Macron, le président-candidat, en pleine crise internationale

Publié le 04/03/2022 - 06:35
Mis à jour le 07/04/2022 - 17:30

Après une longue attente, Emmanuel Macron s’est lancé jeudi dans la campagne pour la présidentielle en annonçant être candidat pour « faire de ces temps de crises », dont la guerre en Ukraine, « le point de départ d’une nouvelle époque française et européenne ».

Son entrée dans l'arène électorale est grave et sobre: une "lettre aux Français" de trois pages publiée sur les sites des journaux de la presse régionale. Ni image ni vidéo ne l'accompagnent. Emmanuel Macron lancera sa campagne sur le terrain dès lundi avec un premier déplacement envisagé, sur le thème de l'éducation, a-t-on appris auprès de son équipe de campagne...

Mobilisé par le conflit russo-ukrainien, le chef de l'Etat aura donc attendu le dernier moment pour officialiser sa candidature, que les candidats doivent formaliser avant vendredi 18h.

"Je suis candidat pour inventer avec vous, face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière", explique-t-il dans la lettre. "Je suis candidat pour défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent", ajoute-t-il.

Il prévient toutefois qu'il ne pourra pas "mener campagne comme il l'aurait souhaité en raison du contexte" international, qui mobilise l'essentiel de son temps depuis une quinzaine de jours.

A 38 jours du premier tour du 10 avril, quel visage prendra sa campagne, qui s'annonce comme l'une des plus courtes de la cinquième République ? Emmanuel Macron ne donne pas d'indication sur le nombre de ses meetings ou de ses interventions médiatiques. Mais il annonce que, "avec clarté et engagement", il expliquera "notre projet, notre volonté de continuer à faire avancer notre pays avec chacun d'entre vous". Dans sa lettre, où il utilise davantage le "nous" que le "je", le chef de l'Etat qui avait été élu à l'âge de 39 ans en 2017, reconnaît que son quinquennat a été secoué par une succession "d'épreuves": "terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe". "Rarement, la France a été confrontée à une telle accumulation de crises. Nous avons fait face avec dignité et fraternité", souligne-t-il.

"Nous n'avons pas tout réussi. Il est des choix qu'avec l'expérience acquise auprès de vous je ferais sans doute différemment", ajoute ce président souvent accusé d'arrogance et de déconnexion par une partie des Français.

En position de favori

Plus que jamais, Emmanuel Macron se présente comme le candidat du camp progressiste. Car, dit-il, "ne nous trompons pas: nous ne répondrons pas à ces défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie". "L'enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance", lance-t-il, dans une allusion aux candidats d'extrême droite Marine Le Pen et Eric Zemmour. Face à eux, Emmanuel Macron entame sa campagne en position de favori. Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine le 24 février, il a gagné plusieurs points dans les intentions de vote, les sondages le donnant à 27-28 %, soit une dizaine de points devant Marine Le Pen (RN), qui creuse l'écart avec Valérie Pécresse (LR) et Eric Zemmour (Reconquête !).

S'il sort gagnant au soir du second tour, le 24 avril, il aura réalisé un pari jamais réalisé dans l'Histoire de la Ve République: être réélu au suffrage universel direct sans sortir d'une période de cohabitation, comme l'avaient fait François Mitterrand et Jacques Chirac.

Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron donne quelques pistes sur son programme, qui apparaît fidèle aux principes qu'il a défendus depuis 2017. Sur le plan économique, il affirme qu'il "nous faudra travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production".

Il indique par ailleurs vouloir donner "la priorité à l'école et à nos enseignants, qui seront plus libres, plus respectés et mieux rémunérés" et vouloir également "préserver et même améliorer le modèle social" français.

Autre ambition affichée: "Placer la France en tête dans les secteurs qui, comme les énergies renouvelables, le nucléaire, les batteries, l'agriculture, le numérique, ou le spatial feront le futur". Emmanuel Macron souhaite en outre que la France devienne "une grande Nation écologique, qui la première sera sortie de la dépendance au gaz, au pétrole et au charbon".

