Non-lieu dans le dossier du scandale de l’amiante à Alstom

Publié le 10/12/2021 - 14:19
Mis à jour le 10/12/2021 - 11:17

Des juges d’instruction du pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris ont rendu une ordonnance de non-lieu dans l’affaire de la contamination à l’amiante de salariés du groupe industriel Alstom à Belfort.

 ©
©

Ce non-lieu a été signé le 12 octobre 2021. Dans cette affaire, une plainte avec constitution de partie civile, notamment pour homicides, blessures involontaires et empoisonnement, avait été déposée au tribunal judiciaire de Belfort en 1996 après le décès d’un mésothéliome de deux salariés d’Alstom.

Plusieurs autres victimes ou proches de victimes s’étaient constituées partie civile par la suite et le tribunal de Belfort s’était dessaisi du dossier au profit du tribunal judiciaire de Paris. Mis en examen en 2004, le groupe avait finalement été placé ensuite sous le statut plus favorable de témoin assisté, la responsabilité pénale des personnes morales n’étant entrée en vigueur qu’en 1994, ce qui ne permettait pas de les poursuivre pour des faits commis antérieurement.

Selon des éléments de l’ordonnance dont l’AFP a eu connaissance, les juges rappellent ce principe, tout en soulignant qu’il était "établi" qu’Alstom et ses dirigeants avaient "manqué aux obligations qui leur étaient imposées en matière de protection à l’amiante des salariés travaillant pour leur compte".

Par ailleurs, les magistrats estiment "impossible en l’état des données de la science de déterminer avec certitude" la date de la contamination des salariés, en raison des "temps de latence globalement très longs des maladies en lien avec l’amiante". Ce qui empêche d’engager la responsabilité pénale de ses dirigeants.

Les juges s’appuient en cela sur une expertise judiciaire définitive de février 2017. Cette analyse a été retenue dans plusieurs autres affaires liées au scandale de l’exposition à ce matériau interdit en France en 1997 qui se sont soldées par un non-lieu.

Toutefois, en janvier, la cour d’appel de Paris a pour la première fois infirmé, dans le dossier de l’entreprise Everite de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), un non-lieu qui s’appuyait sur cette expertise et renvoyé l’enquête aux juges d’instruction.

Elle avait estimé que l’intoxication résultait "selon les experts d’un processus "d’accumulation" des fibres respirées et que de fait, c’était "toute la période d’exposition" qui contribuait "à la maladie ou au décès". Ainsi, "chaque dirigeant successif peut avoir participé, à son échelle de responsabilité, à l’exposition des salariés aux fibres d’amiante", poursuivait-elle.

(AFP)

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.42
légère pluie
le 17/02 à 06h00
Vent
5.31 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
90 %