Nordahl Lelandais a fourni "ses explications" aux juges

Publié le 20/03/2018 - 08:46
Mis à jour le 20/03/2018 - 11:03

Nordahl Lelandais, qui a avoué mi-février avoir tué «involontairement» la petite Maëlys fin août en Isère, a commencé à "fournir des explication" aux juges d'instruction de Grenoble qui l'ont longuement interrogé ce lundi 20 mars 2018, a-t-on appris auprès du parquet.


nordahl_lelandais_.jpg
Nordahl Lelandais ©
PUBLICITÉ

Contrairement à la précédente audition qui avait tourné court le 22 février une semaine après la découverte des restes de la fillette, cet interrogatoire entamé lundi à 10h s’est achevé peu avant 17h, avec les départs concomitants du mis en cause dans un convoi de l’Administration pénitentiaire et de son avocat qui n’a pas fait de déclaration.

Des explications « réservées » aux parents

« Nordahl Lelandais fournit des explications qui sont les siennes », a déclaré à l’AFP le parquet, qui n’a souhaité les divulguer à ce stade.« Il faut les réserver aux parents de la victime et les confronter au dossier. »

Les trois juges d’instruction avaient « un certain nombre de questions à lui poser (…) S’il veut parler, il faut d’abord l’écouter. Il fait ses déclarations, on verra après ce qui correspond au dossier ou ce qui s’en éloigne », a poursuivi la même source.

Des analyses toujours en cours

Si les analyses du squelette et des vêtements de Maëlys sont toujours en cours, de même que l’expertise psychologique du suspect, les juges comptaient interroger en détail Nordahl Lelandais sur ce qui s’est passé dans la nuit du 26 au 27 août, quand l’enfant a disparu d’une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère). Et sur sa consultation de sites pédopornographiques au cours de cette soirée et le lendemain matin.

Une source proche du dossier estimait qu’il serait « très compliqué pour lui de défendre la thèse de l’homicide involontaire« , même s’il fait preuve d’une « capacité d’adaptation » aux nouvelles pièces versées au dossier.

Nordahl Lelandais, 35 ans, avait été extrait lundi matin de sa cellule de l’Unité hospitalière spécialement aménagée de la prison de Lyon Corbas à l’hôpital psychiatrique du Vinatier (Rhône), où il a été admis le 16 février. Il devait y retourner lundi soir.

Il avait été rejoint au palais de justice de Grenoble par son avocat Alain Jakubowicz, accompagné de deux collaborateurs, qui se sont gardés de toute déclaration aux médias présents pour cette seconde audition depuis les aveux de leur client.

Le 14 février, l’ancien maître-chien avait mené les enquêteurs jusqu’à la dépouille de Maëlys De Araujo dans une zone escarpée du massif de la Chartreuse, après y avoir été acculé par la découverte d’une micro-trace de sang dans le coffre de sa voiture pourtant méticuleusement récurée le lendemain de la soirée de mariage.

Il avait alors dit l’avoir tuée « involontairement », assurant qu’il s’expliquerait ultérieurement. Mais les juges s’étaient heurtés à son silence une semaine plus tard.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

VIDEOS – Affaire Narumi : les détails de l’enquête dévoilés…

VIDEOS – Affaire Narumi : les détails de l’enquête dévoilés…

VIDEOS • Les investigations concernant l'assassinat fin 2016 à Besançon de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, dont le corps n'a jamais été retrouvé, sont terminées et la France demande l'extradition du suspect chilien Nicolas Zepeda Contreras, a indiqué jeudi 10 octobre 2019 le procureur de Besançon Etienne Manteaux, qui dévoile les détails de l'enquête (voir vidéos ci-dessous).

La préfecture du Doubs demande l’arrêt complet de l’exploitation de la carrière de Semondans

La préfecture du Doubs demande l’arrêt complet de l’exploitation de la carrière de Semondans

Après le jugement du tribunal administratif de Besançon d'annulation de dérogation "espèces protégées" de la carrière de Semondans, la préfecture du Doubs met en demeure la SAS Maillard de régulariser sa situation administrative en cessant l'activité irrégulière ou déposant un dossier de demande d'autorisation environnementale. En attendant, le fonctionnement de la carrière est suspendu.

Affaire Narumi : la France s’apprête à demander l’extradition du suspect chilien

Affaire Narumi : la France s’apprête à demander l’extradition du suspect chilien

Le parquet de Besançon a finalisé une demande d'extradition du Chilien Nicolas Zepeda Contreras, principal suspect dans la disparition fin 2016 à Besançon de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, qui sera transmise aux autorités chiliennes dans les prochains jours, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes en Ehpad

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes en Ehpad

Un aide-soignant, écroué en juin pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel sur quatre personnes dans un Ehpad de Haute-Saône, est suspecté d'avoir commis des faits similaires sur neuf autres victimes dans plusieurs établissements de la région, a indiqué ce jeudi 3 octobre 2019 le parquet.

Le tribunal de Dijon refuse le prénom « Jihad »

Le tribunal de Dijon refuse le prénom « Jihad »

Le tribunal de Dijon a annulé vendredi le prénom "Jihad" donné il y a presque un an par une mère à son nouveau-né, et que la justice considère comme ayant une "acception péjorative", a-t-on appris vendredi 27 septembre 2019 auprès du parquet.

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté

La Cour de cassation a rejeté ce mercredi 18 septembre 2019 le pourvoi formé par le parquet général contre le maintien en liberté du Dr Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon soupçonné de dizaines d'empoisonnements, qui reste donc libre, a-t-on appris de source proche du dossier et auprès de son avocat.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 11.45
ciel dégagé
le 14/10 à 6h00
Vent
1.81 m/s
Pression
1014.46 hPa
Humidité
90 %

Sondage