Le CHU de Besançon sensibilise sur les tumeurs neuroendocrines, à l'occasion d'une journée mondiale

Publié le 09/11/2022 - 14:43
Mis à jour le 09/11/2022 - 12:40

Les tumeurs neuroendocrines sont un groupe de tumeurs rares qui se développent dans les cellules du système neuroendocrinien, présentes dans les organes du corps humain. Le poumon, le pancréas et l’intestin grêle sont les organes les plus fréquemment touchés par une TNE. En Franche-Comté, on estime autour de 80 le nombre de nouveaux patients atteints de TNE chaque année.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

"La journée mondiale du 10 novembre est l’occasion de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé à ces tumeurs rares et méconnues, dont le diagnostic est complexe" explique le CHU de Besançon. "Lorsqu’une tumeur neuroendocrine est sous-jacente et indolente, elle est généralement découverte de manière fortuite au détour d’un examen et dans ce cas, la tumeur est souvent déjà avancée."

Dans les autres cas, le CHU explique que la maladie va secréter des hormones entrainant des symptômes qui vont constituer un point d’alerte : fortes diarrhées, rougeurs du visage ou encore douleurs abdominales. Toutefois, ces symptômes ne sont pas "propres" aux TNE et peuvent être associés à d’autres maladies, ce qui rend le diagnostic difficile. 

Après l’apparition des premiers symptômes, plusieurs années peuvent s’écouler avant que le diagnostic d’une TNE ne soit posé. "C’est pourquoi, il est important de faire connaitre l’existence de ces pathologies rares et trop méconnues, afin de les déceler le plus précocement possible et éviter ainsi une errance diagnostique" poursuit le CHU.

Les tumeurs neuroendocrines concernent autant les hommes que les femmes et toutes les tranches d’âge du sujet adulte.

Une prise en charge pluridisciplinaire au CHU

Comme pour les autres cancers, la prise en charge des tumeurs neuroendocrines est pluridisciplinaire avec des médecins spécialisés et référents des TNE, réunissant plusieurs disciplines : oncologie médicale, gastro-entérologie, endocrinologie, chirurgie digestive et médecine nucléaire. Les cas des patients sont discutés au sein d’un réseau de tumeurs rares existant dans chaque région.

En fonction du grade de la maladie, différents types de traitements peuvent être proposés au patient : intervention chirurgicale, traitement par des injections d’analogue synthétique permettant d’inhiber la sécrétion d’hormones, traitement oral de thérapie ciblée, traitement par chimiothérapie, radiologie interventionnelle (chimio-embolisation), et plus récemment la radiothérapie interne vectorisée.

Un traitement innovant : la radiothérapie interne vectorisée

Depuis 2019, le CHU de Besançon propose "un nouveau traitement innovant réalisé en médecine nucléaire qui permet le ciblage spécifique de la cellule tumorale" : la radiothérapie interne vectorisée.

Combiné à un traitement par analogue (qui sert de vecteur et va aussi bloquer la maladie), le produit radioactif (radionucléide) va ainsi être acheminé spécifiquement dans la cellule tumorale neuroendocrine afin de la détruire.

"Les résultats sont très encourageants avec une stabilisation de la maladie chez la plupart des patients traités, voire une régression chez 18 % des patients." - CHU de Besançon

Depuis sa mise en place, 23 patients suivis au CHU ont pu bénéficier de ce traitement.

Une journée régionale le 25 novembre pour les patients

L’association des patients porteurs de tumeurs endocrines diverses (APTED) organise une réunion d’information le vendredi 25 novembre de 9h à 17 h à Dijon, à destination des patients porteurs de tumeurs neuroendocrines et leurs proches, et des professionnels de santé.

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