Sénatoriales : seuls le Jura et la Nièvre concernés en Bourgogne Franche-Comté

Publié le 24/09/2017 - 10:00
Mis à jour le 24/09/2017 - 13:22

Le dimanche 24 septembre 2017, les grands électeurs vont renouveler la moitié des sièges de sénateurs du palais du Luxembourg. En France, quelque 1.971 candidats vont se présenter aux 171 sièges de sénateurs : un record. Ils sont dix dans le Jura dont cinq de la droite et du centre…

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Le Sénat est renouvelable par moitié tous les trois ans. Cette année, sur un total de 348 sénateurs, 171 sièges sont concernés.

  • 38 départements métropolitains (du 33 Indre-et-Loire au 66 Pyrénées-Orientales + département de l'île de France)  pour 150 sièges
  • 6 départements et collectivités d'outre-mer (14 sièges)
  • 6 sièges des Français hors de France et un siège vacant.

En 2014, lors du précédent renouvellement sénatorial, quelque 1.733 candidats s'étaient disputé les 178 sièges qui étaient alors renouvelés.

  • Pour l'anecdote, C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République que la présidentielle, les législatives et les sénatoriales se déroulent la même année.

 Deux types de scrutin selon les départements

 Il s'agit d'un scrutin au suffrage indirect. Dans les départements élisant deux sénateurs ou moins (c'est le cas du Jura et de la Nièvre), l'élection a lieu au scrutin majoritaire à deux tours. Dans ceux élisant plus de deux sénateurs, l'élection a lieu à la proportionnelle à la plus forte moyenne.

76 359 grands électeurs sont appelés à voter le dimanche 24 septembre 2017.  Ce collège électoral est composé d’élus locaux, (+ de 95% de conseillers municipaux), dont les ressorts sont très différents de ceux des élections législatives.

Le renouvellement le 24 septembre de la moitié du Sénat, qui clôt la séquence électorale 2017, constitue un premier test pour le parti Emmanuel Macron, qui a révisé à la baisse son ambition de peser à la haute assemblée. Si la République en Marche présente des candidats dans toute la France métropolitaine, ses dirigeants font preuve de prudence, la composition du collège électoral qui élit les sénateurs, essentiellement des représentants des petites communes, ne lui étant pas favorable.

Les enjeux

Pas de basculement attendu. À droite depuis 2014, le Sénat devrait le rester. "Le climat est profondément différent de celui de juin. La France est en train de sortir de l'hypnose macronienne", analyse Bruno Retailleau, qui préside le groupe Les Républicains au Sénat.

Considéré comme le représentant des collectivités, le Sénat attache une importance particulière à ce qui les concerne. "Elles sont ulcérées de cette manie du pouvoir parisien de se défausser sur elles", affirme l'élu LR de Vendée. Un mécontentement qui pourrait s'exprimer le 24 septembre. "La réduction des emplois aidés crée des difficultés immédiates pour les collectivités et associations", avait mis en garde au mois d'août le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), sur Twitter.

Argument écarté par François Patriat, l'un des premiers soutiens d'Emmanuel Macron au Sénat, pour qui ces décisions "parfois courageuses" du gouvernement "suscitent à tort l'inquiétude des élus locaux". "Nous avons de bons candidats, implantés dans la vie active. Mon objectif est que nous soyons le deuxième groupe du Sénat", soutient le sénateur de Côte-d'Or. "Si on est 50 au groupe ce sera bien", concède le président du groupe REM, qui compte aujourd'hui 29 membres, dont les deux tiers sont renouvelables ou ne se représentent pas. 

Autre enjeu du scrutin : Emmanuel Macron obtiendra-t-il la majorité des 3/5e des parlementaires (555 élus à l'Assemblée et au Sénat, sur un total de 925) nécessaires pour faire adopter des réformes constitutionnelles ? C'est peu probable au vu des ambitions mesurées de la République en Marche au Sénat. Mais les lignes peuvent bouger après le vote.  L'exécutif devrait alors tenter de rassembler ces différentes sensibilités pour disposer des 3/5e nécessaires pour réformer la Constitution. L'autre solution étant l'usage du référendum.

Deux ministres sont candidats cette année, Jacqueline Gourault (Intérieur) à sa propre succession dans le Loir-et-Cher, et Gérald Darmanin (Comptes publics) en position non éligible dans le Nord.

Les candidats inscrits aux élections sénatoriales dans le Jura

10 candidats se présentent dans le Jura. Le président du conseil départemental qui avait pourtant l'investiture LR a préféré renoncer en dénonçant les "ambitions individuelles" : pas moins de cinq candidats "de droite" sont sur les rangs.

  •  Deux sièges sont à pourvoir 

Candidat

Suppléant

Philippe ANTOINE (LREM)

Martine VUILLEMIN

Dominique CHALUMEAUX (LR)

Françoise VESPA

Marie-Christine CHAUVIN (DVD)

Christian BUCHOT

Claude FAIVRE (DVD)

Virginie BIZET

Jean-Pascal FICHÈRE (DVD)

Virginie PÂTE

François GODIN (LREM)

Nathalie RUDE

Brigitte MONNET (EELV)

Laurent MENETRIER

Stéphane MONTRELAY

Ghislaine FRAISSE

Sylvie VERMEILLET (UDI)

Serge LACROIX

Jean-Claude WAMBST (PS)

Anne-Christine DONZE


  • Sortants : Gérard Bailly (LR) – Gilbert Barbier (RDSE)

 

 

 

Source infographie  : public sénat

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