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Confinement : les pompiers alertent sur les accidents domestiques...

Publié le 30/03/2020 - 11:00
Mis à jour le 30/03/2020 - 11:00

Multiprises surchargées, bricolage improvisé, enfants penchés au balcon tous les soirs à 20h : les sapeurs-pompiers redoutent plus que jamais les accidents domestiques liés au confinement au moment où l'ennemi invisible du coronavirus complique chaque intervention et crée un "stress permanent".

multiprise
© Bru-nO PXB CC0

"L'activité diminue, notamment sur les accidents de la route, mais les interventions n'ont plus rien à voir avec d'habitude (...) et les pompiers sont aujourd'hui inquiets en permanence", explique Eric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

"D'habitude, si on va sur une foulure de la cheville ou du genou, on sait qu'on va poser une poche de glace, mettre une attelle et embarquer la victime aux urgences. Là, on doit enquêter sur la victime, mettre tout notre nécessaire de protection", détaille le capitaine. "Quand on rentre, le stress est là, on se demande si on a chopé quelque chose et on dort pas tranquille la nuit", dit-il.

S'ils restent peu significatifs selon les Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS) interrogés, quelques accidents domestiques ont eu lieu liés à l'obligation de rester chez soi.

Le problème numéro un, explique M. Brocardi, est "la surcharge électrique liée à l'utilisation des téléphones ou des appareils nomades"."Quand la télévision et la radio sont allumées 10 heures par jour, ce n'est plus la même utilisation de la maison au quotidien", explique-t-il en insistant sur les mesures de prévention.

  1. Pas de téléphone dans les salles humides
  2. Éviter de tout surcharger en même temps
  3. éviter les multiprises qui ne soient pas aux normes européennes, avec le vrai logo"

Attention à la défenestration

"Les défenestrations ça peut aussi arriver (...) car tous les soirs, on se met à la fenêtre à 20H00, tout le monde se penche pour regarder les voisins: il ne faut pas laisser les enfants seuls", dit-il. Autre point, "ce n'est pas parce que les magasins de bricolage sont fermés qu'on doit utiliser du matériel pas forcément adapté: on encourt le risque de se faire mal, de créer un court-circuit ou de s'électrocuter".

Si le public respecte ces consignes, les pompiers peuvent "se concentrer sur l'aide aux personnes soumises au risque infectieux", qui se fait sous intense pression avec la crise sanitaire.

"Ennemi" invisible

"Je pars en intervention (...), je ne vois pas l'ennemi qui est un virus, je redouble de vigilance, et d'un point de vue de la crainte psychologique, je rentre dans un milieu que je ne connais pas", raconte ce pompier. Il faut alors mettre "blouse, lunettes, charlotte".

"Quand on voit des flammes et de la fumée, on met un masque, un casque, un appareil respiratoire isolant, on est blindé, on voit l'ennemi et on sait comment le contrôler, comment l'éteindre et le tuer. Aujourd'hui, on ne sait pas ce qu'il en est" face au virus, poursuit-il. L'intervention s'arrête uniquement quand tous les éléments portés sur soi ont terminé le cycle de décontamination et que l'ambulance a été totalement nettoyée.

"Donc", insiste M. Brocardi, une intervention qui à la base fait une heure, aujourd'hui en fait trois, "entre le moment où l'on s'habille et le moment où l'on a rendu le camion à nouveau opérationnel".

(Avec AFP)

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