La cour d'appel de Besançon dresse le bilan de 2024 et démarre une nouvelle année judiciaire

Publié le 16/01/2025 - 17:13
Mis à jour le 17/01/2025 - 07:52

Présidée par la première présidente, Marie-Bénédicte Maizy, la cour d’appel de Besançon a effectué sa rentrée judiciaire jeudi 16 janvier 2025 lors d’une audience solennelle de rentrée dans la salle du parlement du palais de justice de Besançon. 

Pour la première présidente, l’audience solennelle de rentrée est "l’occasion de rendre des comptes sans jamais céder à la pente facile de l’auto-satisfaction". Toutefois, Marie-Bénédicte Maizy a tenu à saluer en premier lieu "l’engagement et la force constante de propositions et d’initiatives au cours de l’année 2024 des magistrats du siège et du parquet de la cour d’appel juridiction". Un engagement qui aura permis en 2024 de permettre "de répondre à une activité civile et pénale qui reste soutenue". 

Après avoir remercié les bâtonniers et vice bâtonniers qui viennent d’achever leurs mandats respectifs et féliciter les nouveaux venus, la première présidente a rappelé que "la cour d’appel est la représentation en région de l’institution judiciaire" et un "pilier essentiel de la démocratie sur un ressort géographique constitué ici de quatre départements, tous riches d’une histoire". 

Le budget de la justice française nettement inférieur aux autres pays européens

Aussi a-t-elle évoqué des inquiétudes quant au budget alloué à la justice. Ce pilier ne peut cependant "fonctionner que s’il a les moyens humains et budgétaires suffisants adaptés à ses aptitudes". Contrairement à ses voisins européens, "la somme que la France consacre à la justice rapportée au nombre d’habitants, reste nettement inférieure à la médiane des autres pays européens". Elle représenterait même "la moitié de ce que dépense l’Allemagne et l’Autriche et le tiers de ce que dépense la Suisse, notre pays voisin".

Avant de déclarer la nouvelle année judiciaire ouverte, la présidente de la cour d’appel a laissé le soin à la procureure générale de rappeler les perspectives de 2025 et dresser un tour d’horizon de ce que fut 2024. 

Dés résultats 2024 "fort honorables"

Concernant l’année écoulée, "si tout est loin d’être parfait les juridictions de notre ressort montrent des résultats d’activité fort honorables et ce malgré des moyens pas toujours à la hauteur de nos besoins" a résumé Marie-Christine Tarrare. 

Pour la procureure générale, 2025 sera entre autres "consacrée à l’amélioration du travail partenarial" et ce "pour parfaire la qualité des informations communiqués et la fluidité des échanges".

Puis, comme en 2024, le jugement des affaires criminelles, la mise en oeuvre de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, les stocks de procédure en attente dans les services d’enquête et le problème de la suroccupation carcérale demeurent des enjeux d’actualité. 

8 millions de travaux en 2026 au palais de justice

La procureure générale a également insisté sur les conditions de détention qui deviennent "inacceptables" évoquant la présence de matelas aux sols à la maison d’arrêt de Vesoul et a rappelé que les cinq établissements pénitentiaires du ressort de la cour d’appel, affichent des taux d’occupation supérieurs à 100% : 144% pour Besançon, 193% pour la maison d’arrêt de Lons-le-Saunier. 

Dernier point abordé, le projet de rénovation immobilière à hauteur de 8 millions d’euros sera mené dès l’automne 2026 au palais de justice de Besançon pour une durée de travaux de trois ans. 

Justice

Violences sexistes et sexuelles : un dernier rassemblement à Besançon avant le vote d’une loi " intégrale "

Réunies lundi 12 octobre devant le palais de justice de Besançon, des membres de l’Intersyndicale féministe et des personnes mobilisées chaque lundi depuis juin dernier, ont appelé une dernière fois les députés à adopter une loi dite intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, assortie de moyens financiers conséquents et d’un volet préventif renforcé.

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Interpellation aux abords d’un ruisseau à Belfort : l’enquête visant un policier dépaysée

La plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, lui-même mis en cause pour avoir pris part à des violences contre ce fonctionnaire vendredi à Belfort en marge du mouvement lycéen, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué mardi 6 octobre 2026 le parquet général de Besançon.

Le lycéen interpellé par le policier agressé à Belfort porte plainte pour tentative de meurtre

Un lycéen soupçonné d'avoir participé au passage à tabac d'un policier à Belfort vendredi en marge de la mobilisation lycéenne, va déposer plainte pour tentative de meurtre, a indiqué à l'AFP Arié Alimi, avocat de cet adolescent que le policier a tenté d'interpeller avant d'être agressé.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.74C°
peu nuageux
le 15/10 à 14h00
Vent
1.51 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
74 %

Sondage