Gattaz (Medef) dénonce une "posture" du gouvernement dans le dossier Alstom

Publié le 13/09/2016 - 11:26
Mis à jour le 13/09/2016 - 11:26

Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a dénoncé ce mardi 13 septembre 2016 une « posture » du gouvernement au sujet d’Alstom qui avait selon lui « tiré la sonnette d’alarme depuis des années » sur la situation de son usine de Belfort, et mis en garde contre « des commandes artificielles ».

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"Je suis choqué de voir les cris d'orfraie sur le sujet", a déclaré M. Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. "Je crois savoir qu'Alstom, notamment à Belfort, a tiré la sonnette d'alarme depuis des années", a-t-il souligné.

"Nos politiques font semblant de découvrir qu'il y a un problème", a-t-il affirmé. "Posture, je dirais +jeu de rôle+, +comédie+", a-t-il ajouté. "J'attends que le gouvernement soutienne, accompagne les entreprises françaises dans leur attractivité, leur compétitivité en France", a dit le patron des patrons, qui a appelé une nouvelle fois  une fiscalité et un marché du travail plus compétitifs pour faire venir "davantage d'investisseurs" dans l'Hexagone. Par ailleurs, "il faut accompagner nos salariés dans l'emploi, dans leur formation permanente, dans leur mobilité", a-t-il estimé.

M. Gattaz a par ailleurs mis en garde contre la tentation de passer au groupe des "commandes artificielles" pour permettre au site de Belfort de maintenir ses emplois. "Vous avez deux types de commandes : des commandes dont vous avez vraiment besoin et là bravo, (...) ou alors des commandes artificiellement créées, et là c'est catastrophique", a déclaré le président de la principale organisation patronale.

Soulignant que pousser la SNCF à passer commande à Alstom risquait de poser un "petit problème juridique", M. Gattaz a observé que cela représenterait aussi "des impôts supplémentaires" pour les Français.

Le constructeur ferroviaire, Alstom, confronté à une pénurie de commandes en France, a annoncé l'arrêt de la production de locomotives à Belfort, site qui sera "transféré" à Reichshoffen, en Alsace, d'ici à 2018. Cette décision menace plus de 400 emplois. 

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