Santé: ces logiciels qui bousculent la pratique de la médecine

Publié le 07/05/2010 - 15:28
Mis à jour le 07/05/2010 - 15:28

Covalia, une jeune entreprise de Besançon primée jeudi à Paris pour son caractère innovant, est pionnière dans le développement de la télémédecine en Franche-Comté.

La télémédecine, discipline en plein essor, a trouvé en Franche-Comté une terre de prédilection. Le jeune patron de Covalia, Eric Garcia, qui vient de décrocher un prix national des technologies numériques (catégorie innovation) fait partie, avec le professeur Moulin du CHU de Besançon, des quelques personnes qui poussent au développement du travail à distance dans le domaine de la santé.
 
Covalia et ses 15 salariés, créée en 2007 par transfert de technologies de l'Université de Franche-Comté, a mis au point plusieurs logiciels qui font sauter les distances et améliorent le sort des patients. C'est le cas avec Covotem, en matière de neurologie, qui permet à un urgentiste en présence d'une victime d'un AVC (accident vasculaire cérébral) d'échanger en direct avec un neurologue expert du CHU de Besançon à partir de l'un des dix boxes dont sont équipés les services d’urgence de Franche-Comté.
 
Grâce au logiciel de Covalia, le dialogue s'instaure entre les deux médecins par écrans interposés avec à disposition tous les résultats de radios, scanner ou IRM effectués au préalable sur le patient. A noter que les images ont le même rendu sur une console de radiologue.
 
« Pour prendre une décision, le médecin expert consulté a besoin de voir le patient et son imagerie. C'est seulement dans ces conditions qu’il pourra, en cas d'AVC, prendre la décision très rapidement d'une trombolyse par exemple. Une erreur de diagnostic à ce stade peut être fatale. Ce système a déjà sauvé des vies », explique Eric Garcia en précisant que ce dispositif unique au monde va bien au-delà de la visio-conférence traditionnelle pratiquée depuis une quinzaine d'années. Sur les 4500 AVC dénombrés par an Franche-Comté, 3000 donnent lieu à une expertise par Covotem.
 
Trois avantages essentiels sont procurés par cette technologie imaginée à partir d'un besoin métier: on efface les distances, on travaille avec toutes les données sous les yeux et on conserve l'expertise. Le logiciel Covotem a déjà trouvé preneurs en Franche-Comté et dans plusieurs autres régions. Eric Garcia, fort de cette première réussite en neurologie va s’attaquer à d’autres secteurs de la médecine. Mais le succès ne sera au rendez-vous que si les médecins concernés s’organisent comme l’ont fait les neurologues.
 
En cancérologie, il a déjà mis en place un logiciel permettant la réunion de concertation pluridisciplinaire rendue obligatoire dans le cadre du plan cancer. « L’idéal est de mettre au point un outil par spécialité », précise-t-il en escomptant sur la nouvelle loi qui a acté la reconnaissance de la télémédecine.
 
Pour la dermatologie, le jeune chef d’entreprise également mis au point un outil. Il s’agit d’une mallette de télédermatologie qui permet le suivi des plaies chroniques. Quatre malades de la région Baume-les-Dames bénéficient de cet outil à la disposition d’une infirmière qui, après avoir fait des photos, peut échanger avec le centre des plaies du CHU de Besançon. Le déplacement systématique des patients n’est plus nécessaire.
 
L’ancien universitaire, ex maître de conférences en informatique, vit désormais dans un autre monde. «J'aurai du mal à retourner à mon ancienne vie. Quand on est universitaire ou chercheur, on ne finit pas les choses. Aujourd'hui, je vais jusqu'au bout d'un projet et c'est gratifiant surtout dans le domaine de la santé».

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