Gel en Bourgogne Franche-Comté : les agriculteurs veulent faire évoluer la réglementation face aux évolutions climatiques

Publié le 20/04/2021 - 07:56
Mis à jour le 19/04/2021 - 15:43

Dans un communiqué de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) de Bourgogne Franche-Comté le 19 avril 2021, les agriculteurs demandent une instance de concertation « changement climatiques en BFC » afin que les réglementations intègrent les évolutions climatiques et les difficultés des agriculteurs.

 © Ybernardi/Pixabay
© Ybernardi/Pixabay

Début avril, les agriculteurs ont dû faire face à une première vague de froid avec de la neige et du gel puis d'autres vagues se sont succédées et finissent par compromettre "sérieusement" les récoltes, selon la FRSEA, "les viticulteurs n'ont pas tous les moyens de s'équiper. Actuellement, c'est surtout la débrouille, parfois dérisoire, qui prédomine : feux de paille, bougies,... Les éoliennes sont opérationnelles à -1°C mais plus à - 3°C, - 4°C." Ces problèmes existent aussi en grandes cultures avec le gel du colza ou une pousse d'herbe parfois compromise.

La Fédération régionale explique que les dispositifs d'assurance pour le gel "finissent par ne plus être efficaces car, si vous avez plusieurs années de gel, l'indemnité ne permet plus de rembourser les pertes, notamment en viticulture." Les agriculteurs ont donc dû trouver de nouvelles solutions pour s'adapter à ces changements climatiques.

"Il faudra faire bouger les lignes et investir pour s’adapter à ces évolutions qui nous frappent" FRSEA Bourgogne Franche-Comté

C'est pourquoi la FRSEA de Bourgogne Franche-Comté demande la mise en place d'une instance de concertation "changement climatique en BFC". Selon la Fédération, "il faudra faire bouger les lignes et investir pour s’adapter à ces évolutions qui nous frappent. Les réglementations ont du mal à intégrer ces bouleversements : les évolutions des dates pour les semis, les épandages d’engrais, les accidents climatiques, la nécessité de développer l’irrigation pour la protection contre le gel là où c’est possible, etc."

Des aides, une enveloppe d'urgence, un soutien exceptionnel...

A la demande de la profession, le président de la République et le Premier ministre ont annoncé des mesures : le report et l'exonération des charges sociales, des dégrèvements de taxes foncières sur le non bâti (TFNB), ainsi que la mobilisation des dispositifs existants en matière d'activité partielle. Une enveloppe d'urgence sera, par ailleurs, allouée "sous dix à quinze jours" aux préfets pour apporter un soutien immédiat aux exploitations les plus en difficulté.

Pour les autres filières, qui ne sont pas aujourd'hui couvertes par ce régime de calamités agricoles, notamment les viticulteurs, un soutien exceptionnel similaire sera mis en place.

C'est donc dans l'attente de ces aides, qui nécessitent de connaître encore l'ampleur des pertes agricoles, qu'une aide forfaitaire, basée sur la perte de chiffre d'affaires mensuel, sera accordée "sur le modèle du fonds de solidarité mis en place pour la crise sanitaire". Ce fonds sera aussi ouvert aux entreprises en aval de ces filières et qui sont impactées par l'absence de récolte à conditionner ou à transformer.

Trouver des variétés plus résistantes au gel

En Bourgogne Franche-Comté, la FRSEA prévoit de se mobiliser pour évaluer les pertes et mettre en place ce fonds de solidarité. "Le préfet de région a déjà réuni les instances pour les premières évaluations, mais nous devons trouver des solutions pour s’adapter à ce changement climatique ; cela passera aussi par la recherche de nouvelles variétés, plus tardives, qui résisteront à ces gels d’avril", souligne la FRSEA, "avec le soutien de la Région, nous devons trouver des solutions pour faciliter l’accompagnement de ces transitions."

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