La gauche se prononce sur le Brexit : le belfortain Bastien Faudot parle d’"un nouveau départ comme une coopérative de nations "

Publié le 24/06/2016 - 17:21
Mis à jour le 18/04/2019 - 10:27

La gauche s’est prononcé sur la décision des Britanniques de quitter l’Union Européenne ce vendredi 24 juin 2016. Entre la gauche de la gauche, le Parti socialiste, le parti de gauche ou encore le MRC : certains ont réagi plus vivement que d’autres.

La gauche du "non" au Traité constitutionnel européen en 2005 s'est retrouvée vendredi 24 juin 2016 pour critiquer le déficit démocratique de l'Union européenne, le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon se montrant le plus tranchant: "l'UE, on la change ou on la quitte". Quelques heures après le choix des Britanniques de quitter l'Union européenne, des représentants de la gauche de la gauche mais aussi du Parti socialiste ont fait entendre leur voix pour souligner que les Français avaient les premiers, il y a onze ans, rejeté le projet européen sur lequel on leur demandait de s'exprimer.

La France aussi avait dit non

En 2005, "le peuple français, par référendum, s'était nettement prononcé pour une refondation critique de l'Union européenne, plongée dans une dérive protectrice des rentes", a ainsi estimé dans un communiqué le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS), à l'époque partisan du "non". Il a regretté que les responsables européens aient alors "répondu à ce cri d'alarme par une radicalisation de ce qui est devenu le consensus de Bruxelles, machine à détruire des services publics et à séparer les élites des peuples".

Évoquant un "déni répété" depuis 2005 de l'"exigence" démocratique, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent a vu dans le Brexit "un nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis-à-vis de l'UE néolibérale". "Le temps est venu de refonder l'UE, de construire une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, tournée vers le progrès humain et la justice sociale", a insisté celui qui préside également le parti des gauches européennes. "Le vote des électeurs britanniques fait écho à ceux qui, en France comme en Espagne, en Grèce ou récemment en Italie, s'estiment dépossédés du projet européen car ils en subissent les effets sans être associés aux décisions prises", a analysé de son côté Benoît Hamon, député PS frondeur, dénonçant "la
cécité de la classe politique aux ravages démocratiques et sociaux provoqués par l'obsession libérale de l'Europe actuelle
".

Le cri du petit peuple

Candidat à la présidentielle pour le Mouvement républicain et citoyen (MRC), ancien parti de Jean-Pierre Chevènement, le belfortain Bastien Faudot s'est réjoui que "l'Union européenne, telle que nous la connaissons, cette union irréversible, nouvel horizon historique indépassable, est morte cette nuit". Il a défendu "un nouveau départ comme une coopérative de nations", comprenant la "nationalisation de l'euro" et "la suppression de la Commission européenne".

Quant à M. Mélenchon, partisan d'une sortie des traités européens si ceux-ci ne peuvent pas être renégociés, il a estimé que le Brexit représentait "le cri du petit peuple du Royaume-Uni contre tout ce qui est la réalité quotidienne de l'Europe des traités", citant la "pauvreté", les "privilèges pour les riches" ou encore "l'arrogance des donneurs de leçon de flexibilité" et la "tyrannie sans visage des comptables de la Commission européenne". "Depuis 2005, la France puis les Pays-Bas, la Grèce: chaque fois que l'on pose la question au peuple de savoir s'il accepte ce qui est proposé par l'Europe, la réponse est non", a-t-il constaté lors d'un point-presse. Invitant les uns et les autres à "réfléchir avec soin" à l'événement, il a expliqué que "le refus des peuples n'est pas le refus de la paix, pas le refus de l'union et de la bonne entente". "Au fond, c'est le refus du fait qu'il n'y ait pas d'harmonisation fiscale, pas d'harmonisation sociale", a-t-il poursuivi.

Quelques instants plus tard, François Hollande, évoquant "la perte de confiance des peuples sur le projet" européen, a lui-même appelé à la mise en route réelle de cette harmonisation, sans cesse convoquée et jamais réalisée.

