Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron va annoncer sa candidature dans une lettre aux Français

Publié le 03/03/2022 - 13:32
Mis à jour le 07/04/2022 - 17:30

Un faux suspense qui prend fin. Emmanuel Macron va annoncer sa candidature à l’élection présidentielle 2022 dans une « lettre aux Français » qui sera publiée dans l’ensemble des titres de la presse régionale ce jeudi soir.

 ©
©

A 44 ans (depuis le 21 décembre 2021), celui qui était devenu en 2017 le plus jeune président de la Ve République repart en campagne avec l’expérience d’un premier mandat secoué par les crises, notamment celles des « gilets jaunes » et du Covid-19, et mainternant par la guerre en Ukraine.

Mobilisé par la guerre en Ukraine, le chef de l'Etat aura attendu le dernier moment pour officialiser sa candidature à un second mandat, que les candidats doivent formaliser avant vendredi 18h

Ce texte devrait être mis en ligne vers 20H30 sur les sites des quotidiens de la presse régionale.

A 38 jours du premier tour, M. Macron va ainsi devenir officiellement président-candidat et pourra donner le coup d'envoi à une campagne perturbée par le conflit, qui sera aussi l'une des plus courtes jamais effectuée par un président sortant.

M.Macron se déclare plus tard que deux de ses prédécesseurs candidats à un second mandat, Jacques Chirac en 2002 et Nicolas Sarkozy en 2012, qui s'étaient tous deux déclarés à deux mois du scrutin. François Mitterrand en 1988 et Charles de Gaulle en 1965 avaient attendu encore plus longtemps, à quasiment un mois du premier tour.

Cette attente a été vivement dénoncée par les rivaux du président sortant.

L'invasion de l'Ukraine, a-t-il lui-même reconnu mercredi soir dans une allocution sur cette crise, "vient percuter notre vie démocratique et la campagne électorale". Cette guerre a aussi un impact sur les sondages, qui montrent qu'elle favorise le sortant, comme c'est souvent le cas en période de crise.

Ainsi, depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a huit jours, il a gagné plusieurs points dans les intentions de vote, les sondages le donnant à 27-28 %, soit une dizaine de points devant sa rivale d'extrême droite, Marine Le Pen (RN), qui creuse l'écart avec Valérie Pécresse (LR) et Eric Zemmour (Reconquête !). La majorité des Français approuvent son action depuis le début du conflit, selon les sondages.

Avant le début de cette crise, il était déjà haut dans les intentions de vote, largement devant ses adversaires, récoltant aussi les fruits de sa gestion de la crise sanitaire du Covid-19 et de sa politique du "quoi qu'il en coûte", globalement saluée par les Français.

Malgré cette annonce à venir, M. Macron restait focalisé jeudi sur la crise internationale et s'est encore entretenu pendant une heure et demie avec Vladimir Poutine jeudi matin, bien loin des déplacements de campagne sur le terrain que son parti avait planifiés avant la crise.

Cette annonce ne sera en rien une surprise puisque lui-même y a fait plusieurs fois allusion et que toute son équipe de campagne ne cachait pas que tout était prêt. Toute la classe politique, majorité comme oppositions, l'attendait pour que cette campagne bousculée par l'actualité et jusqu'ici menée en l'absence du favori des sondages, démarre pleinement.

S'il sort gagnant au soir du second tour, le 24 avril, il aura réalisé un pari jamais réalisé dans l'Histoire de la Ve République: être réélu au suffrage universel direct sans sortir d'une période de cohabitation, comme l'avaient fait François Mitterrand et Jacques Chirac. Mais sa position de favori reste fragile. Comme en témoignent les sondages récents qui le donnent gagnant au second tour contre tous ses adversaires, y compris la mieux placée Marine le Pen, mais avec une avance moindre qu'en 2017.

En coulisses, la macronie s'organise depuis des semaines, entre récolte de fonds pour financer la campagne, tracts, porte-à-porte, création de comités de soutiens et tribunes dans la presse d'élus pour un second mandat. En raison de la guerre qui a accaparé son agenda et domine tous les sujets dans les médias, il a annulé - ou reporté - un premier meeting qui était prévu à Marseille ce week-end.

(Avec AFP)

Présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : les chiffres de la participation à 17h en Bourgogne Franche-Comté

A 17h00, la participation est de 63,52 % en Bourgogne Franche-Comté et de 63,23 % au niveau national. Dans la région la participation en fin de journée est en recul de plus de trois points points par rapport au 2e tour du 7 mai 2017. Le détail des chiffres par département. Les bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 19h00.

Politique

Prix du carburant : les élus communistes demandent à Ludovic Fagaut d’élargir le télétravail pour les agents municipaux

Les élu(e)s communistes au conseil municipal de Besançon, Hasni Alem et Aline Chassagne, ont adressé au maire de la ville, Ludovic Fagaut, une proposition visant à favoriser le télétravail des agents municipaux, dans un contexte de forte hausse des prix des carburants.

Indépendance régionale : le Mouvement Franche-Comté presse Laurent Croizier de suivre l’exemple alsacien

À l’approche de l’examen à l’Assemblée nationale, les 7 et 8 avril prochains, d’un projet de loi porté par la députée Brigitte Klinkert visant à faire sortir l’Alsace de la région Grand Est, le débat sur l’organisation territoriale refait surface dans d’autres territoires, y compris en Bourgogne Franche-Comté...

À Besançon, Place publique appelle à une recomposition de la gauche après la victoire de la droite

À l’issue du scrutin municipal dont le second tour s'est déroulé le 22 mars dernier, les électeurs ont porté au pouvoir une équipe de droite menée par Ludovic Fagaut, marquant un revers significatif pour la majorité sortante. Dans un communiqué du 1er avril, Place publique annonce vouloir ”fédérer les forces de la gauche républicaine et réaliste”.

Tensions au conseil municipal de Besançon : lettre ouverte à Ludovic Fagaut des élus Insoumis(es)

Dans une lettre ouverte adressée au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, cinq jours après le premier conseil municipal, les élu(e)s du groupe de La France insoumise dénoncent son déroulement organisé après les élections du 22 mars 2026. Ils pointent à la fois un refus d’expression de l’opposition et un climat de tensions marqué par des incidents verbaux.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Ludovic Fagaut veut “donner les moyens” à la police municipale de réussir ses missions

VIDÉO • Il avait fait de la sécurité l’un des points forts de son programme de campagne, le maire de Besançon a donc rapidement mis à exécution ses paroles en consacrant sa première visite officielle à la rencontre des agents de police municipaux et de leurs locaux ce mardi 31 mars 2026.

Besançon : une vague de fermetures de classes dénoncée par les élu·es insoumis·es

Les élu(e)s insoumis(e)s au conseil municipal de Besançon tirent la sonnette d’alarme après l’annonce de nouvelles fermetures de classes dans le département du Doubs. Ils dénoncent dans un communiqué du 30 mars 2026, 27 fermetures de classes à Besançon, 109 dans le Doubs sont prévues, pour seulement 28 ouvertures à l’échelle départementale.

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.67
légère pluie
le 04/04 à 03h00
Vent
2.91 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
91 %