Emmanuel Macron souhaite une réforme "systémique" de l’université

Publié le 14/01/2022 - 14:30
Mis à jour le 14/01/2022 - 10:57

À trois mois de la présidentielle, Emmanuel Macron a exposé, jeudi 13 janvier, une réforme « systémique » des universités, qu’il veut plus « professionnalisantes », tout en jugeant intenable un système d’études supérieures « sans aucun prix » pour les étudiants mais avec un taux d’échec massif.

"Je le reconnais sans ambages, nous avons commencé à colmater les brèches, mais nous devons redoubler d’efforts pour que, à l’horizon de dix ans, notre université soit plus forte", a-t-il déclaré en clôturant en visioconférence le congrès de la Conférence des présidents d’université. Le chef de l’État a d’abord remis en cause le double système grandes écoles-universités.

"Nous avons trop longtemps accepté un modèle à plusieurs vitesses, où les grandes écoles et organismes de recherche étaient supposés s’occuper de la formation des élites et l’université, de la démocratisation de l’enseignement supérieur et la gestion des masses. Ce système est révolu", a-t-il lancé. "Demain, ce seront nos universités qui doivent être les piliers de l’excellence."

Plus d'autonomie

Emmanuel Macron a également dénoncé l'"intolérable gâchis" de l’échec en première année, où "seuls 50 % des étudiants se présentent aux examens", malgré l’injection de nouveaux moyens et la création de 84 000 places.

Selon lui, il ne s’agit donc pas d’une question de moyens. "On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où, pourtant, nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde", a-t-il argué.

"Je dis les choses avec la clarté et la franchise que vous me connaissez" car, "si nous ne réglons pas ces problèmes structurels, nous nous mentirons à nous-mêmes", a-t-il poursuivi.

Et d’enchaîner : "Nous avons besoin d’une transformation systémique de nos universités." Celles-ci doivent, selon lui, avoir davantage d’autonomie, mais l’État devra passer avec elles "de véritables contrats d’objectifs et de moyens". Notamment, "les universités ne doivent plus seulement garantir l’accueil des étudiants dans une formation mais garantir l’orientation des jeunes vers l’emploi".

"La logique de l’offre doit prendre le pas sur la logique de la demande"

"L’université doit devenir plus efficacement professionalisante", a encore souhaité Emmanuel Macron : "La logique de l’offre doit prendre le pas sur la logique de la demande", "l’orientation doit évoluer pour mieux correspondre aux besoins de la nation", a-t-il clamé.

"Quand on ouvre des filières sans perspective derrière, nous conduisons un investissement à perte", a-t-il dit, après avoir rappelé les nouveaux moyens – 25 milliards d’euros sur 5 ans – de la loi de programmation de la recherche, "un rattrapage" à ses yeux.

Manuel Tunon de Lara, président de la Conférence des présidents d’universités, rebaptisée France Universités, a, lui, réclamé une plus grande autonomie des établissements mais aussi un financement de l’enseignement supérieur "à la hauteur de nos ambitions".

(AFP)

Education

À Besançon, les Insoumis présentent le “plan école” qu’ils auraient appliqué aux manettes de la ville

À l’occasion de la rentrée, les trois élus insoumis au conseil municipal de Besançon, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, ont présenté leur ”plan école”, au lendemain de la présentation du plan du maire Ludovic Fagaut. Un programme en trois volets – social, écologique et démocratique – qui entend donner à voir ce qu’ils auraient mis en place s’ils avaient remporté les dernières municipales.

À Besançon, périscolaire et adaptation climatique au coeur de la rentrée 2026

Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, accompagné d’Isabelle Bordat, adjointe à l’Éducation, et de Patrick Verdier, conseiller municipal délégué au plan stratégique des écoles et à la transition énergétique, a présenté jeudi 3 septembre un premier bilan de la rentrée scolaire 2026 à l’école Fontaine-Écu de Besançon.

Vesoul : un lycée modulaire sorti de terre " en un temps record " pour la rentrée

À l’occasion de la rentrée scolaire 2026/2027, Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche -Comté, et Pierre Moya, recteur de la région académique, recteur de l’académie de Besançon, chancelier des universités, se sont rendus au lycée des Haberges mercredi 1er septembre 2026, en présence de Serge Jacob, préfet de la Haute-Saône, et de Stéphane Lainé, nouveau proviseur du lycée pour découvrir le nouveau site constitué d’équipements modulaires établi durant l’été.

À Besançon, les écoliers font leur rentrée… et passent déjà commande aux élus

VIDÉO • Parfois redoutée, la rentrée scolaire reste un moment fort de l’année, très attendu des enfants… comme parfois des parents ! En ce mardi 1er septembre 2026, les élèves de l’école Pierre et Marie Curie ont retrouvé les bancs de l’école, leurs camarades et assisté aux premiers cours en présence d’invités pas comme les autres venus prendre le pouls de cette rentrée 2026 à Besançon.

Groupe scolaire Sainte-Famille Sainte-Ursule à Besançon : un parcours d’excellence de la maternelle au BTS

Quoi de 9 ? De la Toute Petite Section au BTS, le Groupe scolaire Sainte-Famille Sainte-Ursule à Besançon accompagne chaque élève dans un parcours d'excellence, fondé sur la bienveillance, l'innovation pédagogique et l'ouverture sur le monde. Un établissement où chacun peut apprendre, grandir et construire son avenir en toute confiance.

À Besançon, l’AFEV recherche 250 étudiants pour devenir mentors

L'association AFEV de Besançon est à la recherche d'étudiants, de lycéens et de personnes en service civique afin de devenir mentor d'un ou d'une élève en difficulté scolaire. L'objectif est de former 250 binômes à raison de 2h par semaine pour la rentrée scolaire 2026. L'assistance ne se cantonne pas à l'aide aux devoirs mais peut prendre la forme d'activités ludiques comme la musique, le sport, la lecture et d'autres partages d'expérience visant à redonner confiance à la jeune personne bénéficiaire.

Rentrée 2026 : Pierre Moya fixe le cap de sa rentrée à la tête de l’académie de Besançon

VIDÉOS • Nommé cet été à la tête de la région académique Bourgogne-Franche-Comté et de l’académie de Besançon, Pierre Moya découvre son nouveau territoire avec enthousiasme et une volonté affichée de partir à la rencontre du terrain. Pour sa première rentrée dans l’académie bisontine, le recteur entend fixer un cap mêlant exigence scolaire, protection des élèves et anticipation des grandes mutations qui attendent l’école. Il a détaillé son projet lors d’une conférence de presse ce vendredi 28 août 2026 au rectorat de Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.54
peu nuageux
le 05/09 à 02h00
Vent
1.36 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
72 %

Sondage