Alstom : les salariés de Belfort, fixés dans dix jours sur leur sort

Publié le 13/09/2016 - 16:57
Mis à jour le 13/09/2016 - 17:37

Christophe Sirugue, le secrétaire d’Etat à l’industrie a annoncé ce mardi 13 septembre 2016 qu’il se donner "dix jours pour apporter des réponses" aux 400 salariés du site d’Alstom à belfort, menacé de fermeture. Une décision qui ne rassure pas les syndicats qui appellent à une "initiative".

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© damien poirier
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Le secrétaire d’État à l’Industrie, Christophe Sirugue, « se donne dix jours pour apporter des réponses » aux quelque 400 salariés de l’usine Alstom de Belfort, menacée de quasi-fermeture, ont déclaré plusieurs syndicats à l’issue d’une rencontre mardi à Bercy. « On a été écoutés » par le secrétaire d’État, qui « se donne dix jours pour nous apporter des réponses« , a rapporté Stéphane Flégeau (CGT métallurgie), des propos confirmés ensuite par la CFDT et la CFE-CGC.

Des rencontres vont être organisées avec la fillière ferroviaire

 « Des rencontres vont être organisées avec l’ensemble des acteurs de la filière (ferroviaire) dans les prochains jours« , selon le syndicaliste, qui a cité la SNCF, la RATP et le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif). M. Sirugue « a demandé à être jugé sur ses actes dans dix jours« , a confirmé André Fages de la CFE-CGC Belfort. Le gouvernement est « en train de regarder tous les axes pour soutenir la filière dans son ensemble« , notamment en envisageant « de relancer le comité stratégique de la filière ferroviaire« , selon Thierry Muller (CFDT) qui y voit « une coquille vide« .

Les syndicats sont méfiants

D’après la CGT, la décision d’arrêter la production de locomotives de l’usine historique d’Alstom à Belfort ne répond pas à une logique industrielle. « La question est : est-ce qu’on maintient une industrie de production en France (…) ou est-ce qu’on reste dans une logique financière (…) qui engendre une suppression de l’appareil productif ? « , s’est interrogé le représentant de la CGT métallurgie. Son syndicat « appelle à une initiative » au siège de la compagnie à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) le 27 septembre, jour du prochain comité central d’entreprise. De son côté, le délégué de FO Philippe Pillot a émis le souhait que la direction et le gouvernement puissent « se parler« . « Pour l’instant, ce n’est pas gagné« , a-t-il observé.

(AFP)

 

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