A Cusset (Allier), les victimes d'une escroquerie étaient défendues par... un faux avocat

Publié le 23/01/2021 - 06:27
Mis à jour le 23/01/2021 - 06:59

insolite • Il portait la robe noire mais sa plaidoirie fantaisiste n’a pas fait illusion: à l’issue d’une audience jeudi 21 janvier 2021 au tribunal judiciaire de Cusset (Allier), un homme qui se prétendait avocat et qui défendait deux victimes d’une escroquerie, a été interpellé et écroué.

A l'issue de sa garde à vue vendredi, durant laquelle il a assuré qu'il comptait devenir avocat, il a été mis en examen pour "exercice illégal de la profession d'avocat" et "escroquerie en récidive" et placé en détention provisoire, a-t-on appris vendredi auprès du procureur de la République de Cusset Eric Neveu.

Jeudi, avant même le début de l'audience, le comportement "atypique" du prétendu avocat de 35 ans, qui faisait des selfies devant le tribunal avec ses deux clients, a intrigué les magistrats.

L'affaire d'escroquerie dans laquelle il défend les deux victimes, flouées après avoir voulu acheter des lingots d'or sur un site d'annonces entre particuliers, est examinée par le tribunal puis vient le moment de sa plaidoirie. "Il racontait n'importe quoi et sur des aspects techniques, il ne comprenait pas les questions qu'on lui posait", a déclaré M. Neveu, confirmant une information de La Montagne.

Quelques rapides vérifications ont permis de confondre et d'interpeller Sébastien Buisson, déjà mis en examen et sous contrôle judiciaire dans une autre affaire... d'escroquerie.

Il est soupçonné d'avoir détourné près de 260.000 euros entre 2014 et 2018 au détriment de l'association caritative "Les Nez rouges, clown et artistes à l'hôpital", basée à Limoges, qu'il avait fondée et présidée. De premières investigations ont permis d'établir que le trentenaire avait "plaidé dans d'autres tribunaux en France", selon le procureur.

(AFP)

Justice

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.08
ciel dégagé
le 04/07 à 23h00
Vent
1.36 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
71 %

Sondage