Retraites : les syndicats bien décidés à "ne rien lâcher"

Publié le 25/01/2023 - 17:14
Mis à jour le 28/01/2023 - 19:15

Ce mercredi 25 janvier, l’intersyndicale bisontine a tenu une conférence de presse à la maison des syndicats de Besançon afin de réaffirmer sa détermination et sa mobilisation contre la réforme des retraites et les actions mises en place avant le grand rassemblement prévu le 31 janvier prochain.

Dès le début de la conférence, José Avilès secrétaire de l’Union départementale CGT du Doubs a donné le ton, "25% des ouvriers de ce pays décèdent avant 64 ans " de fait, "ce sont les salariés qui vont cotiser à une retraite dont ils ne vont pas profiter". 

La CGT déplore également une absence "de justice et de progrès sociale". Pour José Avilès, "ce sont encore les salariés de ce pays qui vont devoir faire l’effort pour combler ces 6,8 millards d’euros qui manqueraient pour les retraites" alors qu’en 2022 on comptait "65,8 millards d’exonération de cotisations patronales". 

"Il n’y a aucun problème de financement sur le montant des retraites"

Sur ce point, il est rejoint par Julien Juif du syndicat Solidaires, qui souligne " le véritable problème de société est en fait de savoir comment on répartit les richesses. Si on prenait une cotisation patronale que l’on augmentait de 0,8% ça ferait 12 millards de plus chaque année et il n’y aurait plus de problème des retraites". Le syndicaliste dénonce l’acharnement du gouvernement sur les classes moyennes, "une période de cotisation de 43 ans, c’est impossible pour les femmes, les précaires, les prolétaires, les étudiants et tout ceux qui ont des métiers pénibles".

De son côté, FO rappelle que "selon le rapport du COR de septembre 2022, en 2021, le système de retraite est excédentaire de près de 900 millions d’euros". Ce rapport montre, notamment, que le système de retraite français ne devrait pas présenter de déséquilibre financier majeur au cours des années à venir.

Les femmes, les grandes perdantes de la réforme

La secrétaire générale de l’union départementale FO, Rachel Massousse, met en avant que se sont les femmes qui vont être les plus pénalisées par cette réforme en raison notamment des "temps partiels qui leur sont imposés". La secrétaire générale souligne également que "leur pension moyenne est inférieure de 40% à celle des hommes ce qui fait qu’"elles n’auront pas forcément toute leur cotisation et auront en plus une retraite inférieure". 

Une position partagée par Romain Champion de la FSU, "la carrière complète elle n’est pas possible pour nous à 64 ans". Si l’on prend le cas d’un enseignant qui commence sa carrière à 23 ans, c'est-à-dire à la sortie de ses études et que l'on y ajoute les 43 ans de cotisation, il aura alors 66 ans. Un instituteur qui souhaiterait partir en retraite à 64 ans devrait donc "rogner sur sa pension" et perdre environ "400€ par mois".

Denis Cerveau de la CFDT, a lui souhaité revenir sur l’emploi des séniors qui peinent à être embauché au delà de 50 ans alors qu’il "vaudrait mieux valoriser l’emploi des seniors plutôt que d’allonger l’âge de départ à la retraite".

Une mobilisation "aussi forte" que celle du 19 janvier

Les syndicats ont appelé à une mobilisation "aussi forte" que celle du 19 janvier dernier (12.000 manifestants dans les rues de Besançon) pour "que cela pèse dans les débats". Ils souhaiteraient également que le gouvernement prête attention au taux de grévistes qui reflètent aussi "l’importance de la mobilisation".

Des actions diverses

En plus de la manifestation prévue le 31 janvier prochain à Besançon, Pontarlier, Montbéliard et Vesoul, les organisations syndicales prévoient plusieurs actions. Après un premier rassemblement le 24 janvier devant la permanence parlementaire de Laurent Croizier, un nouveau rassemblement aura lieu devant celle d’Éric Alauzet. 

Une distribution de tract est également prévue le lundi 30 janvier au rond point de Saint Claude, aux feux de signalisation de Beurre ou encore à la gare. Ils seront aussi présent à l’entrée des grandes entreprises bisontines.  

Une pétition est en ligne et a déjà récolté plus de 753.000 signatures.

Enfin, Romain Champion a indiqué que des actions de blocages pourraient être envisagées dans les écoles si le gouvernement maintient son positionnement. 

Infos +

  • Parcours de la manifestation du 31 janvier : départ du parking Battant, avenue Edgar Faure, avenue du Maréchal Foch, avenue de l’Helvétie, pont de Bregille, à droite sur l’avenue de Gaulard, rue de la République, rue des Granges, arrivée sur la place de la Révolution.

Retraites 2023

Retraites : 3.000 manifestants (CGT) pour la 14e journée de mobilisation à Besançon

Sursaut de mobilisation ou épilogue de la contestation ? Les syndicats ont appelé ce mardi 6 juin 2023 à une quatorzième journée d'action contre la réforme des retraites, deux jours avant l'examen au Parlement d'une proposition de loi visant à abroger la réforme. À Besançon, le coup d’envoi de la mobilisation a été donné sur le parking Battant dès 14h pour une déambulation dans les rues de Besançon.

Retraites : pourquoi l’intersyndicale prévoit une journée de grève le 6 juin ?

Depuis le 1er mai dernier, les manifestations et journées de grève contre la réforme des retraites sont inexistantes laissant la place à d’autres mobilisations, notamment à Besançon. Alors pourquoi l’intersyndicale a-t-elle choisi le 6 juin pour sa 14e journée de mobilisation contre la réforme des retraites ?

1er mai : le programme des manifestations en Bourgogne Franche-Comté

Sur fond de grogne sociale dû à la réforme des retraites et l’inflation actuelle, la mobilisation de ce lundi 1er mai 2023 devrait atteindre des records. L’intersyndicale a appelé "l’ensemble des travailleuses et travailleurs, des jeunes et retraités à faire du 1er mai 2023 une journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale". Voici le programme en Bourgogne Franche-Comté.

Politique

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.84C°
pluie modérée
le 25/10 à 16h00
Vent
5.29 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
88 %

Sondage