Coronavirus : la France se prépare au stade 3 de l'épidémie

Publié le 05/03/2020 - 08:49
Mis à jour le 06/03/2020 - 18:17

Le point complet ce 5 mars • Une trentaine de chercheurs à l’Elysée autour d’Emmanuel Macron, des ministres face à des représentants d’élus locaux : l’exécutif continue d’afficher sa mobilisation face au nouveau coronavirus, qui se rapproche du stade 3 de l’épidémie.

Coronavirus - agent du Sras © institut Pasteur ©
Coronavirus - agent du Sras © institut Pasteur ©

Il semble "peu probable malheureusement" que la France échappe au stade 3 (le dernier), selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. "Nous nous préparons activement au fait d'avoir une épidémie", a-t-elle affirmé.

En cas de passage au stade 3, celui où l'on constate que le virus circule et qu'il est transmissible sur l'ensemble du territoire, "les activités collectives sont fortement impactées", précise le gouvernement sur le site gouvernement.fr.

Transparence

Face à l'inquiétude voire la "psychose", les sénateurs ont appelé mercredi le gouvernement à communiquer avec pédagogie, le ministre de la Santé Olivier Véran assurant que le choix qui est fait est celui de la "transparence".

285 cas confirmés ont été recensés mercredi sur le territoire (soit 73 de plus que la veille), dont 15 dans un état grave sont hospitalisés en réanimation, a déclaré le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, lors du point presse quotidien. Quatre personnes sont décédées.

En Bourgogne-Franche-Comté, 19 cas sont recensés dont les deux premiers en Franche-Comté, soit quatre de plus en 24h : un Haut-Saônois est hospitalisé à Besançon et une Belfortaine à Trevenans en lien avec le rassemblement religieux de Mulhouse.

Jeudi après-midi, Emmanuel Macron doit réunir les principaux acteurs de la recherche publique et privée engagés dans la lutte contre la maladie Covid-19.

Le pays reste encore au stade 2, celui au cours duquel les autorités mettent "tout en œuvre pour freiner la diffusion du virus", a affirmé M. Véran, à l'issue d'un Conseil spécial de défense à l'Élysée.

Rassemblement de plus de 5.000 personnes interdits

Pour l'heure, les restrictions collectives décidées le week-end dernier n'ont pas changé, et les rassemblements de plus de 5.000 personnes dans des espaces confinés restent notamment interdits.

Ces mesures seront "réexaminées" en cas de passage au stade 3. Mais même dans ce cas, "le pays ne va pas s'arrêter de fonctionner purement et simplement", a insisté Mme Ndiaye. "Les métros continueront à circuler jusqu'à nouvel ordre, les transports en commun continueront à circuler jusqu'à nouvel ordre... la vie du pays ne s'arrêtera pas à cause du coronavirus".

Le report des municipales (15-22 mars) n'est ainsi pas à l'ordre du jour.

Mais de nouvelles annulations sont annoncées par précaution, comme le MIPTV, deuxième plus grand événement mondial dédié aux professionnels de la télévision, prévu du 30 mars au 2 avril à Cannes, en raison de l'"incertitude liée" au coronavirus.

L'inquiétude des Français semble avoir baissé d'un cran, selon un sondage Elabe pour BFMTV: 52% ne se disent pas inquiets, soit 5 points de plus qu'il y a une semaine.

Face à un virus bénin dans 80% des cas mais très contagieux, ils redoutent en revanche majoritairement divers lieux publics, transports en commun en tête.

Pas de pénurie de masques

La population se précipite sur les masques et les gels hydroalcooliques dont les prix de vente se sont envolés. Ceux des gels seront désormais encadrés par décret.

Un décret a en outre été publié mercredi pour réquisitionner les stocks de masques jusqu'au 31 mai. "Il n'y a pas de risque de pénurie", a assuré Mme Ndiaye, rappelant que les masques ne sont distribués que sur prescription médicale ou aux professionnels de santé.

Il y a encore une semaine, la France ne comptait que douze cas, principalement liés à des patients passés par la Chine.

La France est aujourd'hui l'un des principaux foyers du coronavirus en Europe, avec l'Italie et l'Allemagne. Treize régions sont touchées, dont la Guyane pour la première fois, avec cinq cas avérés (dont trois enseignants et un personnel hospitalier), tous issus d'un rassemblement évangélique à Mulhouse. Le préfet a annoncé la fermeture d'une dizaine de classes à Saint-Laurent-du-Maroni, dans le département d'outre-mer, où exercent ces enseignants.

Dans le Haut-Rhin, environ dix personnes sont infectées et ont été hospitalisées, à la suite de ce rassemblement évangélique, qui avait réuni 2.000 personnes il y a deux semaines.

