Qui est Agnès Martin, la nouvelle cheffe de file Renaissance dans le Doubs ?

Publié le 06/02/2025 - 17:00
Mis à jour le 06/02/2025 - 15:20

Fraîchement élue cheffe de file du parti Renaissance dans le Doubs, Agnès Martin, conseillère municipale à Besançon et conseillère communautaire à Grand Besançon Métropole, a convié la presse mercredi 5 février pour exposer sa ligne et ses idées pour Besançon. Comme un avant-goût de la campagne des élections municipales pour cette candidate à la candidature de la mairie…

Myriam Bardinet, membre du bureau Renaissance 25 et Agnès Martin, cheffe de file du parti Renaissance 25.  © Alexane Alfaro
Myriam Bardinet, membre du bureau Renaissance 25 et Agnès Martin, cheffe de file du parti Renaissance 25. © Alexane Alfaro

Agnès Martin, mariée, mère de trois enfants et psychomotricienne de profession, a été élue cheffe de file du parti Renaissance dans le département lundi 3 février en remportant 68% des 120 voix des adhérents, face à Frank Monneur. Si ce dernier avait comme ligne directrice l’association entre Renaissance et Ludovic Fagaut (Les Républicains, Besançon maintenant) pour remporter les prochaines élections municipales, Agnès Martin n’était et n’est toujours pas du tout de cet avis et s’est même dite ”sidérée, presque choquée” de cette proposition de son adversaire. Convaincue que les partis centristes locaux peuvent trouver un terrain d’entente à Besançon, elle exclut totalement un possible rapprochement avec la droite en indiquant que Ludovic Fagaut ”va peut-être aussi aller vers le Rassemblement national” et qui ”ne correspond pas à notre ADN”. 

Pour elle, ”le centre a sa place et on doit la prendre” et peut être renforcé en s’élargissant grâce à des alliances notamment avec les socio-démocrates, Agir, le Modem ”mais pas forcément Laurent Croizier” précise-t-elle, ainsi que des écologistes ”de terrain”, et ”bien sûr, Horizons”, a-t-elle expliqué en conférence de presse. Et d’ajouter : ”dès demain, nous allons consulter les partis centristes pour débattre et avoir des projets”.

”Besançon mérite mieux”

Si cette conférence de presse avait des allures de campagne pour les élections municipales, Agnès Martin devra patienter avant de savoir si elle pourra être candidate pour le parti Renaissance. Cette décision sera prise au niveau national dans les prochains mois. Toutefois, la nouvelle cheffe de file ne s’est pas empêchée de dénoncer la politique menée actuellement à Besançon sur plusieurs points tels que les embouteillages, l’écologie, la sécurité. 

Selon elle, les bouchons à Besançon entraînent la population dans ”une incompréhension totale avec la mairie actuelle”, avec des usagers ”pas entendus, ni considérés dans leurs difficultés”. Agnès Martin souhaite ”restaurer la communication avec les habitants” et ”emmener les habitants vers des choses plus faciles pour eux dans une écologie du quotidien”. Elle admet que ”des choses ont été faites” d’un point de vue écologique tels que les écoles ou la revégétalisation de certains espaces, mais elle souhaiterait aller ”plus loin” que la municipalité actuelle. Plus écologiste que les écologistes ? Agnès Martin répond que ”Besançon que l’on appelait - Ville Verte - a perdu quelque chose, c’est une ville qui mérite mieux” parce que ”le compte n’y est pas” et qu’"il faut mettre les moyens”.

Pour l’armement de la police municipale bisontine

Sur le thème de la sécurité, l’un des plus importants de la prochaine campagne pour l’élection municipale, Agnès Martin se dit ”pour une prévention et une répression” et qu’”il faut plus de caméras de vidéosurveillance, mais peut-être pas partout, de façon intelligente.”

La cheffe de file affirme sa position pour l’armement de la police municipale, car selon elle ”c’est aujourd’hui nécessaire”.

Sur le trafic de drogues à Besançon, qui touche principalement le quartier Planoise mais aussi de très nombreux quartiers bisontins, Agnès Martin n’a pas de ”solution miracle” et préfère miser sur ”l’école, les familles, l’éducation, la police, la justice et l’État, coordonner tout cela et sécuriser”.

Enfin, de part notamment son métier de psychomotricienne auprès des enfants depuis 30 ans, Agnès Martin se dit sensible à rendre Besançon ”inclusive”.

Municipales 2026

Municipales 2026 à Besançon : le PCF analyse la victoire de la droite et les erreurs de la gauche

À la suite de la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut lors des élections municipales de 2026 à Besançon, face à la maire sortante Anne Vignot (Les Écologistes), la section locale du Parti communiste français de Besançon a publié, jeudi 9 avril 2026, son analyse détaillée du scrutin. Le document revient sur les dynamiques électorales entre les deux tours, l’évolution des rapports de force depuis 2014, ainsi que les facteurs politiques locaux et nationaux ayant conduit à l’alternance.

Tribune de Nicolas Bodin : " Ne pas se tromper de combat ni de débat "

À l’heure où le tumulte électoral s’est déjà bien estompé et où la vie politique locale reprend son cours habituel, certains résultats méritent pourtant que l’on s’y attarde selon Nicolas Bodin, ancien adjoint PS de Jean-Louis Fousseret puis d'Anne Vignot. Dans une tribune du 7 avril 2026, il invite la gauche bisontine à regarder en face cette défaite, à en comprendre les ressorts et, surtout, à éviter les faux débats pour se recentrer sur l’essentiel.

