Hygiène alimentaire dans les commerces de bouche en Bourgogne Franche-Comté : de moins bons résultats par rapport à 2018

Publié le 04/02/2020 - 16:37
Mis à jour le 04/02/2020 - 16:20

Le dispositif Alim’confiance a publié le 3 février 2020 les résultats de son enquête sur les contrôles d’hygiène en France y compris en Bourgogne Franche-Comté. L’étude note de moins bons résultats dans les commerces de notre région en 2019 par rapport à 2018.

Alim’confiance est un dispositif qui permet aux consommateurs d’accéder aux résultats des contrôles sanitaires réalisés depuis le 1er mars 2017 et ce, dans tous les types d’établissements impliqués dans la chaîne alimentaire. Ces contrôles concernent aussi bien les restaurants que les rayons des supermarchés ou encore les établissements agroalimentaires de transformation et de stockage. On note également la présence des différents commerces de proximité tels que les boucheries, poissonneries, traiteurs et boulangeries.

Pour le consommateur…

Le consommateur peut consulter les résultats de ces contrôles et vérifier le niveau d’hygiène des établissements de la chaîne alimentaire avant de s’y rendre pour manger ou faire ses courses. C’est un gain de transparence notable que la CLCV souhaitait depuis longtemps. L’espoir nourri par la CLCV a toujours été d’inciter les professionnels à faire des efforts sur le plan sanitaire et donc de rétablir la confiance des consommateurs envers le secteur alimentaire.

Les établissements les mieux notés

Parmi les établissements les mieux notés, il y a les établissements de « pêche et vivier », de transport et d’entreposage des denrées alimentaires, de gestion des œufs et les entreprises de transformation de produits alimentaires (produits de la pêche, viande, fromage, lait et produits laitiers). Les établissements de restauration collective arrivent en bonne position avec près de 96% des structures ayant une note au moins égale à « Satisfaisant ». Enfin, parmi les rayons des commerces, le rayon fromagerie est le mieux noté au niveau des contrôles. Ces établissements faisaient déjà partie des mieux notés lors de l’étude de 2018. Les notes des établissements de vente en gros et marchés ont progressé depuis 2018 : 94.9% sont dans les catégories « Satisfaisant » et « Très satisfaisant » alors qu’ils n’étaient que 91.9% en 2018.

Les établissements les moins bien notés

Les boulangeries/pâtisseries/chocolateries/glaciers sont les établissements les moins bien notés en 2019. L’augmentation du nombre de contrôles pour ces établissements est donc pertinente et doit être encore renforcée pour 2020. En revanche, les rayons pain/viennoiserie/pâtisserie et boucherie/charcuterie font partie des établissements les moins bien notés, mais le nombre de contrôles est resté relativement stable par rapport à 2018 (respectivement 57 contrôles en 2019 et 56 en 2018 et 1671 en 2019 et 1622 en 2018). Les commerces généralistes ont été moins contrôlés et obtiennent des moins bons résultats qu’en 2018. "Il serait pertinent d’augmenter les contrôles pour ces 3 types d’établissements" selon Alim'confiance.

De façon générale, on s’aperçoit que les métiers de bouche sont bien au-dessus du chiffre moyen de 6.1% pour la somme « À corriger + À améliorer » : tous confondus, Alim'confiance note que 7.5% des métiers de bouche se voient attribuer cette notation.

Ce sont particulièrement les boulangeries-pâtisseries, chocolatiers, glaciers, les boucheries-charcuteries, et les traiteurs qui ont ce type de notation.

Les poissonneries sont également au-dessus de la moyenne mais c’est surtout la notation « À améliorer » qui entre en compte et le nombre d’établissements contrôlés est moins important que pour les boucheries ou boulangerie par exemple.

Les lieux d’abattage semblent avoir encore une marge de progrès : près de 7% des établissements inspectés ont une note inférieure ou équivalente à « À améliorer ».

Enfin, les restaurants ont également un pourcentage plus élevé d’établissements dans les catégories « À corriger » et « À améliorer » que l’ensemble des établissements contrôlés.

Les 4 niveaux de notation

Il s’agit de notations synthétiques et globales et il existe 4 niveaux pour ces contrôles d’hygiène :

  • « Très satisfaisant » pour les établissements ne présentant pas de non-conformité, ou présentant uniquement des non-conformités mineures.
  • « Satisfaisant » pour les établissements présentant des non-conformités qui ne justifient pas l’adoption de mesures de police administrative mais auxquels l’autorité administrative adresse un courrier de rappel de la réglementation en vue d’une amélioration des pratiques.
  • « À améliorer » pour les établissements dont l’exploitant a été mis en demeure de procéder à des mesures correctives dans un délai fixé par l’autorité administrative et qui conduit à un nouveau contrôle des services de l’État pour vérifier la mise en place de ces mesures correctives dans un délai défini par les services de contrôle.
  • « À corriger de manière urgente » pour les établissements présentant des non-conformités susceptibles de mettre en danger la santé du consommateur et pour lesquels l’autorité administrative ordonne la fermeture administrative, le retrait, ou la suspension de l’agrément sanitaire. Un nouveau contrôle officiel sera réalisé dans un délai défini par les services de contrôle.

