Violences urbaines à Besançon : un appel au calme lancé collectivement par les élus...

Publié le 02/07/2023 - 09:44
Mis à jour le 02/07/2023 - 10:45

Depuis jeudi soir, les quartiers de Besançon, notamment le quartier de Planoise, ont été la cible de violences urbaines. Samedi 1er juillet 2023, les élus de la majorité, mais aussi de l'opposition se sont retrouvés afin d'appeler au calme.

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"À Besançon, l’appel au calme de toutes les autorités, l’action de la police et la mobilisation de tous:les acteurs publics/privés, des parents auprès de la jeunesse, c’est notre réponse. Elle est collective et nous oblige tous", écrit ce dimanche matin Anne Vignot, la maire de Besançon.

Laurent Croizier, élu au Conseil municipal et député du Doubs, soutient la maire : "Il était important que collectivement, nous, élus du Conseil municipal de Besançon, au-delà de nos divergences, décidions de parler d’une seule voix pour appeler à l’apaisement, au discernement et à la responsabilité. Les émeutes, les dégradations et les pillages sont inacceptables dans un état de droit. La justice poursuivra, à juste raison, leurs auteurs. Rien ne justifie les violences, elles provoquent au contraire la spirale du pire", explique-t-il.

Concernant Ludovic Fagaut, chef de file du Groupe Besançon Maintenant, le discours est le même : "

"J’ai rappelé que l’Etat de droit devait primer et il est incontournable que l’ordre Républicain soit de retour. Profiter d’une situation pour créer des émeutes et des scènes de guérillas urbaines, il faut dans ce cas être intransigeant avec ceux qui veulent détruire la société. Total soutien à nos forces de l’ordre, aux sapeurs-pompiers, aux habitants de Planoise, clairs-soleil et autres quartiers de Besançon, commerçants et agents municipaux

Tous propos qui légitiment la violence doivent être condamnés et la théorie de l’excuse n’a pas sa place dans ces actes d’une grave violence La justice et l’enquête détermineront les responsabilités de chacun. L’appel au calme est de mise à Besançon et je refuse que notre ville soit saccagée. Il faut mettre fin à la spirale destructrice et à la posture inacceptable des émeutiers. Nos habitants, nos acteurs qui font la vie de Besançon en souffrent. Le calme doit retrouver ses droits ainsi que l’ordre Républicain.

Pour rappel, quatre policiers ont été blessés dans la nuit de jeudi à vendredi. De nombreux dégâts ont été recensés notamment à Planoise avec l'incendie d'une banque et le pillage de l'Euromarket. La médiathèque de Clairs-Soleils a été vandalisée avant-hier soir ainsi qu'une station de tramway...

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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