Procès d'assises : pris d'un "délire de jalousie", il avait tué son collègue

Publié le 23/03/2015 - 14:44
Mis à jour le 23/03/2015 - 14:44

La cour d’assises de Côte-d’Or juge à partir de mardi 24 mars 2015 un quinquagénaire pour l’assassinat en 2013 d’un collègue, employé municipal à Longvic, dont il s’était persuadé – à tort – qu’il entretenait une relation avec son ex-compagne.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Le 7 juin 2013, vers 12H30, Jean-Louis Oltra avait pénétré dans les locaux des services techniques de la mairie de Longvic où il avait tiré sur son collègue de 37 ans avec une carabine 22 long rifle. La victime avait été mortellement blessée à la tête.

Quelques instants auparavant, M. Oltra avait également tenté de tuer, dans une rue à Dijon, son ex-compagne qui s'en était sortie indemne. Il n'avait opposé aucune résistance à son interpellation après les faits et avait été incarcéré. Accusé d'assassinat et de tentative d'assassinat, cet homme de 52 ans "pensait que la victime entretenait une relation avec son ex-compagne mais l'enquête a montré que ce n'était pas du tout le cas", a déclaré à l'AFP son avocate, Me Audrey Bittard. Qualifiant de "délire de jalousie" son état à l'époque, Me Bittard a précisé que sa "conviction", qui tournait à "l'obsession", n'était fondée sur "rien du tout". "Il a pris conscience de beaucoup de choses, il a été confronté à la réalité et il a réalisé que sa jalousie l'a bouffé." Au cours de l'instruction, une expertise psychiatrique a conclu à "l'altération du discernement" de l'accusé au moment des faits.

Selon Me Jean-Philippe Morel, avocat des parties civiles, la victime était un homme "assez joyeux" et "apprécié". Père d'un enfant de 11 ans, il vivait alors en couple et "cela, Jean-Louis Oltra ne pouvait pas l'ignorer", a-t-il souligné. Me Morel estime également que la préméditation du geste de l'accusé était basée sur "des évidences dans le dossier".

Le verdict est attendu jeudi.

(Source : AFP)

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