Les résultats en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche Comté obtient de moins bons résultats qu’en 2018, pour les cinq types d’établissements suivants : restaurants, métiers de bouche (tous confondus), restauration collective, commerces généralistes et boulangeries-pâtisseries :

  • La proportion de restaurants notés « très satisfaisant » a été divisée par 2 !
  • La proportion d’établissements de métiers de bouche qui obtiennent des notes « A corriger » et « A améliorer » est deux fois plus importante : 17.7% en 2019 contre 7.5% en 2018.
  • La proportion d’établissements de restauration collective qui obtiennent des notes « A corriger » et « A améliorer » est près de 5 fois plus importante : 8.5% en 2019 contre 1.9% en 2018.
  • La proportion de commerces généralistes qui obtiennent des notes « A corriger » et « A améliorer » est près de 2 fois plus importante : 13.6% en 2019 contre 7.1% en 2018.
  • La proportion de boulangeries qui obtiennent des notes « A corriger » et « A améliorer » était de 0% en 2018 (mais très peu de contrôles réalisés)

Les demandes d'Alim'confiance

Suite à cette analyse de résultats, le dispositif demande :

  • L'augmentation ciblée des contrôles effectués
  • La mise en place de mesures correctives rapides par les professionnels
  • Une transparence sur les critères de notation
  • L'amélioration de l'information des consommateurs

Méthodologie

Alim'confiance a choisi d’analyser les résultats des contrôles effectués entre le 12 décembre 2018 et le 10 décembre 2019. Cela représente un ensemble de 41 779 contrôles, soit une augmentation de 3.7% par rapport à notre étude de 2018 (1507 contrôles en plus).

Les objectifs étaient :

  • Comprendre la répartition de ces contrôles sur le territoire
  • Mettre en évidence quelles catégories d’établissements ont été contrôlées et en quelles proportions
  • Évaluer les différences selon les catégories d’établissements, les zones géographiques, etc.
  • Comparer les résultats avec ceux de notre étude de 2018

Infos +

Economie

Magasins fermés, horaires réduits… des commerçants de Besançon redoutent de nouveaux débordements le 24 octobre

À la veille d’un ”Acte II” annoncé contre la vie chère, le prix du carburant et pour les revendications lycéennes, les commerces du centre-ville de Besançon s’organisent. Entre fermetures anticipées, horaires réduits et maintien de l’activité sous surveillance, les professionnels redoutent de nouveaux débordements après les dégradations et pillages du samedi 17 octobre.

Découvrez monJob.info, la plateforme de l’emploi en Bourgogne Franche-Comté !

En recherche d’emploi ou à la recherche de nouveaux talents, monJob.info facilite la rencontre entre candidats et recruteurs dans la région. Ce site dédié à l’emploi rassemble des offres, des actualités économiques et des informations utiles pour mieux comprendre le marché du travail local.

À Besançon La Table des Copains cultive l’art de rassembler, bien au-delà de l’assiette

À Besançon, Nicolas Pirolley et sa compagne Audrey ont quitté la franchise Ninkasi pour ouvrir le 10 octobre dernier leur propre établissement "La Table des Copains" en lieu et place de l’ancienne enseigne située rue Guillaume Apollinaire dans la ZAC Chauteaufarine. Leur objectif : faire de cette nouvelle brasserie un véritable lieu de vie et de convivialité.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Commerces dégradés le 17 octobre 2026 : le gouvernement annonce un plan de soutien économique aux entreprises sinistrées

À la suite des violences urbaines des 17 et 18 octobre 2026, qui ont provoqué des dégâts dans plusieurs milliers de commerces en France, y compris à Besançon, le gouvernement déploie une série de mesures destinées à soutenir les entreprises touchées. Activité partielle financée par l’État, reports de charges, prêts à taux zéro et aides d’urgence figurent parmi les dispositifs annoncés.

Nouveau à La Vèze : des plats familiaux à emporter inspirés de la cuisine italienne

Après une carrière dans les secteurs bancaire, des assurances et de l’automobile, Marie Bernard a finalement souhaité donner un nouveau sens à sa carrière en devenant indépendante. Le 11 septembre 2026, elle a concrétisé un projet qui lui tenait à coeur en ouvrant son activité autour de la cuisine italienne. Situé à la Vèze, l’enseigne Da Maria propose une sélection de plats familiaux inspirés de la cuisine italienne, à emporter. Nous lui avons posé quelques questions sur son activité.

Octobre et novembre, les mois idéaux pour faire ses plantations avec les Pépinières bisontines !

QUOI DE 9 ? • Arbres fruitiers, petits fruits, haies, plantes ornementales… Les mois d’octobre et novembre sont une période idéale pour préparer son jardin à la belle saison. Aux Pépinières Bisontines, situées à côté d'Emmaüs à Besançon, David et son équipe mettent les plantations à l’honneur avec des tarifs revus à la baisse et des prestations complètes, de l’arrachage à la mise en terre. À l’approche de la Toussaint, les compositions florales sont également au rendez-vous…

À Scey-sur-Saône, Sandrine Humbert donne une seconde vie aux vêtements

Journées nationales de la réparation • À l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 15 au 18 octobre 2026, Refashion met en lumière les professionnels qui prolongent la durée de vie des textiles. À Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Sandrine Humbert a fait de la couture et de la retouche son activité principale.

Fraude bancaire : les banques doivent désormais rembourser les victimes sous un jour ouvrable

Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.71C°
légère pluie
le 23/10 à 17h00
Vent
9.21 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
68 %

Sondage