(Avec AFP)

Présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : les chiffres de la participation à 17h en Bourgogne Franche-Comté

A 17h00, la participation est de 63,52 % en Bourgogne Franche-Comté et de 63,23 % au niveau national. Dans la région la participation en fin de journée est en recul de plus de trois points points par rapport au 2e tour du 7 mai 2017. Le détail des chiffres par département. Les bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 19h00.

Politique

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Fleurissement de Besançon : Alternatiba dénonce “une désespérante marche arrière”

La Ville de Besançon a récemment voté lors du dernier conseil municipal du 23 avril 2026, une augmentation de l’enveloppe budgétaire consacrée au fleurissement de la ville. Soit un budget multiplié par 4 passant d’environ 50.000€ à 200.000€. Un choix qualifié de "désespérante marche arrière" par Alternatiba Besançon.

Le RN suspend le député haut-saônois Villedieu poursuivi pour “conduite en état d’ivresse”

Le groupe RN à l'Assemblée nationale a suspendu le député de Haute-Saône Antoine Villedieu, impliqué vendredi 24 avril 2026 dans un accident de la route et qui fait l'objet d'une enquête notamment pour "conduite sous l'empire d'un état d'ivresse manifeste", ont indiqué des sources du parti.

Refus d’autorisation en gastro-entérologie à Belfort : Cédric Perrin invite l’ARS à revoir sa copie

Pour le sénateur du Territoire de Belfort, cette décision risque "d’entraîner des conséquences graves pour les patients du territoire" et en particulier pour les personnes atteintes de "maladies inflammatoires chroniques de l’intestin", souligne ce mois d’avril 2026 Cédric Perrin.

Élu RN à Grand Besançon Métropole : la France insoumise demande son départ

Lors du conseil d’installation des conseillers au Grand Besançon Métropole le 20 avril 2026, la désignation des vice-présidents a suscité une vive polémique notamment chez les opposants de gauche comme les élu(e)s de la France insoumise qui exigent son départ.

Un conseil municipal de Besançon plus serein, une évolution bienvenue

ÉDITO • Après le tumulte du conseil municipal d’installation du nouveau maire et de son équipe, le 23 mars dernier, marqué par l’impossibilité pour l'ensemble des groupes d’opposition de s’exprimer et leur départ de la séance, ce qui apparaît comme le véritable premier conseil municipal s’est tenu jeudi 23 avril 2026 dans un climat nettement plus serein. Une évolution salutaire, notamment pour l’image de la politique bisontine, mais aussi dans son ensemble.

Incendies à répétition, crainte des habitants… Le PCF alerte sur les conditions de vie rue Albrecht-Dürer à Planoise

Dans une lettre ouverte adressée à Loge GBM le 22 avril 2026, la section de Besançon du Parti communiste français (PCF) dénonce la situation des habitants de la rue Albrecht-Dürer, dans le quartier de Planoise. Le courrier évoque une réalité devenue ”intolérable pour les habitantes et habitants” de ce secteur.

Grand Besançon Métropole : une élection inédite du RN au bureau exécutif fait polémique

Réuni lundi 20 avril 2026, le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole a élu un vice-président issu du Rassemblement national, une première dans l’histoire de l’institution. Le candidat a obtenu 58 voix, contre 39 pour son opposant et 22 abstentions ou votes blancs. Cette élection a suscité de nombreuses réactions dans l'assemblée de la part de représentant(e)s de la gauche.

Stationnement gratuit, marché de Noël, police municipale… Ludovic Fagaut lance ses premières mesures

À deux jours du conseil municipal prévu jeudi 23 avril 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, entouré de plusieurs adjoints, a présenté de grandes orientations budgétaires et les projets qui seront soumis au vote. Ce budget, qualifié de “budget de transition”, s’inscrit dans un calendrier contraint et dans une volonté affichée de réorientation politique.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.3
ciel dégagé
le 01/05 à 00h00
Vent
1.63 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
68 %

Sondage