Belfort épargné par la vague de licenciements de General Electric

Publié le 13/01/2016 - 17:36
Mis à jour le 13/01/2016 - 17:36

Le conglomérat américain General Electric (GE) a annoncé ce mercredi 13 janvier 2016 qu’il allait supprimer 6 500 emplois en Europe, dont 765 en France, dans les activités énergie d’Alstom dont il a finalisé le rachat en novembre 2015, confirmant partiellement une information de L’Est républicain. 

 ©
©

"Le site de Belfort ne sera pas touché"

"Le plan de restructuration va toucher plusieurs pays européens et impacter potentiellement 6 500 emplois sur 35 000. En France, 765 personnes seront impactées, sur un peu moins de 9 000, essentiellement au siège de Levallois et dans les activités grid", a déclaré un porte-parole de GE. "En France, le site de Belfort ne sera pas touché, ni les activités dans les énergies renouvelables", a précisé le porte-parole, insistant sur le fait que le groupe maintenait son engagement de créer au final 1 000 emplois nets dans l'Hexagone.

Reclassements, suppressions de postes et départs volontaires

Dans le pays, "les consultations avec les comités d'entreprise démarrent aujourd'hui et le processus s'étendra sur deux ans. Nous avons pris des engagements de reclassement et les suppressions de postes se feront essentiellement par départs volontaires", a-t-il précisé.

Des pays non européens seront également touchés par cette restructuration, que General Electric justifie par un contexte énergétique déprimé, mais le groupe n'a pas confirmé le chiffre de 10 000 suppressions de poste dans le monde avancé par le quotidien L'Est républicain. "Sur le long terme, nous restons persuadés que le mariage de GE et d'Alstom nous rendra plus forts pour aborder ce marché", a assuré le porte-parole.

Des secteurs d'activités concernés

"On a vraiment l'impression que c'est un plan de licenciement boursier, qu'il faut trouver trois milliards de dollars d'économies et que, du coup, ça se décline en 10 000 suppressions de postes à faire d'ici fin 2017", a déclaré Arnaud Séjourné, de la CFE-CGC. Mais les syndicats affirment que la direction a évoqué devant les partenaires sociaux, réunis mardi 12 janvier 2016 en comité d'entreprise européen, la perspective de 830 suppressions de postes, notamment, selon la CGT, dans "des activités industrielles liées aux centrales à charbon et aux chaudières". La CFE-CGC a précisé que l'activité Alstom Boiler à Massy serait transférée en Angleterre.

Du licenciement... à la création de postes

Le site emblématique de Belfort sera épargné, comme les activités dans les énergies renouvelables, a indiqué l'industriel américain, qui insiste sur le fait que son engagement de créer 1 000 emplois nets hautement qualifiés dans l'Hexagone au cours des trois prochaines années est maintenu. Ce dont doute la CGT.

Le syndicat fustige un "habillage" de créations "via de l'internalisation de sous-traitance et du rapatriement d'activités d'autres pays européens", à coup d'"argent public", via le crédit d'impôt recherche. Cette promesse de création d'emplois avait été concédée par GE pour obtenir l'aval du gouvernement français au rachat du pôle énergie d'Alstom, que le groupe américain avait dû longuement et âprement négocier au printemps 2014, face aux craintes de voir passer sous pavillon étranger des activités jugées stratégiques pour le pays.

Le but du gouvernement ? "Respecter les 1 000 nouveaux postes"

"Le gouvernement français est comptable et sera comptable (...) de l'engagement qui a été pris par General Electric", a souligné le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll à l'issue du conseil des ministres, précisant qu'il s'en était entretenu avec le ministre de l'Économie Emmanuel Macron dans la matinée. "Ce qui nous importe et ce qui va être le rôle du ministère de l'Economie, c'est de faire respecter les 1 000 créations de postes qui étaient prévues dans l'accord signé avec le gouvernement français" au moment du rachat des activités énergie d'Alstom, a souligné Stéphane Le Foll. Mais pour Laurent Santoire, délégué CGT, "le gouvernement français n'a pas verrouillé le devenir d'Alstom et donc le devenir de la filière énergétique".

