Premier test pour le gouvernement Bayrou face à une motion de censure à l’Assemblée

Publié le 16/01/2025 - 10:52
Mis à jour le 16/01/2025 - 10:34

Le gouvernement de François Bayrou fait face jeudi 16 janvier 2025 à une première épreuve avec l'examen à l'Assemblée nationale d'une motion de censure qui, même si elle ne devrait in fine pas être adoptée, permettra de clarifier la position des socialistes.

Archives © X (ex-twitter) Assemblée nationale
Archives © X (ex-twitter) Assemblée nationale

À peine nommé il y a trois semaines, le Premier ministre n'a pas demandé la confiance des députés mardi après son discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Comme son prédécesseur, il y est privé de majorité.

En retour, les élus de La France insoumise, qui ne cessent de réclamer la démission d'Emmanuel Macron, ont déposé une motion de censure, la 150e de la Ve République. Le texte est également signé par des députés communistes et écologistes. Mais par aucun socialiste.

Un vote prévu vers 17h30

Au PS, malgré de longues discussions, la décision de voter ou non la motion de censure a finalement été repoussée... à jeudi. Après moult tergiversations, les 66 élus socialistes devront déterminer si les concessions du gouvernement, notamment l'annonce d'un "conclave" de trois mois entre partenaires sociaux pour réviser la réforme des retraites, seront suffisantes pour arracher leur non-censure. "Les instances du Parti socialiste et du groupe à l'Assemblée se réuniront d'ici le débat de censure", prévu à partir de 15h00, a indiqué à l'AFP la direction du parti.

Le vote de cette motion de censure spontanée est prévu vers 17h30 et le résultat devrait être connu vers 18h00.

Le compte n’y est pas 

"Les socialistes se sont ridiculisés et ont entaché la crédibilité du Nouveau Front populaire (...) La vie politique est binaire: si on ne vote pas la censure on est dans le soutien au gouvernement", estime le coordinateur national de LFI Manuel Bompard, qui défendra la motion de censure.

"Le compte n'y était pas à l'Assemblée nationale, ni hier, ni encore aujourd'hui", a mis en garde mercredi le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner.

François Bayrou venait d'annoncer qu'il soumettrait un nouveau projet de loi sur les retraites au Parlement en cas de "progrès" entre les partenaires sociaux, et même "sans accord général". Mais pour la cheffe des écologistes, Marine Tondelier "les règles du jeu sont pipées" car "l'Assemblée nationale ne pourra se prononcer que ce sur quoi le Medef est d'accord".

Une intersyndicale prévue ce jeudi

La numéro un de la CFDT Marylise Léon estime cependant dans Libération qu'une "opportunité inédite s'ouvre" sur les retraites. Une intersyndicale se tiendra jeudi pour préparer la première réunion vendredi à Matignon. Une réunion, dont le mode opératoire "évolue d'heure en heure", a déploré sur France inter le patron du Medef Patrick Martin. Sur le fond, Michel Picon, président de l’U2P (artisans, commerçants), s'est dit "ouvert", y compris sur les 64 ans, sur RTL.

Autre geste de François Bayrou: l'abandon des 4.000 suppressions de postes dans l'Education nationale prévues par son prédécesseur, Michel Barnier. Aux socialistes, "je leur dis agissez en responsabilité (...) Si le gouvernement est renversé, pas de loi d’urgence Mayotte, pas de loi pour nos agriculteurs", a lancé la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, sur TF1 .

Le RN n'entend pas voter la motion

Mais le vote de jeudi ne devrait pas faire chuter le gouvernement car les députés RN n'entendent pas voter la motion de censure déposée par LFI. Impossible alors pour cette dernière d'atteindre les 288 voix nécessaires à son adoption. Les esprits sont déjà tournés vers les échéances décisives des budgets de l'Etat et de la sécurité sociale.

Le gouvernement espère achever la procédure budgétaire d'ici fin février pour que le pays puisse retrouver son cours normal de fonctionnement au 1er mars. Il vise un effort de 32 milliards d'économies et 21 milliards de recettes pour ramener le déficit public à 5,4% du PIB en 2025, contre un niveau de 6,1% attendu pour 2024.

(AFP)

Politique

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre : LFI parle de “permis de tuer”

La France insoumise Besançon a réagi à l'adoption, mardi 8 juillet, en première lecture par l'Assemblée nationale, d'une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le mouvement critique le soutien apporté à cette mesure par la majorité présidentielle, la droite et l'extrême droite, estimant que cette réforme constitue une atteinte à l'État de droit.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.88
couvert
le 15/07 à 11h00
Vent
1.7 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
67 %

Sondage