Réutiliser davantage les eaux usées, pour économiser l'eau potable...

Publié le 22/08/2022 - 13:30
Mis à jour le 25/08/2022 - 15:47

La sècheresse exceptionnelle de l'été 2022 a mis en évidence la vulnérabilité de l'approvisionnement en eau: la réutilisation des eaux souillées s'impose comme une option d'avenir et se développe en France, en retard par rapport à d'autres pays.

"Aujourd'hui en France, moins d'1 % de l'eau provient de la réutilisation des eaux usées, alors que c'est courant en Italie (8 %) et en Espagne (14 %). Il faut une prise de conscience collective de la nécessité de la réutilisation, pour préserver la ressource eau", plaide Frédéric Salin, responsable de Veolia eau dans le département de l'Aude.

La "réut", selon le jargon des experts de l'eau, est fréquente dans les pays où l'eau est rare, et qui n'ont pas d'autre choix, comme Israël, Singapour ou la Namibie.

Dans la station d'épuration de Narbonne, comme dans cinq autres en France, l'opérateur Veolia a mis en service en 2021 une "Réut Box", une infrastructure tenant dans un conteneur qui assure une étape supplémentaire de traitement de l'eau provenant des égouts.

Plutôt que de la rejeter dans les cours d'eau ou la mer, cette technologie, d'une capacité de traitement allant jusqu'à 75 m3/h, permet de rendre l'eau suffisamment propre pour être utilisée dans l'irrigation agricole, le nettoyage urbain, l'arrosage des espaces verts, des stades ou des golfs.

Industrialiser

"Il faut industrialiser la 'réut'. On va installer ce dispositif partout où c'est possible. D'ici fin 2023, on table sur la mise en fonctionnement de cent 'Réut box', une démarche pionnière qui permettra d'économiser 3 millions de m3 d'eau potable, l'équivalent de la consommation annuelle d'une ville de 180.000 habitants", calcule François Reboul Salze, responsable innovation chez Veolia.

Près de Narbonne, des vignes sont arrosées grâce à la réutilisation des eaux souillées d'une autre station d'épuration.

"C'est l'avenir, on a un besoin crucial d'économiser l'eau potable et d'aider les viticulteurs. Maintenant on réfléchit à un réseau de distribution pour l'irrigation agricole, mais ça coûte cher", regrette Michel Jammes, vice-président de l'intercommunalité du Grand Narbonne, en charge de l'eau.

Les 7 km de canalisation irriguant 80 hectares de vignes ont coûté environ 750.000 euros. Ce système, souligne-t-il, permet aux viticulteurs de s'affranchir des restrictions de pompage et d'arrosage.

Pour plaider la cause de la réutilisation des eaux usées, François Reboul Salze met en avant que "beaucoup de tomates venues d'Espagne que nous consommons ont été irriguées grâce à la 'réut' (eaux réutilisées, dans le jargon du traitement de l'eau)".

Si la France a tardé à actionner cette technologie, estime Sophie Besnault, experte en traitement de l'eau de l'INRAE (l'institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), c'est qu'on "n'en avait pas forcément besoin, quand on n'a pas de manque d'eau... Et du fait des contraintes règlementaires, le cahier des charge est complexe, c'est coûteux".

Urgence eau

"C'est une solution d'avenir pour économiser de l'eau potable, mais elle ne résoudra pas tous nos problèmes, fait remarquer Sophie Besnault. Il faut être assez prudent, c'est une eau qui n'est plus reversée dans la nature, il faut étudier l'éventuel impact sur le cours d'eau".

L'intensité et la fréquence des épisodes de sécheresse risquent encore d'augmenter sur le pourtour méditerranéen, prévoit le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (Giec).

Pour Tatiana Vallaeys, experte à l'Agence de bassin Rhône-Méditerranée, "la question de l'eau est plus urgente que celle de l'énergie".

"Il faut anticiper la baisse de débit des fleuves, on prévoit une baisse de 50 % à 80 % du débit du Rhône d'ici 2100, souligne-t-elle. (...) Comment va-t-on refroidir les centrales nucléaires ? Le signal d'alerte a été tiré".

