Régionales en Bourgogne Franche-Comté : les candidats et la fusion des régions

Publié le 18/06/2021 - 16:45
Mis à jour le 18/06/2021 - 16:35

Depuis 2015, la Bourgogne et la Franche-Comté font destin commun. Une fusion qui n’est pas pour autant acceptée par tous les habitants. Certains y voient une perte d’identité et de visibilité. Comment les candidats aux élections régionales voient-ils cette rivalité entre les deux ex régions et entre Besançon et Dijon ?

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Le premier tour des élections régionales se tient ce dimanche 20 juin 2021.

Dans un communiqué le Mouvement Franche-Comté, de Jean-Philippe Allenbach appelle électeurs, "notamment les Francs-Comtois", à voter blanc, ou sinon à s’abstenir, "afin de ne pas cautionner par leur vote l’existence  même de la région "Bourgogne-Franche-Comté".

Quelle est la position des candidats à ce sujet ?  Les dissensions nées de la loi NOTRe sont-elles toujours d'actualité selon eux  ? Comment créer l'unité ? Comment améliorer cette fusion ? C'est la question que nous avons posée aux candidats

Bastien Faudot

  • Liste : Le Temps des Cerises
  • GRS – LFI – Génération.s – Place Publique – Nouvelle Donne – LRDG- GDS – Ensemble ! – PEPS

"Je pense que cette question intéresse peu les gens. Mais oui, la réorganisation a déséquilibré les relations entre Dijon et Besançon. Il faut sortir de la schizophrénie de l’organisation en bi-site :

Dijon est la capitale, l’unité de la région n’est pas en cause, mais il faut améliorer l’existant pour Besançon en transférant le cas échéant d’autres institutions et organismes régionaux comme le CESER, le Comité régional du Tourisme, le futur Établissement Public Foncier que nous voulons créer par exemple".

Julien Odoul

  • Liste : Pour une région qui vous protège
  • Étiquettes politiques : Rassemblement National / Avenir français / Les localistes / Droite Populaire

"Par le rééquilibrage territorial que j’ai évoqué. La fusion des régions n’avait aucun sens : elle a été mal préparée par les socialistes pour empêcher l’accession au pouvoir du Rassemblement national et pour répondre aux injonctions de la Commission européenne.

Pour mettre fin aux rivalités, je veux rééquilibrer la politique territoriale. Il faut en finir avec l’abandon de pans entiers du territoire : cela peut se faire directement via les transports, en réhabilitant les petites lignes et en finançant des bus dans les campagnes."

Stéphanie Modde

  • Liste : Écologistes et Solidaires
  • Étiquettes politiques : Europe Ecologie Les Verts, Cap Ecologie, Génération Écologie

"Nous préférons la coopération à la compétition, ce qui implique un développement équilibré des territoires avec leurs spécificités. La course à la métropolisation a toujours comme conséquence la concentration et l'abandon de certains territoires. Finalement, la question de la « rivalité » entre Besançon et Dijon est la même que celui de l'abandon de la ruralité.

Nous devons faire avec cette fusion même si elle n'a pas permis de simplifier les fonctionnements administratifs, mais elle ne pourra jamais non plus faire disparaître les identités locales."

Denis Thuriot

  • Liste : La Région partout et pour tous – Majorité Présidentielle
  • Étiquettes politiques : LREM / AGIR / MODEM / TERRITOIRES DE PROGRES / MOUVEMENT RADICAL

"Les rivalités sont stériles et contre-productives. Maire d’une ville médiane et président d’une agglomération « intermédiaire », nous devons mettre en valeur aussi bien nos grandes villes que nos territoires plus ruraux. Il ne doit plus y avoir qu’une nouvelle Bourgogne Franche-Comté, sans complexe les uns envers les autres, une seule Région, qui soit plus conquérante.

Nous mettrons en valeur et en réseaux les pôles d’excellence qui existent un peu partout, en accentuant les formations, là où il y a des besoins. Compétitivité, et non-concurrence, dévoreuse d’énergie et compétitions qui font oublier une même communauté de destins."

Claire Rocher

  • Liste : Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs
  • Étiquettes politiques : Lutte ouvrière

"Ces questions n'intéressent sûrement pas les travailleurs que je représente. Ils ont des problèmes plus vitaux : les bas salaires, le chômage, les petites retraites. Et cela ne change rien qu'on habite en Franche-Comté ou en Bourgogne.

Ce sont les mêmes partout, car la crise économique dépasse largement le cadre d'une région. Ce sont leurs intérêts politiques et sociaux que je défends dans l'élection."

Marie-Guite Dufay

Liste : Notre Région par Coeur

Étiquettes politiques : PS-PRG-PCF et société civile

"Il ne s’agit que du premier mandat d’existence de cette grande Région. Mais la Bourgogne-Franche-Comté est déjà bien plus qu’une entité administrative.

La Bourgogne et la Franche-Comté, espace pluriel aux identités territoriales fortes, c’est une capacité à produire (automobile, agriculture, viticulture, métallurgie, etc.) et à exporter dans le monde entier, c’est le 1er investisseur public local, c’est la 6e région de France pour l’accueil des investissements. Oui, la région Bourgogne Franche-Comté existe. Et elle va continuer de monter en puissance."

Gilles Platret

  • Liste : Pour la Bourgogne et la Franche-Comté
  • Étiquettes politiques : Les Républicains

"La fusion a été un échec. Je crois aux identités régionales La Franche-Comté a perdu énormément : des emplois et une importance politique. C'est d'ailleurs incroyable que dans la ville de la présidente sortante on ait autant le sentiment que cette fusion réclamée par Mme Dufay et M. Patriat soit à ce point un échec.

