Explosion à Beyrouth : "Je veux dire aux étudiants libanais qui étudient en France qu'on ne les oublie pas"

Publié le 12/08/2020 - 11:53
Mis à jour le 12/08/2020 - 14:06

Une semaine après l’explosion qui a défiguré une partie de la capitale libanaise, nous avons rencontré à Besançon Charles Sfeir, un étudiant en médecine qui a mis en place une collecte et une adresse mail. Il nous en parle…

L’explosion s’est déroulée le 4 août 2020 à Beyrouth suite à l’incendie dans un entrepôt où 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium étaient stockées. Ce mardi, le dernier bilan du ministère de la Santé comptait 171 morts, plus de 6.000 blessés et près de 300.000 sans-abri. Sur les réseaux sociaux, la solidarité s’est mise en place. Le hashtag  « #OurHomesAreOpen » (NDLR : « nos maisons sont ouvertes ») a même été mis en place pour permettre aux familles qui n’ont plus de logement d’être hébergées chez des Libanais qui n’ont pas été impactés par l’explosion.

"Tout le monde s'est mobilisé à Beyrouth. Les gens sont venus sur les lieux avec des balais et des pelles pour agir tout de suite", rapporte l'étudiant en médecine à Besançon qui a sur place régulièrement des nouvelles de son père. "Il était à 30 km de la capitale quand l'explosion a eu lieu. Il a tout de même ressenti le séisme..."

Le coût des dommages est estimé à plus de trois milliards de dollars (2,53 milliards d'euros), selon Marwan Abboud, le gouverneur de Beyrouth.

Une adresse mail pour donner la parole aux jeunes Libanais en France

Pour Charles Sfeir, la communication est primordiale pour passer au-delà de l'émotion qu'a suscitée l'explosion. Il souhaite par-dessus tout rapprocher la diaspora : "Je veux dire aux étudiants libanais qui étudient en France qu'on ne les oublie pas. La plupart d'entre eux n'ont pas pu retourner dans leur pays suite au coronavirus et sont parfois isolés".

"L'amitié franco-libanaise est ancienne", C. Sfeir.

Le Liban et la France ont créé des "liens depuis des siècles", tient à rappeler l'étudiant en médecine. "Pour preuve, des villes sont liées avec Besançon. Saint Jeanne-Antide Thouret a créé la congrégation des soeurs de la Charité en 1799. En 1904, deux soeurs de la congrégation se sont rendues au Liban et ont développé les écoles, l'aide aux pauvres et aux malades", explique-t-il en précisant que cinq écoles portent le nom de la ville comme : "Besançon-Beyrouth", "Besançon-Baabda", "Besançon-Kfour".

Ces écoles ont pour prédominance l'éducation et l'instruction des femmes, pour leur faciliter l'accès aux études supérieures.

"De plus, la France avait déjà le souci du Liban avant l'explosion. Jean-Yves Le Drian s'était rendu au mois de juillet dernier pour effectuer une importante donation, ajoute-il. 

Une collecte en place

Il est difficile de faire plus local en terme de collecte. En effet,  Charles Sfeir tient à rassurer les donateurs : "Tous les fonds qui arrivent à Rayfoun sont mis à profit par mon oncle le maire Élie Sfeir, par mon père Georges Sfeir, et également par une ONG rayfounienne déjà existante. Les dons aideront directement les sinistrés qu’ils soient habitants de Beyrouth ou via l’achat de denrées alimentaires et de produits de première nécessité".

Infos +

Société

Connaissez-vous le “Pack Emménagement” de Leroy-Merlin ?

Quoi de 9 ? • Leroy-Merlin a regroupé  en un pack destiné aux adhérents de son programme de fidélité "Leroy&Moi et Leroy&Moi+" plusieurs avantages (4) pratiques et économiques pour vivre son déménagement en toute sérénité. Les voici présentés dans cet article... S'il est particulièrement destiné aux nouveaux et futurs emménagés, c'est l'occasion - en photo - de faire un tour du magasin.

À Bellevaux, une fille de résidente dénonce des chambres collectives ”indignes” sur fond de tensions sociales

Alors qu’un nouveau préavis de grève est annoncé le 8 juin 2026 au centre de gérontologie du site Bellevaux, à Besançon, une série de courriers adressés aux élus par Danièle Secrétant, fille d’une résidente du centre de long séjour, met en lumière ses critiques sur les conditions d’hébergement de certaines personnes âgées dépendantes. Dans ses textes adressés notamment au conseil départemental du Doubs, elle évoque des conditions qu’elle juge ”mauvaises, je pourrais même écrire, indignes”, écrit-elle.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

Inclusion bancaire : le Crédit Agricole Franche-Comté célèbre les 20 ans du dispositif Passerelle

Le Crédit Agricole Franche-Comté a célébré jeudi 4 juin 2026 à Besançon les 20 ans du dispositif Passerelle, une initiative dédiée à l’accompagnement des personnes confrontées à des difficultés financières et sociales. Créé dans la continuité du modèle mutualiste de la banque régionale, ce dispositif vise à favoriser l’inclusion bancaire et sociale sur le territoire.

En Bourgogne-Franche-Comté, le mariage a perdu la moitié de ses adeptes en 50 ans

En Bourgogne-Franche-Comté, le mariage continue de reculer. Selon une étude de l’Insee Bourgogne-Franche-Comté signée Valentine Staal et Guillaume Volmers, publiée jeudi 4 juin 2026, en pleine saison des mariages, le nombre d’unions célébrées a été divisé par deux en un demi-siècle, tandis que l’âge des mariés n’a cessé de progresser. Les couples qui se marient aujourd’hui sont également plus souvent pacsés, déjà parents ou engagés dans une nouvelle union après un divorce.

Venue à Besançon de Salah Hamouri : le tribunal administratif suspend l’arrêté du préfet

+ Réactions • Le Franco-Palestinien Salah Hamouri avait été invité à animer une conférence-débat ce 4 juin 2026 à 18h00 au Centre Nelson Mandela de Besançon mais le préfet du Doubs avait pris un arrêté pour annuler son intervention. Une décision qui a été retoquée ce jeudi par le tribunal administratif.

Le Numérique : le futur totem de la tech’ bisontine prend forme à Planoise

Débuté en novembre 2025, les travaux du bâtiment Le Numérique à Planoise vont bon train. L’équipement, porté par Grand Besançon Métropole en partenariat avec sa société publique locale Territoire 25, a pour ambition d’accueillir entreprises, étudiants, habitants, associations et structures de formation dès l’automne 2027. Une visite de chantier a été organisée mardi 2 juin 2026 pour constater l’évolution des travaux.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.57
couvert
le 09/06 à 15h00
Vent
3.37 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
67 %

Sondage