à faire ce livre", signale-t-il. Mais pas question de ne se limiter qu’à cette mine de documents. Il a encore cherché, encore sollicité la mémoire des anciens. 
 
"Dans le livre de 160 pages préfacé par Raymond Poulidor, je suis factuel et très précis sur son palmarès, ses équipes, les courses auxquelles il a participé, mais après je laisse parler les gens qui l’ont connu, les coureurs, les journalistes, les artistes comme Johnny Hallyday, Jean Carmet, José Giovanni, Michel Audiard, Antoine Blondin, etc. Il y aura énormément de photos, des extraits de journaux, des documents exceptionnels jamais publiés", dévoile-t-il, ajoutant manquer cependant d’informations précises sur son passage à l’Ecole d’horlogerie de Besançon dans les années 1938-1939, puis ses quelques mois comme maître d’école à Morteau en 1940. Si vous avez des éléments à ce sujet, il est toujours preneur !
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