Le Frac Franche-Comté expose les œuvres de deux figures de l’art contemporain espagnol

Publié le 26/04/2024 - 17:00
Mis à jour le 26/04/2024 - 17:37

Le Frac Franche-Comté propose dès le 28 avril 2024 de découvrir le travail de figures espagnoles de l’art contemporain. Il s’agit d’Esther Ferrer et La Ribot. Ce travail, aux regards croisés, est exposé jusqu’au 27 octobre prochain à la Cité des Arts à Besançon. Le vernissage est organisé samedi à 18h30 en présence des artistes…

C’est dans un univers bien particulier que nous emmènent Esther Ferrer et La Ribot. Le Frac Franche-Comté a choisi de composer sa nouvelle exposition en croisant de nombreuses œuvres des artistes. Ces dernières, passionnées par leur art, parlent de leurs créations avec enthousiasme et humilité. Le tout en ayant pris un réel engagement sur des sujets sociétaux universels. 

"Les mettre ensemble était une évidence. L’une a vécu la guerre civile à sa naissance et l’autre a connu la fin du règne de Franco à son adolescence. Je pense que cela se ressent dans leur démarche et dans leur engagement. Esther est davantage dans les arts visuels et performés, mais La Ribot a également ce côté très chorégraphié", explique Sylvie Zavatta, la directrice du Frac qui précise que les deux artistes ont toutes les deux "la volonté d’économie des moyens", "l’humour" en effectuant des clins d’œil à Satie. "Elles ont également un engagement sur la question sociale et féministe", salue la directrice.

Esther Ferrer

Au rez-de-chaussée, les visiteurs pourront, s’ils le souhaitent, être les acteurs d’une partition écrite par Esther Ferrer. Ils pourront également donner leur avis sur ce que signifie, pour eux, une performance en collant des post-its sur les murs du musée. 

À l’étage, on découvre la symbolique de la chaise, comme métaphore du corps humain. C’est concret. Nous arrivons face à 146 chaises vides, représentants les femmes victimes d’homicide depuis le début de l’année en France. 

Dans une autre pièce, l’artiste propose un tout au sujet, en lien avec le temps qui passe. De grands tableaux sont exposés où l’on peut lire : "Pourquoi je veux être immortel.lle". Chacun est libre d’écrire sa raison. Esther envisage même de trouver un "mur public" qui pourrait reprendre l’ensemble des tableaux afin de "rendre immortelles pour quelques millénaires" les personnes ayant participé à la performance.

La Ribot 

L’artiste a choisi d’exposer sa première installation au rez-de-chaussée. On peut observer un peintre à l’œuvre avec deux points de vue différents (au-dessus de la scène et depuis le bras du performeur). 

La Ribot propose également plusieurs œuvres qui interpellent les spectateurs comme "le film noir" où elle masque les protagonistes de films connus afin d’attirer le regard vers les figurants. 

La chaise joue également un rôle particulier. En effet, l’artiste a récupéré des chaises typiques servant aux mariages, à des diffusion cinématographique ou encore à la corrida pour les exposer. Certains, n’ayant pas été retenues, car "abîmées" ou "not save" (pas sûre, sécurisée) ont été pyrogravées et font l’objet d’une exposition acquise par le Frac appelée "walk the bastards"…

Enfin, les visiteurs pourront s’adonner à nouveau à une performance en essayant de reproduire les mouvements des danseurs dont le "tuto" est donné sur tablette. Le tout en décrivant par écrit ce qui est important dans cette danse : le mouvement ? Le rythme ? La forme ? L’énergie ? À chacun de donner sa perception des choses...

Infos +

Frac Franche-Comté, expositions du 28 avril au 27 octobre (avec vernissage le 27 avril à 18h30)

  • 2, passage des arts à Besançon
  • 03 81 87 87 40
  • Ouvert de 14h00 à 18h00 du mercredi au vendredi et de 14h00 à 19h00 le samedi et dimanche 
  • Tarif plein à 5 € et réduit à 3 €, gratuit pour les moins de 18 ans et tous les dimanches.

Allez + loin

Culture

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.74C°
légère pluie
le 17/10 à 20h00
Vent
4.13 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
88 %

Sondage