"On est déjà confrontés à des conflits d'usage de l'eau, quand on voit du transport d'eau par camion, on a un problème, et on n'est qu'au début des problèmes", assure la scientifique.

Ces dernières années, la consommation d'eaux souillées a été popularisée par Thomas Pesquet et les astronautes de la station spatiale internationale, "où 100 % des eaux usées sont recyclées", note la professeure de l'université de Montpellier.

(AFP)

Nature

Vital’Ete est maintenu “pour le moment” aux dates prévues à Besançon

Suite à la deuxième vague de chaleur annoncée pour la fin de la semaine et face à la mobilisation des agents à la piscine Mallarmé, Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, s’interrogeait le 30 juin sur la tenue de Vital'été aux dates prévues. Contactée ce 2 juillet, la Ville précise qu’aucun changement n’est prévu pour le moment.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Franche-Comté : un week-end encore très chaud, avec un risque orageux

Selon les prévisions de Météo-France, la Franche-Comté devrait connaître un week-end des samedi 27 et dimanche 28 juin 2026 anormalement chaud. Après plusieurs jours de températures exceptionnellement élevées à l’échelle nationale, les quatre départements francs-comtois resteront sous l’influence d’une masse d’air très chaude et en vigilance rouge "canicule". Les maximales devraient fréquemment dépasser les 30 °C, voire approcher ou dépasser localement les 35 °C dans les secteurs de plaine. Une évolution orageuse demeure toutefois possible samedi. 

Canicule : la LPO Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les conséquences pour la faune sauvage

Alors que la France a connu, le 25 juin, sa journée la plus chaude jamais enregistrée avec une température moyenne de 30 °C sur 24 heures, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les conséquences de cet épisode caniculaire pour la faune sauvage. En pleine période de reproduction, de nombreux jeunes animaux sont victimes de la chaleur.

Une jeune femelle lynx remise en liberté dans le massif des Vosges

Une jeune femelle lynx a été remise en liberté dans les Vosges du Nord après plusieurs mois de prise en charge et de réhabilitation, a-t-on vendredi 26 juin 2026 de la préfecture de Bourgogne-Franche-Comté. L'animal, qui avait été recueilli à l'automne dernier alors qu'il était en détresse, a retrouvé son milieu naturel à proximité de son lieu de découverte.

Une partie du département du Doubs passe en Alerte renforcée sécheresse

Le département du Doubs avait été placé en "Alerte sécheresse" le 18 juin dernier. Depuis, la situation s’est aggravée avec le passage du département en alerte rouge canicule. Face à ce constat et afin de préserver la ressource en eau, le préfet du Doubs, Rémi Bastile, a décidé de placer une partie du département en "Alerte renforcée sécheresse".

À Besançon, la canicule pèse sur l’activité des commerces du centre-ville

À compter de 12h ce jeudi 25 juin 2026, la Franche-Comté passera en vigilance rouge, c’est-à-dire en vigilance "extrême canicule" selon Météo France. Alors que la saison estivale sonne généralement le début des bonnes affaires notamment avec l’arrivée des soldes mais aussi avec un climat d’été souvent propices aux déjeuners ou verre en terrasse, les fortes températures actuelles ont pour effet d’inverser cette tendance. Rencontres avec quelques commerçants du centre-ville bisontin qui témoignent du fait que la canicule n’est définitivement pas bonne pour les affaires.

Canicule : les 8 départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge à partir de jeudi

Météo-France a placé l’ensemble des huit départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge canicule à compter de la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026. Cette décision intervient dans le cadre d’un épisode de chaleur exceptionnel qui touche une grande partie du territoire national et qui devrait atteindre son paroxysme jeudi. Selon Météo-France, la vigilance rouge correspond à une situation météorologique ”d’intensité exceptionnelle” susceptible d’avoir des impacts sanitaires majeurs sur l’ensemble de la population.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.86
nuageux
le 03/07 à 05h00
Vent
1.13 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
100 %

Sondage