Relocalisation à Belfort

Les créations de postes promises par GE n'incluent pas les 500 emplois américains dans la fabrication de turbines qui seront relocalisés à Belfort grâce à une promesse de financement de l'assureur-crédit français Coface. L'opération de rachat du pôle énergie d'Alstom, la plus importante dans l'histoire de GE, avait été finalisée le 2 novembre 2015 pour un montant de 9,7 milliards d'euros. Elle a marqué la naissance d'une nouvelle division énergie pour le géant américain, forte de 65 000 salariés dans plus de 120 pays, et le recentrage d'Alstom sur ses seules activités de transport. La France accueillera en tout les sièges de cinq activités : énergies renouvelables, éolien en mer, hydroélectricité, réseaux et nucléaire. GE n'a pas détaillé les coupes claires en Europe.

(AFP)

Economie

Étude Insee – Malgré son ancrage industriel, la Bourgogne-Franche-Comté poursuit sa perte de vitesse

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a publié le 24 février 2026 une étude consacrée à l’évolution de l’emploi industriel dans la Bourgogne-Franche-Comté. Intitulée "Pourquoi l’emploi industriel décroche-t-il dans la région ?" et signée par Hélène Ville, cette analyse met en lumière un recul marqué et durable, malgré le maintien d’un fort ancrage industriel.

L’Arc jurassien franco-suisse lance un nouvel appel à projets transfrontaliers

Arcjurassien.org annonce le lancement du premier appel à projets de l’année 2026 dans le cadre de son "Fonds de soutien aux petits projets transfrontaliers" (FPPT). Doté de CHF 100'000 (108 000 €), ce dispositif vise à encourager les initiatives locales favorisant la coopération entre la France et la Suisse au sein de l’Arc jurassien.

Publiez vos annonces légales là où elles ont le plus d’impact… sur maCommune.info

Dans un contexte où la visibilité et la conformité juridique sont essentielles, le choix du support pour publier une annonce légale ne doit rien laisser au hasard. Aujourd’hui, de plus en plus d’entrepreneurs, de professionnels du droit et de dirigeants d’entreprise font confiance à maCommune.info pour la diffusion de leurs annonces légales. Et pour cause : la plateforme s’impose comme la solution moderne, efficace et stratégique face aux supports traditionnels.

Budget 2026 : Grand Besançon Métropole assure maintenir le cap malgré les incertitudes nationales

Le Conseil communautaire de Grand Besançon Métropole examinera, jeudi 26 février 2026, le projet de Budget primitif 2026. Présenté par Gabriel Baulieu, premier vice-président de la collectivité, le document s’inscrit dans la continuité des orientations débattues le 29 janvier dernier.

Production industrielle : la Région BFC met en valeur la formation pour “soutenir le tissu économique local”

Le dispositif de formation régional "production industrielle" vise à favoriser le retour à l’emploi et répondre à la demande de profils qualifiés. Il a été présenté mardi 24 février 2026 au sein de l’entreprise John Deere sur son site d’Arc-lès-Gray en présence du président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain. 

Shein ouvrira mercredi ses boutiques dans cinq BHV en province dont Dijon

Initialement prévues pour fin 2025, des boutiques Shein ouvriront mercredi 25 février 2026 dans les BHV (ex-Galeries Lafayette) de Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims, a annoncé ce mardi à l'AFP la plateforme asiatique de mode ultra-éphémère, dont l'installation en novembre en physique à Paris, une première au monde, a suscité un tollé.

À Besançon, une psychopédagogue pour accompagner les enfants en difficulté scolaire

Depuis le début du mois de  février 2026, Julie Saint-Hillier a ouvert son cabinet de psychopédagogie au 107 Grande Rue à Besançon. Après une carrière en littérature et de nombreuses années dans l’enseignement Julie Saint-Hillier a décidé de se former dans ce nouveau métier, la psychopédagogie.

MMA Saint-Ferjeux à Besançon : 1 an déjà… et des mois offerts pour fêter ça !

PUBLI-INFO • Il y a un an, une nouvelle page s’ouvrait pour MMA à Besançon. L’agence historiquement implantée à Chateaufarine prenait un nouveau départ en s’installant au cœur du quartier Saint-Ferjeux. Douze mois plus tard, l’heure est au bilan… et aux bons plans !

Crédit Agricole x Armées : une offre exceptionnelle pour celles et ceux qui nous protègent

Le Crédit Agricole lance une offre inédite destinée aux militaires, gendarmes, et personnels civils du ministère des Armées. Depuis le 5 janvier 2026, les 370.000 femmes et hommes engagés pour la sécurité des Français peuvent bénéficier d'avantages bancaires exclusifs dans toutes les Caisses régionales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.61
légère pluie
le 28/02 à 12h00
Vent
3.04 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
87 %