Le premier centre d'études et de conservation des œufs et du sperme fête ses 40 ans !

Publié le 22/11/2013 - 15:23
Mis à jour le 23/11/2013 - 10:22

Le premier Cecos (Centre d’études et de conservation des œufs et du sperme) a été mis en place en 1973 par le Professeur Georges David, à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. Créé au sein du CHRU pour organiser le don de spermatozoïdes dans notre région, le Cecos de Besançon a été lui aussi fondé en 1973, dans les mois qui ont suivi la création du premier Cecos français. Plus de 50.000 enfants sont nés grâce aux dons de spermatozoïdes, dons d’ovocytes et accueils d’embryons mais le nombre de donneurs demeure insuffisant..

 ©
©

Le premier Cecos (Centres d'études et de conservation des œufs et du sperme) a été mis en place en 1973 par le Pr Georges David, à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre. Rapidement, s’est créé un réseau couvrant progressivement le territoire national fonctionnant avec des règles scientifiques et éthiques qui furent à la base des lois de Bioéthique. Durant ces quarante ans, les progrès dans la prise en charge des problèmes d’infertilité, de don de gamètes et de préservation de la fertilité ont été majeurs.

Créé au sein du CHRU pour organiser le don de spermatozoïdes dans notre région, le Cecos de Besançon a été lui aussi fondé en 1973, dans les mois qui ont suivi la création du premier Cecos français.
Comme pour les 22 autres centres mis en place depuis cette date, et réunis depuis 1980 au sein de la Fédération française des Cecos, il adoptait les principes fondamentaux énoncés par le Professeur Georges David : "Le don du sperme est un don gratuit et anonyme, de la part d'un couple ayant des enfants à un couple qui désire en avoir."

Quelques chiffres régionaux

Dons de spermatozoïdes

  • Plus de 400 donneurs de sperme se sont présentés au CECOS Besançon depuis sa création ; le don de la moitié d’entre eux environ a été retenu.
  • Près de 1700 couples se sont adressés à lui depuis sa création, dont un quart pour avoir une deuxième voire une troisième grossesse.
  • Près de 1000 enfants sont nés de son activité. Dons d’ovocytes et accueils d’embryons

Dons d'ovocytes et accueils d'embryon

Depuis 5 ans, le Cecos et l’équipe du Centre d’AMP du CHRU de Besançon pratiquent le don d’ovocytes et l’accueil d’embryons.

Préservation de fertilité

  • Depuis leur création, un autre versant de l’activité des Cecos a connu un grand essor : la préservation de fertilité par cryoconservation de gamètes (autoconservation de spermatozoides et très récemment d’ovocytes) pour les patients soumis à un traitement gonadotoxique (chimio et/ou radiothérapies) potentiellement stérilisant : le CECOS de Besançon conserve ainsi plus de 30 000 paillettes de sperme provenant de plusieurs milliers de patients, dans le but, en cas de stérilité définitive, de leur conserver la possibilité de devenir parents plus tard.
  • Depuis quelques années la conservation des tissus gonadiques a été développée : la première naissance en France, d’un enfant conçu après greffe de tissu ovarien cryoconservé a été obtenue au CHRU de Besançon en 2009.
  • Initiée il y a près de 40 ans, cette offre de préservation de la fertilité, a été confortée dans les dernières années, notamment dans le Plan Cancer 2009-2013 qui prévoit dans sa mesure 21.3 "de reconnaître, en lien avec l’Agence de la biomédecine des plateformes régionales de cryobiologie associées aux Cecos" dédiées à ces activités. Depuis son implantation fin 2012 dans ses nouveaux locaux sur le site de l’hôpital Jean-Minjoz, le Cecos bénéficie d’un plateau technique de cryobiologie de très haut niveau.

Une coopération unique en France

Pour que ces activités se développent davantage dans les régions Franche-Comté et Bourgogne, les équipes bisontine et dijonnaise unissent depuis plus de 10 ans leurs efforts. Une convention, signée entre les deux CHU, a permis l’instauration au sein du Cecos Franche-Comté-Bourgogne, d’une coopération unique en France au bénéfice des couples qui ont recours au don de gamètes.

Appel à volontaires

En France, plus de 50.000 enfants sont nés grâce aux dons de spermatozoïdes, dons d'ovocytes et accueils d’embryons. L'utilisation des gamètes de chaque donneur/donneuse pour un nombre limité de grossesses nécessite un recrutement permanent.

Le nombre de donneurs demeure insuffisant et le recrutement reste aujourd’hui la préoccupation essentielle des Cecos.

Si vous pensez pouvoir faire un tel don, selon les principes de la règlementation française (anonymat, bénévolat), et si vous avez moins de 37 ans pour une femme ou moins de 45 ans pour un homme, renseignez-vous : vous êtes un donneur ou une donneuse potentiel(le) et vous pouvez venir en aide aux couples confrontés à la stérilité et désireux de devenir parents. 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Les conseils de Valentine Caput : et si en 2026 on arrêtait de se prendre la tête avec son assiette ?

L'oeil de la diet' • En ce début d'année, les bonnes résolutions fleurissent : manger mieux, faire attention, perdre quelques kilos... Souvent avec beaucoup de bonne volonté et parfois un peu trop de sévérité... On fait le point avec notre nutritionniste Valentine Caput qui vous délivre les bons conseils pour débuter sereinement 2026. 
 

Qualité de l’air en Bourgogne Franche-Comté : une hausse des particules fines observée en cette fin d’année

Depuis plusieurs jours, la qualité de l’air se dégrade sous l’effet d’une hausse des concentrations en particules fines. Selon les informations d'Atmo Bourgogne Franche-Comté lundi 29 décembre 2025, "les concentrations en particules fines augmentent progressivement". Les conditions météorologiques actuelles expliquent en grande partie cette situation : un temps froid et sec favorise leur accumulation dans l’air, en limitant leur dispersion.

Don du sang : les réserves fragilisées par les fêtes de fin d’année

"Et si, cette année, le plus beau cadeau n’était pas sous un sapin ?" C’est par cette question que l’Établissement français du sang interpelle pour rappeler "que le plus beau des cadeaux c’est de donner" son sang surtout dans une période comme celles des fêtes de fin d’année où "la mobilisation est plus que jamais nécessaire". 

16 structures labellisées “France Santé” en Haute-Saône

Sous la conduite du préfet de la Haute-Saône et de l’agence régionale de santé, et en partenariat avec le conseil départemental et les acteurs locaux, seize structures ont été labellisées France Santé en Haute-Saône en 2025. Il s’agit d’une offre de soins de proximité rapide, lisible et équitable, a-t-on appris dans un communiqué de la préfecture.

En France, la grippe s’invite aux fêtes de d’année

L’activité des infections respiratoires aiguës (IRA) a connu une nette augmentation en France durant la semaine 50, comprise entre le 8 et le 14 décembre 2025, selon le dernier bulletin national de Santé publique France. Cette hausse concerne l’ensemble des classes d’âge et est principalement portée par la circulation des virus grippaux.Dans ce contexte, les autorités sanitaires alertent sur un risque accru de recours aux soins dans les semaines à venir et rappellent l’importance des mesures de prévention à l’approche des fêtes de fin d’année.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.95
légère pluie
le 09/01 à 12h00
Vent
8.38 m/s
Pression
1002 hPa
Humidité
85 %