Blanchiment lié à l'acquisition d'un château : l'accusé nie s'être fait passer pour mort

Publié le 09/11/2022 - 08:16
Mis à jour le 08/11/2022 - 18:39

Une arrivée "rocambolesque" en France et une mémoire parfois sélective : le principal prévenu dans l'affaire de blanchiment liée à l'achat du château de la Rochepot, en Côte-d'Or, s'est expliqué durant la deuxième journée d'audience, tentant de se défausser sur ses co-prévenus et de brouiller les pistes, mardi 8 novembre à Nancy.

 © CC BY 2.0 – Patrick – Flickr
© CC BY 2.0 – Patrick – Flickr

"Je ne me souviens pas", "peut-être", "probablement", répond souvent Dmitri Malinovsky aux questions de la présidente, Brigitte Roux, qui a tenté toute la journée d'éclaircir les choses.

Longuement interrogé sur son parcours, son départ d'Ukraine puis son arrivée en France, il a livré une histoire "rocambolesque", selon Mme Roux : après s'être fait casser la jambe lors d'un règlement de compte par son ancien associé ukrainien en janvier 2014, il aurait ensuite été kidnappé en août. Retenu en Hongrie, il a réussi à s'enfuir en décembre de la même année, dérobant un sac à ses ravisseurs contenant une arme, de l'argent et un faux passeport roumain.

Sa mort présumée, accréditée à cette période par un faux certificat de décès délivré par des "fonctionnaires corrompus", est un coup monté, jure-t-il.

Dmitri Malinovsky charge ses parents, ses amis et ses proches

Arrivé en France en mai 2015, il a trouvé un appartement à Paris par le biais d'une amie de sa femme, Katerina Rusanova, elle aussi sur le banc des prévenus. Interrogé sur les différents rendez-vous dans des cabinets d'avocats à Paris, préalables à l'achat du château, il a simplement affirmé avoir accompagné son amie, mais ne pas se souvenir de tout.

À propos des armes retrouvées dans des sacs Hermès au château ? Pas les siennes, jamais vu, de toute façon il ne sait pas s'en servir et n'a pas fait son service militaire.

Quant à l'argent qui a servi à acheter le château de La Rochepot en 2015, Dmitri Malinovsky charge ses parents, ses amis, ses proches. Tous ces projets ne sont pas les siens, il accompagne juste son amie Katerina, et ses parents lui apportent de l'argent car il n'a pas de compte en banque.

Le procès durera deux semaines

Selon l'accusation, M. Malinovsky a acheté le château de La Rochepot avec de l'argent provenant d'une escroquerie : il aurait soutiré plus de 12 millions d'euros à une société de fertilisants dont le siège est à Singapour.

Il a été arrêté en 2018 et le château a été saisi et vidé, au grand dam des habitants de cette commune, qui voyaient défiler quelque 30.000 touristes par an grâce à cette bâtisse. Le procès, commencé lundi, doit durer deux semaines.

(Charles Perrin avec AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
Infos pratiques

Sondage

 5.28
pluie modérée
le 27/01 à 15h00
Vent
1.57 m/s
Pression
997 hPa
Humidité
91 %