Ludovic Fagaut élu maire de Besançon : Renaissance, Horizon(s) et le MFC saluent cette victoire

À l’issue de l’élection municipale à Besançon, Éric Alauzet, président de Renaissance Doubs, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté ainsi que plusieurs élu(e)s du Doubs du parti Horizon(s) ont réagi par voie de communiqué à l'élection de Ludovic Fagaut à la mairie de Besançon. 

Pour Marie-Guite Dufay, le nouveau maire de Besançon ne doit " pas oublier que la ville à des fondamentaux de gauche importants "

VIDEO • Face à la victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection du candidat LR Ludovic Fagaut à la tête de la mairie, la socialiste et ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a pris la parole.

Municipales 2026 : victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection de Ludovic Fagaut

Le deuxième tour du scrutin de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 22 mars 2026 à Besançon. C’est Ludovic Fagaut qui est arrivé en tête avec 53,29 % des suffrages devant Anne Vignot, la maire sortante, qui a eu 46,71 % des suffrages. Face à la percée historique de la droite, les candidates Vignot et Véziès avaient annoncé leur alliance au lendemain du premier tour.

Politique

Présidentielle 2027 : à Besançon, La France insoumise appelle les maires à ”permettre le pluralisme démocratique”

À huit mois de l'élection présidentielle, La France insoumise lance sa course aux parrainages d’élus. À Besançon, Séverine Véziès, coordonatrice notamment en charge des parrainages pour le candidat Jean-Luc Mélenchon, appelle les maires du Doubs et de la France à ”assumer leur responsabilité” et défend le pluralisme démocratique.

À Besançon, les Insoumis présentent le “plan école” qu’ils auraient appliqué aux manettes de la ville

À l’occasion de la rentrée, les trois élus insoumis au conseil municipal de Besançon, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, ont présenté leur ”plan école”, au lendemain de la présentation du plan du maire Ludovic Fagaut. Un programme en trois volets – social, écologique et démocratique – qui entend donner à voir ce qu’ils auraient mis en place s’ils avaient remporté les dernières municipales.

Les Écologistes de Franche-Comté alertent sur les enfants sans hébergement et le mal-logement

Alors que la rentrée scolaires s'est déroulée ce mardi 1er septembre, les Écologistes de Franche-Comté alertent sur la situation des enfants privés d’hébergement et, plus largement, sur les difficultés d’accès à un logement stable. Dans un communiqué consacré à cette question, le parti s’appuie notamment sur le baromètre ”Enfants à la rue” publié par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Sénatoriales 2026 : comment fonctionne le scrutin et ce qui va se jouer dans le Doubs

Les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Contrairement aux élections municipales, départementales, législatives ou présidentielles, les Français ne seront pas appelés aux urnes pour choisir directement leurs sénateurs. Ceux-ci sont élus au suffrage universel indirect par un collège de ”grands électeurs”, composé principalement d’élus locaux. Dans le Doubs, trois sièges de sénateurs sont à pourvoir. Le département appliquera donc un scrutin de liste à la représentation proportionnelle. Explications.

Sénatoriales 2026 dans le Doubs : Arnaud Marthey officialise sa candidature

À l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, annonce conduire une liste de rassemblement dans le Doubs. La démarche entend porter au Sénat les préoccupations des communes et des élus locaux, au-delà des appartenances partisanes.

Sénatoriales dans le Doubs : le PCF lance Christophe Lime pour pousser la gauche à l’union

À l’approche des élections sénatoriales qui auront lieu le dimanche 27 septembre 2026, la Fédération du Doubs du Parti communiste Français (PCF) a décidé de se mettre "en ordre de marche". Les récents échanges avec les forces politiques de gauche n’ayant pour l’instant débouché sur aucune forme d’union, le parti communiste a changé de méthode et décidé de porter une liste communiste ayant pour chef de file Christophe Lime. Une candidature annoncée, mais pas encore déposée, qui vise à "pousser l’ensemble de la gauche, sans exclusive ni effet de manche, à s’unir", a-t-on appris le 24 août 2026 en conférence de presse.

La maire de Dijon " désapprouve totalement " la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville   

La maire de Dijon, Nathalie Koenders, a indiqué le 23 août 2026 "désapprouver totalement" la venue de Patrick Bruel en concert dans sa ville en octobre prochain, jugeant la présence sur scène de l'artiste "inappropriée" au regard des enquêtes pour viols et agressions sexuelles le
visant.  

Haute-Saône : le préfet suspend l’expulsion de la mère de famille marocaine

Dans un communiqué du 19 août 2026, la préfecture de Haute-Saône explique suspendre provisoirement l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant une ressortissante marocaine domiciliée en Haute-Saône. Cette décision intervient alors que la procédure engagée par l’intéressée devant la justice administrative est toujours en cours.

Arrosage des fleurs à Besançon : après le silence du préfet du Doubs, le PCF saisit la préfète de Région

Après être resté sans réponse de la préfecture du Doubs, le Parti Communiste Français (PCF) de Besançon passe à l’étape supérieure. Le parti communiste vient d’adresser un nouveau courrier à la préfète de Région, Violaine Demaret pour demander la suspension des dérogations accordées à la Ville de Besançon pour l’arrosage des fleurs avec l’eau du Doubs.

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.42
nuageux
le 07/09 à 11h00
Vent
3.2 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
82 %

Sondage