Régionales : la solidité du front républicain à l'épreuve avant la présidentielle

Publié le 11/06/2021 - 16:30
Mis à jour le 11/06/2021 - 11:32

A dix jours des élections régionales (et départementales…), le Rassemblement National est donné en tête dans six régions sur 13 au premier tour…

A moins d’un an de la présidentielle, le parti de Marine Le Pen, favorisé par un scrutin à la proportionnelle, se retrouve en position de conquérir une ou plusieurs régions, ce qui serait une grande première.

Le coup n'était pas passé loin en 2015, où le Rassemblement national avait obtenu son plus haut historique avec 27,7 % des voix au premier tour. Mais le parti d'extrême droite n'était pas parvenu à confirmer l'essai au deuxième round, le "front républicain" lui barrant la route grâce notamment au retrait sacrificiel de la gauche en Paca et dans les Hauts-de-France.

En 2015, lors des premières élections à l'échelle des Grandes Région, la liste Front National de Sophie Montel était arrivée en tête au premier tour avec 31,48 % des suffrages (303.143 voix) devant la liste UDI LR de  François Sauvadet (24% 231.069 voix) et la liste d'union de gauche de Marie-Guite Dufay (22,99% - 221.069 voix). La participation était de 50,56 %

En 2021, une quadrangulaire (Odoul, Dufay, Platret et Thuriot) n'est pas à exclure. Le RN de Julien Odoul est donné en tête selon un sondage, il serait battu de justesse selon un autre. La présidente sortante, Marie Guite Dufay a déclaré dans sa campagne vouloir "tout faire" pour faire barrage au Rassemblement national.

Au second tour, lors de la triangulaire, Marie Guite Dufay l'avait finalement emporté avec 34,67 % des suffrages (402.916 voix) devant F. Sauvadet (32,89 % 382.16 voix) et Sophie Montel (32,44% -376.913)

Le barrage tiendra-t-il encore six ans plus tard ? "Il s'effrite petit à petit", constate le politologue Jean-Yves Camus.

Du coup, chez LREM on plaide pour un "rassemblement républicain", qui regrouperait autour d'une tête de liste les autres forces "républicaines", afin d'éviter des désistements purs et simples qui laisseraient l'opposition uniquement entre les mains du RN.

"La nécessité est de lutter contre le RN, mais la question est la manière de le faire", estime un conseiller du chef de l'Etat, pour qui les régionales "peuvent être un laboratoire pour voir comment les forces se structurent" avant la présidentielle.

A une semaine du premier tour, la prime aux sortants, qui récompense traditionnellement ceux qui ont géré une crise comme celle du coronavirus, ne semble garantie que pour de rares présidents : Laurent Wauquiez (LR) en Auvergne-Rhône-Alpes et Valérie Pécresse (Libres !, ex-LR) en Ile-de-France, voire le centriste Hervé Morin en Normandie.

Pour les autres, ils seront sans doute contraints de chercher des alliances: "Il y aura des configurations compliquées au second tour, avec des triangulaires ou des quadrangulaires qui peuvent favoriser le RN", observe le politologue Pascal Perrineau.

Cela pourrait être le cas pour le sortant LR Jean Rottner dans le Grand Est ou le PS François Bonneau en Centre-Val de Loire, pris en tenaille entre le RN et le ministre Marc Fesneau, le candidat le mieux placé de la majorité présidentielle pour remporter une région lors d'un scrutin qui lui est défavorable.

Dans de nombreuses régions, la question d'une fusion des listes se posera. Et ce même si "entre LR et LREM ce sera compliqué", explique M. Perrineau, qui rappelle le psychodrame qui a secoué les Républicains après l'annonce par le Premier ministre Jean Castex d'un accord avec le sortant LR Renaud Muselier en Paca.

Un tremplin pour 2022 ?

Bien que locales, ces élections prennent une dimension nationale encore plus importante que d'habitude en raison de la proximité de la présidentielle.

A droite, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, qui se sont engagés à se retirer de la vie politique s'ils sont battus, ainsi que Laurent Wauquiez attendent du scrutin un tremplin pour se lancer potentiellement dans la course à l'Elysée. Des trois, le présidents des Hauts-de-France a déjà annoncé qu'il serait candidat en 2022, sauf défaite le 27 juin.

"Ces élections seront un indicateur", estime M. Perrineau. "Si LR s'en tire bien, le parti pourra affirmer qu'il n'est pas en crise, qu'il n'est pas déchiré entre LREM et le RN, et que les électeurs lui refont confiance", analyse-t-il.

A gauche, les Verts comptent profiter de la dynamique qui les a portés à la tête de plusieurs grandes villes l'an dernier lors des municipales. Ils misent sur un succès en Pays de la Loire, où un sondage donne vainqueur au second tour l'écologiste Matthieu Orphelin face à la sortante LR Christelle Morançais.

Mais la gauche part divisée, à l'exception des Hauts-de-France où l'écologiste Karima Delli est parvenue à la rassembler autour de sa candidature.

Dans les départements, le scénario est identique: les sortants devront faire face à la poussée du Rassemblement national, qui là non plus ne détient aucun d'entre eux.

(Avec AFP)

Politique

Loi d’urgence agricole : deux rassemblements prévus samedi dans le Doubs avant le vote définitif

À quelques jours du vote définitif au parlement de la loi dite d'urgence agricole, prévu le 21 juillet 2026, deux rassemblements sont annoncés samedi 19 juillet dans le Doubs à l'appel de plusieurs associations. Baptisées ”À notre santé”, ces mobilisations se tiendront à 10 heures à la Gare d'eau de Besançon et à la Fontaine des Frenelots, entre Morteau et Les Fins.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Après trois mandat, Alain Joyandet fait ses adieux au Sénat

Le sénateur Alain Joyandet, a pris part le 8 juillet dernier à son ultime séance au Sénat durant laquelle il a pu poser une dernière question au Gouvernement en tant que sénateur de la Haute-Saône. L’homme politique avait annoncé en avril 2026 ne pas vouloir briguer un 4e mandat pour les prochaines élections sénatoriales qui auront lieu le 27 septembre 2026.

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre : LFI parle de “permis de tuer”

La France insoumise Besançon a réagi à l'adoption, mardi 8 juillet, en première lecture par l'Assemblée nationale, d'une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le mouvement critique le soutien apporté à cette mesure par la majorité présidentielle, la droite et l'extrême droite, estimant que cette réforme constitue une atteinte à l'État de droit.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.64
ciel dégagé
le 19/07 à 23h00
Vent
2.06 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
66 %

Sondage