Projet MiMédi : passer de 400.000 à 47.000 dollars l'injection…

Publié le 12/06/2019 - 14:00
Mis à jour le 13/06/2019 - 11:31

Associant dix partenaires publics et privés, le Projet MiMédi (Microtechniques pour les Médicaments Innovants) a pour objectif de réduire les coûts de production et de créer une nouvelle filière de médicaments innovants issus du vivant (cellule médicament). Il nous a ouvert ses portes ce mardi 11 juin 2019...

Coût du projet ? 13,6 millions d’euros. Ce projet de recherche de spécialisation intelligente est financé à près à 80% par le Fonds européen de développement régional (10.211.026 euros).

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Avec ce projet, les partenaires espèrent mettre en place des perspectives et des stratégies nouvelles de traitement en alternative ou en complément aux traitements par voie chimique, notamment pour les traitements lourds tels que les tumeurs, les cancers….

« Produire local »

Il s’agit pour Pascal Morel, directeur de l’Établissement français du sang (EFS) de Bourgogne-Franche-Comté de « produire local ». Pour lui, 400.000 dollars l’injection, ce n’est « pas soutenable » : « Il faut revoir les outils de production et amener des outils plus modernes », précise-t-il en indiquant : « la société Ilsa (spécialiste en microtechnique et d’instruments d’analyse pour laboratoire) tient à bout de bras ce projet et a pris à bras le corps ce consortium qui est enrichi d’entreprises, de laboratoire et de start-up locales ».

Des tests effectués sur le site de l’EFS à Besançon

Le laboratoire MiMédi , situé à l’EFS de Besançon, offre à l’ensemble des partenaires du consortium 100m2 de surface de travail pour mener des expérimentations communes permettant le développement et l’optimisation de la production de médicaments innovants. Voir ci-dessus notre interview vidéo de Fabienne Pouthier, responsable de l’unité thérapie cellulaire et tissulaire.

Quel nouveauté apporte Mimédi pour les industriels ?

« L’enjeu est double. D’un point de vue process, il s’agit de valider un bio-réacteur modulaire, sorte de mini salle blanche autonome pouvant s’adapter à tout type de laboratoire en limitant les coûts de fabrication et en étant au plus près du patient. D’un point de vue produit, il s’agit de développer des médicaments jusqu’au protocole de demande d’autorisation d’essai clinique », est-il précisé.

L’entreprise Bioexigence est spécialisée dans le domaine de la culture cellulaire notamment autour de la peau et de la cosmétique. Elle développe des tests d’efficacité in vitro permettant d’évaluer l’effet de différents principes actifs sur la croissance et la minéralisation des cellules osseuses.

L’entreprise Med’Inn’Pharma est spécialisée dans le développement  de médicaments innovants inspirés de processus biologique naturel de l’organisme. Med »Inn Pharma peut ainsi apporter son expertise dans toutes les étapes de fabrication.

Info +

  • Les partenaires industriels : ILSA, Diaclone, Bioexigence, Aurea Technology, Med’Inn’Pharma, Smaltis.
  • Quatre partenaires académiques régionaux : Université de Franche-Comté, Établissement français du sang (EFS), Centre hospitalier universitaire et FC Innov’.
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