Notre siège de Besançon retrouvera une vie avec une commission décentralisée dans laquelle les élus régionaux de Franche-Comté traiteront des dossiers de la Franche-Comté. Idem pour la Bourgogne. C'est la décentralisation à l'échelle de la région pour permettre d'avoir des élus sur place et que les citoyens puissent les rencontrer et que l'on puisse traiter les dossiers avec des personnes physiques.  Je veux redonner vie à la démocratie à Besançon, une vie politique et administrative, c'est mon ambition".

Régionales 2021 Bourgogne Franche-Comté

Régionales Bourgogne-Franche-Comté : qui sont les 100 élus de la région ?

Voici, par département la liste des nouveaux conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté. La liste de la présidente sortante, largement en tête, obtient 57 sièges. La liste de Gilles Platret (LR) récolte 18 sièges tout comme celle du RN Julien Odoul. La liste de Denis Thuriot (LREM) en récolte sept.

La sortante socialiste Marie-Guite Dufay largement réélue (42,2%)

La présidente sortante de  Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, a été largement réélue, dimanche, avec 42,2% (289.925 voix), devant le  LR Gilles Platret  (24,23 % – 166.448 voix)  et le RN Julien Odoul (23,78% – 163.334 voix), selon les résultats complets, tandis que la liste LREM de Denis Thuriot, dont le maintien avait suscité des critiques, ne franchit pas la barre des 10% (9,79% – 67.220 voix)

Abstention aux Régionales : “la démocratie française plus que jamais en péril”, selon l’Institut Jean Jaurès

L’abstention record du premier tour des régionales (66,72 %) met « la démocratie française plus que jamais en péril », selon une étude publiée ce vendredi 25 juin 2021 par l’Institut Jean Jaurès, qui propose des pistes pour y faire face, comme le vote par correspondance ou une réforme du calendrier électoral.

36 % des Français disent vouloir aller voter dimanche, les électeurs pour la prise en compte du vote blanc

Après le taux d’abstention record (66,7 %) comptabilisé lors du premier tour des élections régionales, la tendance devrait se poursuivre, dimanche 27 juin, lors du second tour. Selon un sondage Ifop pour Le Journal du dimanche rendu public ce jeudi 24 juin, seulement 36 % des Français disent avoir l’intention de se rendre dans l’isoloir.

Politique

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Fleurissement de Besançon : un retour "aux fleu-fleurs" dénoncé par Alternatiba

La Ville de Besançon a récemment voté lors du dernier conseil municipal du 23 avril 2026, une augmentation de l’enveloppe budgétaire consacrée au fleurissement de la ville. Soit un budget multiplié par 4 passant d’environ 50.000€ à 200.000€. Un choix qualifié de "désespérante marche arrière" par Alternatiba Besançon.

Le RN suspend le député haut-saônois Villedieu poursuivi pour “conduite en état d’ivresse”

Le groupe RN à l'Assemblée nationale a suspendu le député de Haute-Saône Antoine Villedieu, impliqué vendredi 24 avril 2026 dans un accident de la route et qui fait l'objet d'une enquête notamment pour "conduite sous l'empire d'un état d'ivresse manifeste", ont indiqué des sources du parti.

Refus d’autorisation en gastro-entérologie à Belfort : Cédric Perrin invite l’ARS à revoir sa copie

Pour le sénateur du Territoire de Belfort, cette décision risque "d’entraîner des conséquences graves pour les patients du territoire" et en particulier pour les personnes atteintes de "maladies inflammatoires chroniques de l’intestin", souligne ce mois d’avril 2026 Cédric Perrin.

Élu RN à Grand Besançon Métropole : la France insoumise demande son départ

Lors du conseil d’installation des conseillers au Grand Besançon Métropole le 20 avril 2026, la désignation des vice-présidents a suscité une vive polémique notamment chez les opposants de gauche comme les élu(e)s de la France insoumise qui exigent son départ.

Un conseil municipal de Besançon plus serein, une évolution bienvenue

ÉDITO • Après le tumulte du conseil municipal d’installation du nouveau maire et de son équipe, le 23 mars dernier, marqué par l’impossibilité pour l'ensemble des groupes d’opposition de s’exprimer et leur départ de la séance, ce qui apparaît comme le véritable premier conseil municipal s’est tenu jeudi 23 avril 2026 dans un climat nettement plus serein. Une évolution salutaire, notamment pour l’image de la politique bisontine, mais aussi dans son ensemble.

Incendies à répétition, crainte des habitants… Le PCF alerte sur les conditions de vie rue Albrecht-Dürer à Planoise

Dans une lettre ouverte adressée à Loge GBM le 22 avril 2026, la section de Besançon du Parti communiste français (PCF) dénonce la situation des habitants de la rue Albrecht-Dürer, dans le quartier de Planoise. Le courrier évoque une réalité devenue ”intolérable pour les habitantes et habitants” de ce secteur.

Grand Besançon Métropole : une élection inédite du RN au bureau exécutif fait polémique

Réuni lundi 20 avril 2026, le conseil communautaire de Grand Besançon Métropole a élu un vice-président issu du Rassemblement national, une première dans l’histoire de l’institution. Le candidat a obtenu 58 voix, contre 39 pour son opposant et 22 abstentions ou votes blancs. Cette élection a suscité de nombreuses réactions dans l'assemblée de la part de représentant(e)s de la gauche.

Stationnement gratuit, marché de Noël, police municipale… Ludovic Fagaut lance ses premières mesures

À deux jours du conseil municipal prévu jeudi 23 avril 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, entouré de plusieurs adjoints, a présenté de grandes orientations budgétaires et les projets qui seront soumis au vote. Ce budget, qualifié de “budget de transition”, s’inscrit dans un calendrier contraint et dans une volonté affichée de réorientation politique.

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