Soldes d'hiver 2019 à Besançon : une baisse du chiffre d'affaires de 10% par rapport à 2018

Publié le 20/02/2019 - 10:35
Mis à jour le 22/02/2019 - 12:07

Les soldes d’hiver se sont achevés mardi 19 février 2019. Les commerçants de Besançon attendaient avec impatience l’arrivée de ces soldes pour retrouver une trésorerie saine après une période de Noël catastrophique… mais les clients n’étaient pas forcément au rendez-vous. Thierry Morton, adjoint au maire délégué au commerce, dresse un bilan plutôt négatif, mais tente de rester positif.

©Alexane Alfaro ©
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Si les manifestations des Gilets jaunes chaque samedi n'ont rien arrangé, les offres intempestives des chaînes de magasins n'ont pas non plus aidé à faire de cette période de soldes une occasion de renflouer les caisses des magasins les plus indépendants.

Selon Thierry Morton, une baisse de 10% est enregistrée par rapport aux soldes d'hiver de 2018. "C'est beaucoup et à la fois peu compte tenu du contexte, mais ça reste une tendance négative", commente-t-il.

Les manifestations de Gilets jaunes en cause ?

Les Gilets jaunes ont manifesté au centre-ville de Besançon chaque samedi des soldes. Ces manifestation ont-elles réellement eu un impact négatif sur la consommation ? "Je vais être clair : nous n'avons pas d'éléments objectifs dans ce sens, on n'a pas une comptabilité de flux", affirme l'adjoint au maire. "Le seul aspect que l'on a, ce sont les commerçants qui nous disent effectivement qu'il y a un impact des manifestations de Gilets jaunes les samedis. Ils le mesurent par une baisse de fréquentation qui est nette. On ne va pas faire comme si ça n'impactait pas le centre-ville : ça impacte le centre-ville."

"Le mois de janvier ne vient pas du tout compenser le manque à gagner de Noël et ça va poser certaines difficultés pour des commerçants" confirme l'adjoint au maire. "Je ne sais pas si on mesure l'impact que les Gilets jaunes ont le samedi, mais c'est une évidence. Et il faut savoir qu'une baisse de consommation le samedi se rattrape rarement la semaine."

Et à Chateaufarine ?

Le constat est le même qu'au centre-ville, les Gilets jaunes en moins (excepté samedi 16 février). "Chaque enseigne crée ses propres évènements promotionnels en dehors des périodes de soldes. Le rendez-vous n'est donc plus autant attendu par les consommateurs", explique Thierry Morton. Et d'ajouter : "Je dirais également qu'il y a eu moins de monde parce qu'il y a une espèce d'inquiétude, qui peut se comprendre, et à chaque fois qu'il y a un climat comme ça, ce n'est pas du tout propice à la démarche d'achat, on le sait. On fait des achats quand on est en forme, quand on est heureux."

Que faire ?

Pour tenter de sauvegarder les commerces du centre-ville, la Ville de Besançon et ses partenaires (Union des commerçants et Office du commerce) organisent des rendez-vous tels que les Samedis piétons, proposent des promotions de parking, communiquent davantage… Il va sans doute falloir en remettre une bonne couche ces prochains mois pour aider le commerce notamment au centre-ville. C'est ce que Thierry Morton a l'intention de faire. "Nous devons continuer ce que nous avions fait pendant Noël : proposer des offres de parking à -50%, installer plus de signalétique, communiquer, etc."

L'"ambassadeur du centre-ville", Pierre Bouvier, en poste depuis septembre 2018, est également à l'écoute des commerçants et a un rôle d'animateur de l'ensemble des acteurs autour du commerce pour fédérer des projets, des actions…

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