 (AFP)

brexit

Brexit, “la victoire de l’Angleterre périphérique !” selon le géographe Christophe Guilluy

Pour le géographe Christophe Guilluy, c’est clair, la victoire du Brexit, « c’est celle de l’Angleterre périphérique. C’est-à-dire celle des territoires où vivent désormais les classes populaires (comme dans bien des pays développés) : l’espace rural, petites villes et villes moyennes…. (la question de l’insularité est secondaire). Partout, le modèle mondialisé produit sa contestation (Amérique périphérique, une Suède périphérique, Suisse périphérique, Pays-Bas périphérique etc. etc. ) ». 

Prolonger le plan Juncker, piste pour aller de l’avant après le Brexit, selon Moscovici

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a estimé ce dimanche 3 juillet  2016 que l’Union européenne devait lancer des « initiatives fortes » pour « réinventer l’Europe » après le Brexit, parmi lesquelles figurent une prolongation du plan Juncker, destiné à relancer l’investissement en Europe. 

Brexit: la France et l’Allemagne doivent “prendre l’initiative” (Hollande)

François Hollande a affirmé ce dimanche 26 juin 2016 que la France et l’Allemagne devaient « prendre l’initiative » après le vote des Britanniques en faveur de la sortie de leur pays de l’Union européenne.

F. Hollande sur le Brexit : “un choix douloureux que je regrette profondément”

Ce vendredi 24 juin 2016, François Hollande a déclaré regretter « profondément » le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne, « un choix douloureux » qui « met ravement l’Europe à l’épreuve »« L’Europe ne peut plus faire comme avant », a souligné le chef de l’Etat lors d’une allocution solennelle depuis l’Elysée à l’issue d’une réunion de crise avec plusieurs membres du gouvernement, et avant un conseil des ministres extraordinaire prévu dans l’après-midi.

Brexit : pour Mélenchon, l’UE, “on la change ou on la quitte”

Le candidat à l’élection présidentielle Jean Luc Mélenchon a profité vendredi du choix des Britanniques de quitter l’Union européenne pour renouveler sa demande de « sortie des traités européens », estimant que l’Europe, « on la change ou on la quitte ».

Politique

Dominique Voynet poursuit sa tournée de “grande écoute” dans le Doubs

La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, poursuit en juin 2026 sa démarche de "grande écoute" engagée à l’automne dernier. Cette initiative vise à rencontrer les habitants de sa circonscription, en particulier ceux résidant dans les secteurs les plus éloignés de sa permanence située à Besançon.

“Avec nos blessés” : Ludovic Fagaut et Rémi Bastille courent aux côtés de 1.500 militaires du Doubs

VIDÉO • Comme chaque année depuis une décennie, les unités militaires du Doubs ont organisé ce samedi 5 juin une journée de cohésion et de solidarité en faveur des blessés de l’armée de Terre dans le centre-ville de Besançon. À cette occasion, près de 1.500 participants ont pris part à une course de 5 kilomètres reliant La Rodia à la place de la Révolution. Parmi eux figuraient notamment Rémi Bastille, préfet du Doubs, et Ludovic Fagaut, maire de Besançon, venus soutenir l’initiative.

La Confédération paysanne du Doubs boycotte une table ronde avec Annie Genevard

La Confédération paysanne du Doubs a annoncé qu’elle ne participerait pas à la table ronde consacrée à la ”souveraineté alimentaire”, organisée vendredi 5 juin 2026 en présence de la ministre de l’Agriculture, du préfet du Doubs et de représentants de Terre Comtoise.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Annie Genevard empêtrée dans une polémique après un déjeuner organisé par Vincent Bolloré

L’ancienne députée du Doubs et ex-maire de Morteau est actuellement au coeur d’une polémique après sa participation à un déjeuner organisé par Vincent Bolloré et avec une figure de la propagande Pro-Poutine et un conseiller économique de Jordan Bardella. L’information a été révélée par le journal Le Monde le 26 mai 2026. Depuis, la ministre a été sommée de s’expliquer par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui l’a contacté mercredi matin pour lui demander des explications.

Propos racistes et haineux : les réactions après la démission de Franck Bernard de GBM

Au lendemain du conseil communautaire, Grand Besançon Métropole a indiqué ce vendredi 22 mai 2026, que le désormais ex-conseiller communautaire, Franck Bernard, avait informé le président, Ludovic Fagaut, de sa démission. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir plusieurs représentants locaux.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.63
couvert
le 13/06 à 21h00
Vent
1.25 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
76 %

Sondage