Le Territoire de Belfort plafonne la prise en charge des mineurs étrangers

Publié le 10/10/2023 - 17:56
Mis à jour le 16/10/2023 - 15:52

Le Conseil départemental du Territoire de Belfort, qui dit être confronté à une "saturation" de ses dispositifs de protection de l'enfance, va plafonner la prise en charge des mineurs étrangers non accompagnés (MNA), selon une motion consultée mardi par l'AFP.

"Je suis particulièrement vigilante au respect des droits fondamentaux de tous les enfants dans notre pays", a réagi auprès de l'AFP la secrétaire d'Etat à l'Enfance Charlotte Caubel, qui dit prendre "acte du positionnement politique" du département.

"La prise en charge croisée des MNA et des enfants relevant partiellement de la pédopsychiatrie entraîne une saturation des structures, une embolie des services et révèle un manque cruel de réponses enmatière de soins adaptés", écrit la collectivité dans sa motion.

Une situation "intenable"

Présentée par Florian Bouquet, président LR du Territoire de Belfort, l'un des plus petits départements de France, elle a été adoptée à l'unanimité des suffrages exprimés (17 voix) lors de sa dernière assemblée publique, le 28 septembre. Avant l'été, plusieurs autres départements, également confrontés à une hausse des placements d'enfants en danger et à un afflux de mineurs isolés étrangers, avaient déjà alerté sur une situation "intenable".

"89 mineurs pour 61 places"

"L'accueil des mineurs et des majeurs non accompagnés contribue également à la saturation du dispositif au regard de l'augmentation du flux constaté depuis le milieu de l'année 2023", poursuit la motion, selon laquelle "89 mineurs et majeurs non accompagnés" sont actuellement dans le Territoire de Belfort, pour "61 places".

3 millions d'euros annuels pour l'accompagnement des MNA

Selon le texte, le département "supporte pourtant à hauteur de près de trois millions d'euros annuels l'accompagnement des MNA, et de ceux devenus majeurs dans le cadre de leur insertion", alors que "l'Etat n'intervient qu'à hauteur de 162.000 euros (5,4%)" et que la politique migratoire "est de son
ressort exclusif". Du fait des structures saturées, "on a 37 mineurs (français) qui pour l'instant ne peuvent pas entrer dans le dispositif" et "dont on ne peut pas assurer la protection", a précisé le cabinet de M. Bouquet.

"On est au bord de la rupture"

L'élu LR n'était pas joignable mardi. Ces mineurs "font l'objet d'une mesure de placement sur décision de justice" mais le département "n'est pas capable matériellement, humainement, au niveau des structures ou des assistantes familiales" de les prendre en charge, avait-il expliqué lors de l'assemblée du 28 septembre, dont la vidéo est visible sur le site de la collectivité.

"Je tiens à rappeler que le refus express de mettre en oeuvre une décision judiciaire peut à minima engager la responsabilité administrative du département", a souligné mardi Mme Caubel. "On est au bord de la rupture", avait ajouté M. Bouquet. Selon lui, "on fonctionne en mode dégradé" et la "sécurité et la protection des enfants n'est plus assurée".

Une prise en charge limitée jusqu'à ce que le dispositif retrouve ses capacités

En conséquence, "le département limitera la prise en charge (des MNA) jusqu'à ce que le dispositif retrouve des capacités d'accueil dignes et soit en mesure d'assurer la sécurité de tous les enfants", explique la motion. Selon celle-ci "tout nouvel accueil ne pourra" à l'avenir "s'exécuter qu'à l'aune d'une sortie du dispositif".

Une décision jugée "illégale"

En clair, pour qu'un mineur isolé soit pris en charge, il faudra qu'un autre sorte du dispositif. "Cette décision, qui porte atteinte aux droits fondamentaux des enfants,  est illégale", a réagi sur X (ex-Twitter) Lyes Louffok, militant des droits de l'enfant et ancien membre du Conseil national de la protection de l'enfance.

(AFP)

Politique

Municipales : “Le Pont Commun”, un collectif qui interpelle les candidats du secteur pontissalien

Le Pont Commun est un nouveau collectif réunissant citoyens, associations et acteurs de la vie économique locale, préoccupés par les enjeux socio-environnementaux du secteur de Pontarlier et de sa communauté de communes. Il a récemment envoyé un questionnaire et une liste d’engagement aux listes électorales afin de connaître les intentions de chacun sur ces enjeux "qui structurent nos modes de vie". 

200 cyclistes mobilisés sur le pont de la République pour défendre la place du vélo en ville

Samedi 28 février 2026, environ 200 cyclistes ont répondu à l’appel des associations vélo Besançon, Alternatiba et Les Manivelles en prenant part à un rassemblement sur le pont de la République afin d’interpeller les Bisontins sur les enjeux autour de la mobilité et du vélo lors des prochaines élections municipales. 

Municipales : la FDSEA demande à ce que l’agriculture soit “pleinement intégrée aux réflexions” des candidats

À l’approche des élections municipales de mars 2026, la Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles du Doubs (FDSEA 25) a souhaité interpeller l’ensemble des candidates et candidats du département à travers une lettre ouverte consacrée à la place de l’agriculture dans les projets communaux.

Municipales 2026 à Besançon : quel est l’ordre officiel des candidats sur les panneaux de propagande ?

Le tirage au sort a été effectué ce vendredi 27 février 2026 à 14h00 en préfecture du Doubs. Il détermine ainsi l’ordre d’affichage des candidats sur les panneaux de propagande ainsi que de l’ordre de mise en place des bulletins dans les bureaux de vote. Zoom sur l’ordre des six candidats pour la municipalité de Besançon.

“La peur va changer de camp” : Ludovic Fagaut veut être “le maire de l’ordre” à Besançon

Municipale 2026 • Le candidat Les Républicains à la mairie de Besançon, Ludovic Fagaut, a présenté ce vendredi 27 février 2026 les grandes lignes de son programme consacré à la sécurité lors d’une conférence de presse organisée sur la terrasse d’un café place Jouffroy-d’Abbans, dans le quartier Battant. À ses côtés se trouvaient plusieurs colistiers, dont Manon Monnier, Emmanuelle Huot-Cusenier, Jean-Pascal Reyes et le député MoDem du Doubs Laurent Croizier.

Municipales : cinq communes de Haute-Saône sans candidat

À l’issue de la clôture du dépôt des listes le 26 février 2026, cinq communes de la Haute-Saône ne comptent aucune liste de candidats pour les élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026. Alors quelles conséquences pour ces communes dont personne ne veut assumer le statut de maire ? La préfecture de la Haute-Saône fait le point. 

Séverine Véziès rend public un mail insultant et dénonce la “violence politique”

La candidate La France insoumise aux élections municipales de Besançon, Séverine Véziès, a rendu public jeudi 26 février 2026 un courriel à caractère injurieux qu’elle affirme avoir reçu de la part d’un homme se présentant comme ni bisontin ni grand bisontin. Elle annonce avoir décidé de déposer plainte.

Festival Grandes heures nature 2026 à Besançon : quelles sont les nouveautés cette année ?

Le festival Grandes heures nature se tiendra du 11 au 14 juin 2026 à Besançon, avec l’ambition de confirmer son ancrage territorial tout en maîtrisant son budget. Porté par Grand Besançon Métropole, l’événement poursuit son développement autour d’une offre sportive et écotouristique renforcée. Des nouveautés sont attendues cette année dont l'ouverture du festival un jour de plus ainsi qu'un défi amphibie...

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 17.1
peu nuageux
le 02/03 à 15h00
Vent
2.08 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
51 %