Quand le 3ème Reich inspire une Americano-Bisontine...

Publié le 18/06/2015 - 14:16
Mis à jour le 16/04/2019 - 14:29

Françoise Rodary est originaire de Besançon et vit en Louisiane. Elle est l’auteure de « Le butin du Reich – Quand Goering se prenait pour Laurent le Magnifique ». C’est son quatrième livre. Elle l’a écrit il y a quatre ans. Ce roman mêle Histoire et fiction, mystère et rédemption familiale. Il paraît fin juin 2015.

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livre

Le récit narre la reconstruction de Karl qui, suite aux obsèques de ses parents, reçoit en héritage des lettres datant de la seconde guerre mondiale. Il y découvre un "système de pillage mis en place par l’élite nazie". Le protagoniste se retrouve alors plongé dans cette guerre d’anéantissement. Des souvenirs émergent, éclairent sa mémoire, lui permettant peu à peu de se relever. "C’est un mystère dont l’issue est positive". 

"Quand la lecture plaisir fait tilt"

Fascinée par l’Histoire, notamment de la seconde guerre mondiale, Françoise Rodary s’interroge : comment des hommes cultivés ont-ils pu devenir des voleurs et des meurtriers ? L’auteure s’est plongée dans les lectures d’oeuvres historiques, comptes-rendus et témoignages américains tels que Art Looting Investigation Unit reports, The rape of Europa, ou Art as Politics in the Third Reich. 

Et puis, "la lecture plaisir a fait tilt". Après deux années de lectures et de recherches, Françoise Rodary, a rédigé "Le butin du Reich - Quand Goering se prenait pour Laurent le Magnifique" en deux semaines. C’est un "mariage subtil entre Histoire et histoire", avec l’art comme leitmotiv et l’amour en filigrane.  

S’inspirant du récit d’un ami dont le père était nazi, Françoise Rodary mêle faits historiques et protagonistes ayant réellement existé. Relu par deux historiens français, son roman est un "parcours sans faute" de 335 pages. 

L’Art comme politique du Reich

Françoise Rodary interroge l’Art comme politique du Reich. A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, 61 233 objets furent retrouvés dans les différents dépôts utilisés par les Nazis pour entreposer leur butin. La Bisontine s’est donc inspirée de l’affaire d’Adèle Bloch Bauer, mais surtout d’Hermann Goering, "prétendu mécène animé d’une fibre artistique". Empruntant secrètement les oeuvres entreposées au Jeu de paume durant la guerre, le nazi les détournait en monnaie d’échange et clamait "je suis le dernier homme de la Renaissance" se comparant à Laurent le Magnifique. 

Américaine par adoption... Mais toujours bisontine dans l’âme

Françoise Rodary a déménagé par amour en Louisiane, il y a presque vingt ans. Américaine par adoption, elle n’en garde pas moins un attachement à sa langue de coeur. "Chaque jour, je m’occupe de lever des fonds pour un établissement scolaire. Mon langage n’est qu’anglais et persuasion. Le manque de mon pays me pousse à écrire en français". 

Elle a effectué sa propre traduction en anglais. Son livre sera disponible au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France.  

En pratique

  • Le butin du Reich - Quand Goering se prenait pour Laurent le Magnifique, Françoise Rodary, Ed. Hachette
  • 335 pages
  • 16 euros en version papier 
  • 5,99 euros en version e-book 
  • Disponible à la fin du mois de juin 2015

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