Dans le Val-d'Oise, le maire de Louvres a décidé, à la demande du préfet, de fermer un groupe scolaire en raison de la contamination d'un élève et d'un parent ayant participé à la vie de l'école.

Les principaux foyers de cas groupés restent l'Oise (99 cas), la commune de La Balme en Haute-Savoie (30) et le Morbihan (14).

Une "bonne centaine" d'écoles, collèges et lycées restent fermés en France, essentiellement dans l'Oise (35.000 élèves touchés) et le Morbihan (9.000). Une classe de CM1 a été fermée à Marseille, pour la première fois en région PACA.

Fermé depuis dimanche en raison du droit de retrait invoqué par son personnel, le musée du Louvre a rouvert ses portes mercredi midi, sous les applaudissements des touristes.

De son côté, l'Opéra de Paris, la plus grande maison d'opéra au monde en termes de capacité, a appelé les visiteurs "présentant des symptômes grippaux" à éviter ses deux salles, Bastille et Garnier.

Côté sport, les matches de foot de L1 ne sont pas soumis à des restrictions particulières, pas plus que le championnat Top 14 de rugby. Mais aux Emirats arabes unis, deux équipes cyclistes françaises (Cofidis et Groupama-FDJ) ont été placées en quarantaine.

(AFP)

© gouvernement ©
© gouvernement

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Santé

Noisetier, cyprès, aulne, frêne : les pollens d’hiver bien installés en Bourgogne Franche-Comté

Selon le bulletin pollinique publié jeudi 12 février 2026 par Atmo Bourgogne Franche-Comté, les conditions météorologiques prévues pour cette semaine devraient rester pluvieuses et humides. Ces conditions sont favorables pour maintenir les pollens déjà présents dans l’air plaqués au sol, offrant ainsi un certain soulagement aux personnes allergiques.

Municipales à Besançon : quatre candidats détaillent leurs priorités pour la santé avec la CPTS

À l’approche des élections municipales, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) CaPaciTéS Besançon et Métropole a interrogé les candidats à la mairie de Besançon sur leurs priorités en matière de santé. Objectif affiché : mieux comprendre "quels choix demain pour la santé des Bisontins" et "comment agir ensemble pour améliorer l’offre de soins " selon la CPTS. Quatre candidats sur six ont répondu à cette sollicitation : Éric Delabrousse, Ludovic Fagaut, Séverine Véziès et Anne Vignot.

La CPAM du Doubs recrute un.e infirmier.e du service médical

offre d’emploi, infirmier(e) • La CPAM du Doubs recrute un·e infirmier·e du service médical pour intégrer sa Direction Médicale à Besançon.
Le poste propose des missions médico-administratives, d’accompagnement des professionnels de santé et de contribution à la qualité des prises en charge, au sein d’un organisme public engagé au service de la solidarité nationale.

Top départ de la 6e édition de Tout Besançon donne

L’Établissement français du sang (EFS) Bourgogne-Franche-Comté lance la 6e édition de l’opération Tout Besançon Donne, qui se déroulera du 4 février au 4 mars 2026. Cette mobilisation vise à sensibiliser largement les habitants du Grand Besançon au don de sang et de plasma, en s’appuyant sur un réseau de partenaires locaux et d’ambassadeurs engagés.

La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février 2026

Se protéger, protéger son entourage, préserver le système de santé : l’ARS invite les habitants de Bourgogne-Franche-Comté à ne pas relâcher leur vigilance face aux virus de l’hiver, dans un communiqué du 30 janvier 2026. La campagne de vaccination contre la grippe est prolongée jusqu’au 28 février.

CHU Besançon Franche-Comté : une nouvelle identité et l’ouverture d’un service pour désengorger les urgences

À l’occasion de la présentation de ses voeux, la direction de l’hôpital Minjoz de Besançon a dévoilé ce 28 janvier 2026 sa nouvelle identité ainsi que l’ouverture d’un service de médecine polyvalente dès le 2 février ayant pour objectif de désengorger les urgences.

À Besançon, les syndicats du CHU présentent leurs “contre-vœux”…

VIDEO • Quelques heures avant la présentation des vœux officiels de la direction du CHU de Besançon ce 28 janvier 2026 à 18h00, l’intersyndicale FO, SUD, CGT de l’hôpital a souhaité présenter ses "contre-vœux" en début d'après-midi pour dénoncer "la nouvelle gestion du temps de travail" au sein de la structure.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.68
couvert
le 14/02 à 00h00
Vent
2.65 m/s
Pression
990 hPa
Humidité
90 %