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TEMOIGNAGE Marginaux de la Grande Rue: "Faites une pétition !"

Besançon et ses marginaux de la place Pasteur... A l’énoncé du sujet je me frotte déjà les mains en imaginant certains commentaires désapprobateurs sur cet article qui suinte le fascisme dès l’intitulé. (Ne me décevez pas, j’ai pris ma pause de midi pour vous l’écrire..). Préambule / pacte de sincérité avec mon lecteur : je ne serai pas original. Parce que le sujet ne l’est pas.

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Alors pourquoi cet article ? Car hier soir j’ai eu un peu honte d’habiter ici, un peu plus que d’habitude j’entends. Je ne saurais pas vous dire si c’était les bris de verre, la pisse, les chiens ou le fait de quasiment se prendre une mandale perdue en rentrant chez moi à 23h.. Mais tel le Joker j’ai eu envie de rire et de commettre des crimes atroces en même temps. Étrange impression.

Rassurez vous, comme un homme civilisé j’ai relativisé 10 minutes, bu un thé Oolong parfait pour le soir et suis parti pour un sommeil (lui aussi) relatif. : ) Etant habitant de la Grande rue je vais essayer de parler du problème qui me taraude le plus objectivement possible – au regard de l’exaspération quotidienne / minute par minute passé 21h, ça vaut la peine de faire une phrase pour cela.

Je passe en « mode constat », l’unique mode valable à ce jour pour les problèmes dont je vais traiter : Présence quotidienne de 10 à 20 marginaux (les jours de Fête) place pasteur. Conséquences directes = déjections canines voire humaines dans les arrières cours / squat jour et nuit dans les arrières cours / débris laissés après chaque passage, bris de verre dans la rue et dans les arrières cours / utilisation des point d’eau (dédiés aux personnel de nettoyage) pour laver les chiens donc bruit / 10 litres d’urine dans le couloir à 19h / musique à fond dans des postes radio / bagarres et agressivité d’une partie (pas tous) des marginaux / chiens en liberté.

Quand la plupart du temps vous noyez les bruits de fond dans un bon Marvin Gaye les mauvais soirs vous suivez le conseil du PDF de la mairie intitulé « savoir réagir face aux incivilités » et vous appelez la police puisque c’est l’unique bureau qui vous a répondu : (je cite) « Oui on sait on est de la patrouille VTT donc on les voit tous les jours.. je sais pas trop quoi vous dire monsieur, on met des amendes mais ils sont pas solvables.. donc ils continuent.. alors on fait vider les cannettes mais bon.. faîtes une pétition on sait jamais.. je doute que ça aboutisse mais bon.. il faudrait un décret municipal mais est ce qu’il y a une volonté pour ça en haut lieu.. ». Fin de la conversation, je savais à quoi m’attendre et je n’ai pas été déçu.

Le policier ne se moquait pas de ce que je lui disais, il avait simplement l’intonation du type qu’on appelle 50 fois par jour pour une chose contre laquelle il ne pouvait déjà rien faire lorsqu’il était stagiaire. Concrètement, graphiquement le PDF de la mairie est pas mal, les gugusses pixellisés font un peu années 90 mais ça passe.. rien d’autre à ajouter sur ce document.

Interlude ludique ! : Faites un tour sur le site de l’Ina et regardez la vidéo « une plainte contre les punks à Besançon » diffusée en 1988. A l’époque c’était les punks maintenant on ne sait plus trop ce que c’est mais vous verrez que le problème reste à peu près le même. http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/BEC8804070720/une-plainte-contre-les-punks-a-besancon.fr.html Bon côté dialogue le niveau est un peu moins bon aujourd’hui.

En rentrant chez moi un type urinait au milieu du couloir, j’engage le dialogue avec deux types (20 et 30 ans, pas spécialement alcoolisés). Je croyais avoir un argument imparable en leur annonçant fièrement que les toilettes publiques de Campo Novo avaient enfin rouvert ! Quelle fut ma déception lorsqu’il me répondirent « Ecoute file moi tes chiottes après tu pourras venir me parler. Tu crois que ça me fait plaisir de pisser tous les jours dans ce couloir..».

Bref l’un commençant à me pousser en parlant, je me dis que c’est le moment de temporiser en enjambant la dernière flaque de pisse qui me séparait des escaliers pour rentrer chez moi. De là à dire que la prochaine fois je redescendrai avec une matraque pour me soulager il n’y a qu’un pas... que je ne franchirai pas.

Ce week-end j’ai pris un train pour une autre ville française (plus grande que Besançon). Sur trois jours, pas une bagarre, pas d’odeur de pisse quand j’ouvrais la fenêtre, jamais taxé dans le centre ville, pas de gueulards à tous les coins de rue. C’est simple ce séjour avait tout d’une caméra cachée. Irréel quand ça fait 8 mois qu’on a pas quitté Besac. A la place du directeur de l’office de tourisme de Besançon je serais plutôt inquiet. Ma voisine est partie il y a peu, pour reprendre ses termes « elle s’est barrée ».

Elle tenait un commerce place Pasteur et habitait Grande Rue, la totale : « œuf-jambon-fromage » comme on dit.. Evidemment je suis attaché à cette ville, pas parce que je l’ai choisi ou que je ne fait qu’y étudier mais parce que j’y est toujours vécu, dans tous ses quartiers même les plus improbables.. C’est donc triste d’en arriver à ne plus penser du bien d’elle lorsqu’on est ailleurs, de ne plus vouloir rentrer chez soi...

Rassurez vous tout cela ne m’empêche pas de dormir, seule me dérange l’idée que si les enfants du préfet pataugeaient tous les soirs dans une flaque de pisse au milieu des chiens en rentrant de l’école, évidemment, nous n’en parlerions plus depuis longtemps.
besancon25000

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