Déchéance de nationalité : le nécessaire débat

Publié le 04/01/2016 - 09:10
Mis à jour le 17/04/2019 - 15:22

La fédération du Parti socialiste du Doubs est sous tension. La « déchéance de nationalité » divise ici autant qu’au national. Certains s’expriment. Beaucoup d’autres restent silencieux pour le moment. Pour Nicolas Bodin, la question divise l’ensemble des partis. « Il y a débat dans tous les partis attachés aux valeurs fondamentales de la République. » Le premier secrétaire de la Fédération du Parti socialiste du Doubs a répondu à nos questions…

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Albert Ziri  : Le débat semble être plus vif, plus abrupt au sein du PS qu’ailleurs, les prises de position des opposants à la ligne Hollande/Valls s’expriment à longueur de tribunes et d’articles dans les médias. Parfois avec virulence. Qu’en est-il dans votre fédération socialiste du Doubs ?

Nicolas Bodin : "On y décèle les mêmes divisions, les mêmes arguments. Pour ma part, mon avis évolue dans temps, à la lecture des avis et des contributions et aussi du débat sur les réseaux sociaux. Certains arguments portent plus que d’autres. A ce stade la mesure d’indignité nationale, prônée par Anne Hidalgo par exemple, me semble à titre personnel parfaitement adaptée. Qu’avions-nous besoin de ce débat au lendemain des élections régionales et des signaux envoyés alors par les électeurs et aussi par ceux qui se sont abstenus. A titre personnel je répondrai donc par la négative à cette proposition de loi, aujourd’hui… ".

S’il y a clivage au sein des partis politiques, les derniers sondages affichent clairement le " oui " des Français sondés. Ils approuvent la mesure de déchéance de nationalité telle qu’elle est proposée par le Président Hollande. N’y a-t-il  pas là une différence profonde d’appréciation entre certains de la classe politique et les citoyens ?

"Il pourrait en être de même pour la peine de mort si on leur posait la question. Les politiques devraient-ils suivre ? Mais c’est évident qu’il faut des réponses à la situation nouvelle créée par les attentats. Il me semble que l’état d’urgence se suffisait à lui-même. Manuel Valls, lui même, a beaucoup insisté sur la valeur symbolique de la mesure de déchéance. Doit-on diviser encore plus pour un symbole ? Je pense que non ! En revanche, il y a des réponses à apporter d’urgence aux vraies inquiétudes des citoyens, à propos du chômage surtout, contre lequel la classe politique tout entière n’a pas de résultats satisfaisants à l’heure actuelle et puisque nous sommes aux affaires, nous sommes en première ligne.  

Vous semblez faire porter à Manuel Valls toute la responsabilité de la mesure de déchéance ? Il n’est que le Premier ministre… 


"Oui, c’est exact, mais c’est lui qui c’est le plus " mis en avant " sur cette proposition, fonction oblige. Il serait plus juste, effectivement, de dire  c’est la ligne Hollande/Valls. Mais même certains " Hollandais " se sont exprimés ces derniers jours contre cette mesure."

Certes. Mais on entend aussi ceux qui font le plus de bruit, à droite et à gauche, ce qui ne signifie pas forcément qu’ils aient raison ou qu’ils soient les plus nombreux… 


"Oui  (…) Il y a quand même le risque que le Congrès repousse cette modification de la Constitution, faute d’obtenir la majorité des 3//5 tant les partis sont divisés en interne. Il faudra alors que le PS en tire les enseignements. Les frondeurs, probablement, voteront contre cette proposition de révision constitutionnelle. Ce qui est plus inquiétant pour le PS, c’est que nombre de ses membres influents, Ayrault, Aubry, Hidalgo et bien d’autres, affichent leur opposition à cette décision, et ce ne sont pas des frondeurs !

En attendant, le Congrès devra s’exprimer. Les députés et les sénateurs du PS de Doubs feront, seuls,  leur choix et voteront en conscience ! " 

  • Et vous qu’en pensez-vous ?

Interview réalisée avant le discours du 31 décembre du Président de la République. 

ziri

Dire, quoi dire et comment le dire ? Telle est la question

Nous en convenons tous, ou la plupart d’entre nous, « un président » en exercice « ne devrait pas dire ça » et sûrement pas comme ça. Cette obligation de rigueur n’est pas, et ne doit pas être, seulement celle d’un président en exercice. Elle doit s’étendre à tout un chacun, et bien sûr aussi à un ex-président qui envisage de l’être à nouveau…

Comme un moment de grâce…

Quelque part, un coin de France, un bout de plage, une douce fin d’après-midi d’été. Une ambiance estivale, calme, mêlant des âges, des conditions toutes différentes, mais vivant chacune et chacun ce moment à sa convenance.

Librairie Siloë-Chevassu : Pierre Chevassu tourne la page…

J’ai souvent eu le plaisir de rencontrer Pierre Chevassu. Professionnellement, dès qu’il s’agissait d’un reportage lié aux livres, à l’édition ou à la librairie, il était un interlocuteur tout indiqué. Quand il s’agissait de faits religieux aussi. Et bien sûr quand il s’agissait de la parution d’un livre religieux, encore plus. Toujours disponible dans sa librairie Siloë-Chevassu de la Grande Rue à Besançon. Lecteur, je le rencontrais aussi; je questionnais souvent ce libraire, au visage empreint d’une tranquille bienveillance, à propos de tel ou tel livre, spécifique; il était alors patient, attentif, disponible. Bisontin, je le croisais, de temps à autre, surtout certains matins, devant un café, attablé dans une brasserie de la place Granvelle. Nous partagions alors ce moment, discutant de choses et d’autres, souvent bien sûr de littérature ou de l’actualité.

Siège de la région à Besançon ou Dijon : certains élus bourguignons manqueraient-ils de sang-froid ?

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Fusion Bourgogne + Franche-Comté : ce qui se défait…

Perceptions d’incertitudes et d’inquiétudes provenaient de la fonction publique territoriale et d’État. Exprimées d’abord mezzo voce, elles ont fini par se faire entendre et se frayer un chemin. Mais le secteur privé n’échappe pas au malaise. On y voit déjà se profiler les premières suppressions de postes via un plan de sauvegarde de l’emploi pour réduire les effectifs.  Un OPCA (organisme paritaire collecteur agréé par l’État pour collecter par secteur les contributions des entreprises pour la formation), sous la responsabilité d’un syndicat patronal, se trouve dans l’obligation de réduire la voilure.

Politique

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