Le taux de chômage demeure stable, à son plus bas niveau depuis 40 ans

Publié le 19/05/2023 - 18:01
Mis à jour le 19/05/2023 - 15:38

Le marché du travail continue de résister: le taux de chômage est resté stable au premier trimestre 2023, à 7,1% de la population active en France (hors Mayotte), son plus bas niveau depuis 40 ans.

 © Free-photos/ Pixabay
© Free-photos/ Pixabay

Selon les chiffres publiés mercredi par l'Insee, le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) atteint 2,2 millions de personnes, diminuant à peine sur le trimestre (-7.000). L'institut, qui avait initialement fait état d'un taux de chômage de 7,2% au 4e trimestre 2022 l'a légèrement révisé à la baisse (-0,1 point).

  • Si l'on excepte le recul "en trompe l’œil" pendant la crise sanitaire, il faut remonter au premier trimestre 2008 (7,2%) et au deuxième trimestre 1982 (7,1%) pour retrouver des niveaux équivalents.

"Le chômage est ainsi à son plus bas niveau depuis 40 ans", a commenté auprès de l'AFP Yves Jauneau, chef de la division synthèse et conjoncture du marché du travail de l'Insee.

Le ministre du Travail Olivier Dussopt a aussitôt salué ces résultats sur Twitter, estimant qu'ils traduisent les "efforts pour atteindre l'objectif (du) plein emploi", soit un taux de chômage autour de 5%. Pour y parvenir, le gouvernement mise notamment sur la transformation de Pôle emploi en France Travail, avec un projet de loi qui doit être présenté début juin.

Pour Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les résultats "confirment la solidité du marché du travail".

"Les indicateurs sont bien orientés partout", ajoute-t-il, pointant notamment la hausse du taux d’emploi (rapport entre le nombre de personnes en emploi et le nombre total de personnes). Pour les personnes en âge de travailler (15-64 ans), celui-ci augmente de 0,3 point et atteint 68,6% sur le trimestre, son plus haut niveau depuis que l’Insee le mesure (1975).

Pour M. Jauneau "c'est le signe qu’avec une stabilité du chômage, l'emploi continue de progresser".

"Petit point noir"

Dans le détail, sur le trimestre, le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) diminue très légèrement de 0,2 point à 16,6%. Pour les 25-49 ans, il est quasi stable (-0,1 point) à 6,4%. Enfin, le taux de chômage des 50 ans ou plus rebondit légèrement sur le trimestre (+0,2 point) à 5,2 %, mais il reste inférieur à son niveau d’un an auparavant (-0,3 point).

Le taux de chômage de longue durée (au moins un an) est quasi stable (-0,1 point) à 1,8%.

Le "halo autour du chômage", soit les personnes désirant retourner sur le marché de l'emploi mais qui ne sont pas considérées comme chômeuses par le BIT (chercher effectivement un emploi et être disponible pour en prendre un), augmente en revanche de nouveau (+62.000 après +49.000 au trimestre précédent). La part du halo dans la population des 15-64 ans atteint 4,6 %.

C'est "le seul petit point noir", observe Mathieu Plane. L'économiste de l'OFCE estime qu’il "n’est pas forcément évident d’expliquer les raisons", alors que d’un autre côté, le sous-emploi baisse (-0,2 point).

M. Jauneau, y voit également "un peu un moins bon signal", mais relève que le halo reste "à un niveau relativement moyen".

  • Les prochaines prévisions de l'Insee pour l’ensemble de l’année 2023 seront publiées le 15 juin. En mars, l'institut prévoyait une stabilité du taux de chômage au premier semestre.

Pour l'OFCE, Mathieu Plane s’attend à un retournement du marché du travail au deuxième semestre. "On pense qu’on est un peu sur un plateau et que progressivement on aura une remontée du taux de chômage", pour différentes raisons: réduction des aides d'urgence, réduction de la voilure budgétaire, remontée des taux ou encore prime apprentissage moins généreuse...

Il relève que "dans ce contexte, avec une croissance qui est quand même relativement atone, ça paraît difficile de penser qu'on va continuer à créer beaucoup d'emplois et que le chômage va baisser", même si pour l'heure, "on surfe encore sur un marché du travail qui reste relativement solide".

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Emplois municipaux à Besançon : 600 emplois permanents créés depuis 2020

À la veille du conseil municipal de ce jeudi 22 janvier, la maire de Besançon Anne Vignot a tenu une conférence de presse mercredi entourée de plusieurs élues, pour présenter la liste des emplois permanents au 1er janvier 2026 et dresser un bilan des créations d’emplois en 2025. Un sujet régulièrement débattu au sein de l’assemblée municipale, notamment autour de la masse salariale.

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.71
couvert
le 22/01 à 15h00
Vent
1.57 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
92 %